Le procédé est bien connu et il s’étend surtout à toutes les couches du divertissement voire même à toutes les strates de la vie en général. Un concept marche, plaît au public, fait l’unanimité et devient une référence en la matière au point d’être soit sauvagement copié – et ce, la plupart du temps sans vergogne – soit d’être partiellement repris par la suite par la concurrence. Ainsi va le monde, ainsi va la vie et le jeu vidéo l’a assez prouvé ces dernières années : il n’échappe sûrement pas à cette vérité.

Aussi, avant de mettre les mains sur 007 First Light et en sachant que derrière les nouvelles aventures vidéoludiques de James Bond se cachait le studio IO Interactive, on ne pouvait s’empêcher que ces derniers appliqueraient à la lettre le gameplay d’Hitman, leur jeu référence, autant par simplicité que par souci d’efficacité. Mais nos quelques heures passées sur le jeu ont surtout montré que si la méthode de l’agent 47 est reconnaissable, notamment dans l’approche des missions et la réalisation de certains objectifs indispensables à son évolution, cela s’arrêtait à peu près là.

Bond n’est pas un assassin mais un homme de terrain, comme les équipes présentes sur place n’ont cessé de nous le rappeler. Il n’hésite pas à faire parler ses poings, ses pieds et tout objet à sa disposition, qu’il soit létal ou non. Surtout il est casse-cou, ce qui est d’autant plus vrai que c’est la version la plus jeune – 26 ans – de l’agent 007 que le monde s’apprête à découvrir dans First Light. Il fallait donc un gameplay à la hauteur de ce mélange d’infiltration et d’action pour que l’ensemble fonctionne.
Avoir joué à Uncharted et The Last Of Us sera utile pour avoir les “compétences nécessaires”
Alors au vu des premières images de gameplay, un autre nom est ressorti du chapeau : celui d’Uncharted. La façon de se déplacer, l’aspect cinématographique du jeu et la façon de le mettre en scène, les similitudes sont nombreuses, sans oublier d’autres éléments encore plus probants que notre prise en main du jeu a confirmé, comme le système de couverture notamment. Mais, à se déplacer parfois accroupi pour éviter la surveillance des gardes, on a ressenti des émotions déjà vécues sur un titre comme The Last of Us. Et les sensations de tir lors des séquences de gunfight n’y sont pas étrangères non plus.

Des similitudes loin de gêner l’équipe de développeurs. Au contraire. “Premièrement, franchement, je pense qu’il existe des comparaisons bien pires, estime Rasmus Poulsen, le directeur artistique du jeu. Deuxièmement, quand on mentionne Uncharted, qui s’inspire bien sûr d’Indiana Jones, lui-même inspiré par le désir de George Lucas de réaliser un film James Bond, c’est une excellente réponse. Donc, ces comparaisons ne sont pas si mauvaises.” Son collègue en charge des combats dans le jeu, Tom Marcham, va plus loin. “Si vous avez joué à Uncharted et que vous êtes fan de The Last of Us ou de jeux du même genre, nous sommes ravis de savoir que vous allez rejoindre notre aventure avec les compétences nécessaires. Nous n’aurons donc pas besoin de vous former longuement. Vous pourrez vous lancer directement.
Un système de combat similaire à la saga Batman Arkham
Nous n’avons pas peur que quelqu’un arrive et commence à jouer à notre jeu comme dans Uncharted. Nous sommes même ravis qu’ils le fassent. Mais nous nous attendons à ce qu’ils se retrouvent soudainement, surtout vers la fin du jeu, dans l’obligation d’utiliser des outils bien plus créatifs pour résoudre la situation. Ils finiront par être à court de ressources. Une fois le système de combat maîtrisé, vous comprendrez mieux les aspects qui ne proviennent pas de ces jeux, mais qui sont directement inspirés de James Bond : le lancer d’armes, la gestion des munitions à court terme et la nécessité de trouver des solutions créatives, comme l’utilisation des gadgets en combat.”

Enfin, il ne nous a pas échappé que les combats au corps-á-corps étaient particulièrement dynamiques, avec beaucoup d’options (ruade, coup d’épaule, projection contre des éléments du décor) et une approche proche… d’un certain Chevalier Noir. “Nous avons un système de base immédiatement reconnaissable, poursuit Marcham. C’est la même chose pour le système de combat rapproché. Nous utilisons un système similaire à celui de la saga des Batman Arkham, pour les bases.” La similitude est réelle, avec des finish moves qui peuvent se déclencher après un certain nombre de coups portés et qui jouissent, comme le protecteur de Gotham, de cinématiques dédiées. Pour peu, on pourrait se prendre pour Bruce Wayne… mais ça, c’est pour plus tard. Et un autre jeu… (avec des briques mais chut, on ne vous a rien dit). En attendant, 007 First Light arrive dans les bacs le 27 mai prochain, sur consoles (Xbox Series et Playstation 5) et PC.
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