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Hantavirus : 5 ans après le covid, une nouvelle pénurie de masques inquiète

Depuis l’alerte sanitaire autour du navire MV Hondius, les Français se ruent sur les masques en pharmacie. Visiblement, le covid-19 n’a pas servi de leçon, et les stocks sont déjà écoulés.

Dès que les mots « alerte sanitaire » ont commencé à circuler dans les médias, une partie des Français a retrouvé ses automatismes de 2020, et s’est précipitée dans les pharmacies pour faire un stock de masques. Le problème, c’est que les pharmacies ne sont plus dans une logique de pandémie. Et que la chaîne d’approvisionnement des masques est redevenue très insuffisante en cas de demande massive.

En moins d’une semaine, la demande de masques FFP2 a été multipliée par cinq, révèle France Inter ce jeudi 14 mai. Celle des masques chirurgicaux a été multipliée par quatre. Conséquence directe : les trois grossistes qui contrôlent à eux seuls 95 % du marché ont envoyé des messages d’alerte à leurs clients pour leur signaler qu’ils n’étaient plus en mesure de livrer des masques, ou seulement en quantités très limitées. Des pénuries ponctuelles sont déjà à prévoir.

Une crise sanitaire qui n’apprend pas de ses erreurs

Face à la l’hantavirus des Andes, qui a déjà conduit à trois décès, les autorités sanitaires, l’OMS et l’Institut Pasteur sont unanimes : le risque global pour la population demeure faible. La transmission interhumaine documentée du virus Andes ne s’apparente pas à une diffusion respiratoire classique comme celle du Covid. Elle implique des contacts étroits et prolongés, ou l’échange de sécrétions.

À ce stade, aucune circulation du virus en population générale n’est observée en France. Porter un masque dans le métro ou au bureau n’est pas recommandé par les autorités, qui rappellent que la situation n’est pas comparable à la pandémie de Covid-19. Ce qui n’a pas empêché le grand public de se ruer sur les masques.

Cinq ans après la pandémie, que faut-il retenir ?

La pénurie de 2020 avait provoqué des discours politiques tendus sur la réindustrialisation, la souveraineté sanitaire, et la nécessité de constituer des stocks stratégiques en cas de nouvelle crise sanitaire. En 2026, force est de constater que rien n’a changé. Les stocks massifs constitués entre 2020 et 2022 ont été largement liquidés depuis, souvent à perte, et plus personne ne stocke de façon préventive.

Le marché, lui, promet de rapidement augmenter sa capacité d’approvisionnement, mais aussi ses prix. Cinq ans après la pire crise sanitaire de mémoire récente, la réponse semble être : pas vraiment.

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