Les petites nouvelles sont désormais bien intégrées à l’univers déjanté de The Boys. Firecracker et Sister Sage sont devenues des composantes essentielles de la série. L’intelligence exceptionnelle de la seconde et le pouvoir médiatique et d’influence de la seconde, avec ces personnages tout à fait inédits, Erik Kripke a rebattu les cartes dans son adaptation des comics de Garth Ennis. À quelques semaines du grand final, elles doivent trouver leur place dans le plan de Homelander et passer en “mode survie” alors que le superhéros est plus incontrôlable que jamais. On a rencontré Susan Heyward et Valorie Curry pour parler de la saison 5 de The Boys.
Journal du geek : Vous étiez les petites nouvelles dans la saison 4, vous avez dû trouver une place au sein d’une distribution bien installée. C’est plus facile de débuter le tournage de cette saison 5 en connaissant tout le monde, les codes et les règles ?
Susan Heyward : Des règles ? La règle, c’est qu’il n’y a pas de règles. Dans la saison 4, j’avais l’impression de prendre le train en marche. Avec la saison 5, c’est comme être sur le toit du train lancé à toute vitesse et s’accrocher comme on peut, comme sur un ver de sable dans Dune. C’était fantastique.
Valorie Curry: C’est un plateau et une culture vraiment uniques, on a dû s’adapter en saison 4. J’ai adoré que les gens fassent des choix forts, des choix audacieux en s’impliquant à 110% dès la première prise. C’était une surprise. Arriver à la dernière saison, ça voulait aussi dire : jusqu’où peut-on aller ?
JDG : Justement, elle veut aller où Firecracker dans cette saison. Qu’est-ce qui l’attend ?
Valorie Curry : Firecracker n’était pas au mieux de sa forme à la fin de la saison quatre. Donc, je pense que c’est une vraie interrogation. Elle se sentait en sécurité, je crois au début. Elle avait trouvé un moyen de se sentir en sécurité, même si elle est très clairement l’outsider dans ce monde. Et à la fin de la saison quatre, elle a finalement pris conscience du danger réel de l’endroit où elle se trouve, de sa précarité, et du peu de gens qui sortent vivants de Vaught. Donc, je pense qu’il va être intéressant de voir comment elle trouve un moyen de pivoter pour survivre — parce que c’est ce qu’elle fait toujours. Elle est un peu comme un cafard. On verra comment s’en sort le cafard (rires).
JDG : Vous jouez la personne la plus intelligente du monde. Avez-vous été surprise de certaines décisions que prend Sister Sage ?
Susan Heyward :Oh, c’est une excellente question. Oui et non, je suppose. Mon travail, c’est justement de ne pas être surprise. Vous voyez ? Mon travail, c’est de lire le scénario pour la première fois et de me dire : oh, les scénaristes ont fait du bon boulot. Ça va être amusant. Puis de faire mes recherches et de décider pourquoi elle agit ainsi. Je construis la psychologie du personnage qui va tourner à gauche plutôt qu’à droite. Ce rôle m’a offert beaucoup de surprises au départ, et ensuite je les prends en main et je me dis : ah, je peux construire une psychologie qui explique que, bien sûr, c’est ce qu’elle ferait. Ça a été une belle expérience.
JDG : En parlant d’intelligence, quelle est la décision la plus intelligente que prend votre personnage cette saison ?
Susan Heyward : Survivre… Tout le monde est en mode survie.
Valorie Curry : Combien de décisions intelligentes Firecracker a-t-elle déjà prises ?
Susan Heyward : Mais c’est ça le truc. Vu leur position, elles poursuivent le pouvoir aux côtés de gens qui sont aussi intelligents, ambitieux et rapides qu’elles. Donc, je suppose que la chose la plus intelligente à faire, c’est d’essayer de garder une longueur d’avance sur le groupe, de rivaliser et de survivre.
Valorie Curry :Je pense qu’une fois que tout le monde est bien ancré dans le monde de Vaught — qui est tellement dangereux et précaire — combien de choix a-t-on vraiment ? Je pense qu’en tant que nouveaux personnages en saison quatre, elles avaient peut-être l’impression d’avoir plus de choix. Et puis ce tunnel s’est en réalité rétréci au fil de la saison quatre.
JDG : En tant qu’actrices, comment vous réagissez quand découvrez ce que font vos personnages. Est-ce qu’il vous arrive de vous dire que c’est trop ?
Valorie Curry : Est-ce qu’elle en fait trop ? Je ne pense pas que Firecracker n’en fasse jamais trop. Pour Firecracker, elle est simplement fidèle à elle-même. Elle est qui elle est. Je pense qu’elle est une clown. Elle porte un masque. Elle a une personnalité totalement différente pour le public, pour les masses, et son rapport aux autres. C’est un caméléon, elle peut passer d’une personnalité à l’autre. Donc, il n’y a jamais de trop, parce que la vérité c’est qu’elle est capable de tout. Elle peut partir au quart de tour. Et ça m’a vraiment poussée, en tant qu’actrice, à trouver cette liberté en moi. Cette sorte de légèreté dans le jeu.
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