Sur le papier, l’idée avait de quoi flatter les amateurs de luxe et de mobilité électrique : des vélos électriques Porsche avec des moteurs maison, des composants haut de gamme et un petit parfum de 911 sur deux roues. Dans la réalité, l’aventure aura été assez courte.
Le vélo électrique Porsche finit dans le garage
Porsche a annoncé la fermeture de Porsche eBike Performance GmbH, une filiale lancée en 2022 pour développer des moteurs et batteries destinés aux vélos électriques. Les usines situées à Ottobrunn, en Allemagne, et à Zagreb, en Croatie, vont fermer leurs portes, avec environ 350 à 360 suppressions de postes à la clé.
Le constructeur évoque des « conditions de marché fondamentalement modifiées ». Traduction : le marché du vélo électrique premium ne roule plus aussi vite qu’avant, surtout quand les modèles dépassent tranquillement 9.000 €. À ce prix-là, certains préfèrent encore acheter une petite voiture… ou plusieurs vélos. Porsche ne quitte pas complètement l’univers du vélo électrique pour autant. Les vélos siglés Porsche continueront d’exister, mais ils seront fabriqués par Rotwild, un partenaire allemand déjà chargé de la production.
L’expérience aura malgré tout donné naissance à plusieurs modèles assez spectaculaires, comme les eBike Sport ou eBike Cross. Le eBike Sport avait même atteint une cinquième génération, preuve que Porsche croyait encore récemment au potentiel du secteur. Mais visiblement pas assez pour continuer à investir lourdement dedans.
Le ménage ne s’arrête pas aux vélos. Porsche a également confirmé la fermeture définitive de Cellforce Group, sa filiale dédiée aux cellules de batteries. Le projet était déjà largement à l’arrêt depuis l’an dernier, mais cette fois, le constructeur tourne officiellement la clé dans le contact. Une cinquantaine d’emplois vont disparaître de ce côté-là. Même sort pour Cetitic, une société de logiciels utilisée par Porsche et Volkswagen, qui a déjà cessé ses activités avec environ 90 suppressions de postes.
Au total, ces mesures représentent environ 1 % des effectifs de Porsche. Et ce n’est pas la première vague : le constructeur avait déjà annoncé 1.900 suppressions de postes auparavant. Derrière ces décisions, on retrouve le nouveau patron du groupe, Michael Leiters, arrivé en début d’année. Son mot d’ordre est assez clair : recentrer Porsche sur son activité principale. En gros, vendre des voitures de sport plutôt que multiplier les projets périphériques.
Il faut dire que les ventes de voitures électriques progressent moins vite qu’espéré dans certains marchés, tandis que les droits de douane américains sur les importations automobiles commencent à peser lourd.
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