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BYD démarre l’année au ralenti, sauf en Europe

Le constructeur BYD entame 2026 avec des résultats en nette baisse sur le marché chinois. À l’international cependant, les résultats sont solides, et ils pourraient bien changer l’équilibre du groupe.

Le contraste est saisissant pour BYD en ce début d’année. Sur les trois premiers mois, le groupe affiche un bénéfice net de 4,08 milliards de yuans (environ 600 millions de dollars), en recul de 55 % sur un an. Son chiffre d’affaires suit la même tendance, avec une baisse proche de 12 %, à 150,2 milliards de yuans.

Début d’année compliqué en Chine

Des chiffres légèrement au-dessus des attentes du marché, mais ils confirment aussi un net coup de frein. La principale explication se trouve en Chine, où le marché des véhicules électriques montre des signes d’essoufflement. La concurrence entre constructeurs reste intense, et les consommateurs se montrent plus prudents dans leurs achats.

Les marges prennent un coup derrière la tête. Le bénéfice moyen par voiture tourne autour de 5.000 yuans sur le marché chinois, ce qui est un niveau relativement bas. Autre facteur à prendre en compte : la réglementation. Depuis janvier, les avantages fiscaux pour les véhicules électriques ont été réduits, ce qui a contribué à une baisse des ventes d’environ 24 % sur le trimestre en Chine. Résultat, les livraisons globales de BYD ont reculé d’environ 30 % sur un an, pour atteindre près d’un million de véhicules.

Sans surprise, ce début d’année correspond aux niveaux de profit les plus faibles depuis début 2023 pour le constructeur. Mais le tableau est très différent dès que l’on sort de Chine. BYD continue en effet de progresser à l’international, où la demande reste soutenue. Sur le trimestre, le groupe a vendu plus de 700.000 véhicules, avec une part croissante réalisée hors de son marché domestique.

Les exportations représentent désormais près de 46 % des livraisons, soit le double de l’an dernier. En mars, BYD avait dépassé les 120.000 véhicules exportés, pour le cinquième mois consécutif. L’Europe s’impose progressivement comme un marché stratégique, où les constructeurs chinois cherchent à faire leur trou. Et surtout, les ventes à l’étranger sont plus rentables. Le bénéfice par véhicule pourrait atteindre environ 20.000 yuans hors de Chine, grâce à des prix plus élevés.

Les perspectives restent bien orientées. Morgan Stanley table sur une forte progression des exportations de véhicules électriques chinois en 2026. De son côté, BYD vise jusqu’à 1,5 million de véhicules vendus hors de Chine, toujours cette année. Et pour améliorer encore ses marges, le groupe cherche aussi à monter en gamme. Il prépare notamment le lancement en Europe de la Denza Z, un modèle sportif électrique affiché à des tarifs nettement supérieurs à ceux pratiqués en Chine.

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Source : WSJ

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