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Aide carburant « grands rouleurs » : qui peut en bénéficier et jusqu’à combien ?

Face à la flambée des prix à la pompe provoquée par le conflit au Moyen-Orient, le gouvernement a annoncé le 21 avril 2026 un dispositif d’aide forfaitaire de 50 € pour les travailleurs modestes qui dépendent de leur voiture. Près de 3 millions de Français sont concernés.

Le litre de gazole a pris plus de 50 centimes depuis fin février 2026. Le SP95-E10 a suivi, avec une hausse d’environ 25 centimes, et la situation ne semble pas prête de se calmer. En cause : les tensions au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz, qui ont fait bondir les cours du brut et répercuté leur brutalité directement sur les pompes françaises. Pour les ménages les plus modestes, la note est déjà salée.

Mardi 21 avril, depuis le perron de Matignon, le Premier ministre Sébastien Lecornu a élargi l’aide aux particuliers sur le prix de l’essence, avec l’annonce d’un « dispositif d’accompagnement grands rouleurs ». De quoi soulager les ménages les plus modestes qui n’ont pas d’autre choix que d’utiliser leur voiture pour leurs trajets quotidiens.

Qui est éligible ?

Le dispositif cible les travailleurs modestes qui sont dépendants des véhicules, indique le Premier ministre. Plus concrètement, trois conditions s’appliquent de manière cumulative.
Il faut d’abord être actif, qu’on soit salarié, indépendant ou fonctionnaire. Les retraités et les demandeurs d’emploi ne sont pas concernés. Il faut ensuite avoir des revenus inférieurs à la médiane nationale des revenus imposables, soit environ 17 000 € par an pour une personne seule et 50 000 € pour un couple avec deux enfants. Et il faut enfin habiter à au moins 15 km de son lieu de travail, ce qui représente 30 km aller-retour par jour, ou parcourir au moins 8 000 km par an dans le cadre de son activité professionnelle pour les professions mobiles, comme les aides à domicile ou les infirmiers libéraux.

L’aide prend la forme d’un forfait unique de 50 €, présenté par le gouvernement comme l’équivalent de 20 centimes par litre en moyenne sur trois mois. Attention, il ne s’agit pas d’une remise à la pompe, mais d’un virement unique sur le compte bancaire du bénéficiaire, qui sera versé en juin 2026. Le dispositif est rétroactif sur les mois d’avril, mai et juin. Ceux qui remplissent les conditions n’ont donc pas à se précipiter : ils seront compensés sur l’ensemble de la période quoi qu’il arrive.

Comment faire la demande ?

Le portail de demande sera accessible sur impots.gouv.fr, dans l’espace particulier, via une application dédiée opérationnelle d’ici la fin du mois de mai. Pour compléter votre demande, il sera nécessaire de fournir votre numéro fiscal (les données de revenus seront croisées automatiquement avec celles de l’administration fiscale), la plaque d’immatriculation du véhicule, et le kilométrage professionnel déclaré sur l’honneur.

Le dispositif est cumulable avec la prime carburant versée par l’employeur, le bonus covoiturage de 100 €, la prime au rétrofit ou encore le chèque énergie. En revanche, les salariés dont le carburant est intégralement pris en charge par leur employeur, notamment via un véhicule de fonction, ou dont tous les trajets professionnels sont remboursés, sont exclus. L’aide vise ceux qui avancent les frais.

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