Lorsque l’on se rend aux Etats-Unis, et notamment en Californie, le contraste est saisissant. Les véhicules autonomes sont légion, avec de nombreux taxis sans conducteur qui vous transportent d’un point A à un point B sans qu’il n’y ait besoin qu’un être humain ne soit derrière le volant. Mais quid de l’Europe ?
Il y a quelques jours, soit le 10 avril dernier, le régulateur néerlandais RDW approuvait le Full Self-Driving (FSD) de Tesla, autrement dit le système de conduite autonome sans intervention humaine. Une première en Europe qui a créé une véritable onde de choc règlementaire sur tout le continent.
Pour approuver la conduite autonome, la RDW s’est appuyée sur la réglementation UN R-171 des Nations Unies pour L’Europe adoptée en 2025. Elle définit les exigences de sécurité pour les systèmes de conduite automatisée et permet d’homologuer des véhicules équipés de cette technologie. C’est la première fois qu’un tel texte est voté en Europe, ouvrant la voie aux premiers véhicules autonomes sur le continent.
Mais face aux Pays-Bas qui ont approuvé le FSD, et donc, la conduite autonome, d’autres nations européennes font office d’irréductibles. C’est le cas notamment de l’Italie et de la Suède, pour qui la situation est plus complexe. La première refuse catégoriquement d’accorder une autorisation nationale isolée comme l’ont fait les Pays-Bas. Soit la Commission européenne autorise définitivement le FSD pour les 27 États membres, soit il n’y aura pas de véhicule autonome sur les routes italiennes.
En Suède, le problème est d’autant plus complexe. L’Agence des transports suédoise soulève un point assez sensible. Selon elle, la nouvelle législation européenne ne concernerait que les véhicules qui ne sont pas encore en circulation et ne serait donc pas rétroactive. Activer la fonction de FSD sur d’anciens véhicules, comme souhaite le faire Tesla, ne serait donc pas compatible avec la loi UN R-171.
Un cadre européen encore flou
En l’état, à moins que les pays européens ne valident chacun de leur côté le FSD, comme l’ont fait les Pays-Bas, nous ne sommes pas encore prêts à voir des véhicules rouler sans qu’il n’y ait un chauffeur. Une solution pourrait toutefois être trouvée dans le courant du mois de mai.
Aucune décision n’a encore été prise au niveau européen, comme prévu au mois de mai, date à laquelle la Commission et les États membres procéderont à une analyse conjointe de la solution proposée. – Représentant du ministère italien des Transports
Espérons toutefois que les 27 pays membres de l’Union s’entendent sur un accord. Les derniers tests aperçus sur les réseaux sociaux sont franchement impressionnants, et il nous tarde de voir les premiers véhicules autonomes débarquer sur les routes françaises.
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