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Disneyland Paris : comment un réseau d’escrocs gagnait 1 000 euros par jour en revendant des billets grâce à une faille

Huit personnes viennent d’être renvoyées devant la justice pour avoir monté un système d’escroquerie à la billetterie de Disneyland Paris. Le réseau exploitait notamment une faille du système de validation des billets pour engranger jusqu’à 1 000 euros par jour et par personne.

La semaine dernière, huit personnes ont été renvoyées devant la justice par le parquet de Meaux, soupçonnées d’avoir monté un vaste réseau d’escroquerie à la billetterie de Disneyland Paris. Six hommes et deux femmes, âgés de 25 à 51 ans, sont accusés d’escroquerie, mais aussi d’aide à l’entrée et au séjour irréguliers d’étrangers en France. Le jugement est fixé au mois de juillet.

Ce qui rend l’affaire particulièrement intéressante, c’est que le réseau ne reposait pas sur une seule technique, mais sur trois méthodes combinées, dont une qui exploitait directement une faille dans le système du parc.

Racheter pour revendre plus cher

La première méthode est la plus basique avec une méthode qui est maintenant bien connue. Les suspects se postaient à la sortie du parc pour racheter des billets officiels à des visiteurs qui repartaient, avant de les revendre plus cher à d’autres personnes souhaitant entrer. Pas de grande sophistication technique ici, juste du scalping de rue à l’ancienne.

La faille des 45 minutes

C’est là que ça devient vraiment intéressant. Le système de billetterie de Disneyland Paris comportait une faille. Après avoir été validé à l’entrée, un billet restait techniquement réutilisable pendant 45 minutes. Les escrocs ont compris comment en tirer parti. Ils achetaient des billets en bonne et due forme, les faisaient valider, puis les récupéraient pour les revendre à d’autres personnes avant que la fenêtre de 45 minutes ne se ferme. Une technique simple sur le papier, mais redoutablement efficace quand elle est pratiquée quasi quotidiennement pendant plusieurs années.

Pas une souris mais plutôt une taupe dans la place

Le troisième volet de l’affaire implique une employée du parc en poste à Disneyland Paris depuis 2012. Elle est poursuivie pour abus de confiance. Son rôle présumé était de divulguer des informations internes utiles au réseau et surtout faire bénéficier ses complices de places gratuites normalement réservées au personnel, revendues ensuite de manière frauduleuse. On sait que Disneyland a depuis un moment pris des mesures bien plus restrictives sur le sujet, qui contraint les Cast members à passer par un système de réservation en ligne, évitant ce genre de débordement.

Jusqu’à 1 000 euros par jour

Selon le parquet, chacun des mis en cause aurait empoché un beau pactole qui serait en moyenne de 1 000 euros par jour. L’escroquerie aurait été menée quasi quotidiennement pendant plusieurs années, ce qui représente évidemment un préjudice considérable pour le parc. Deux des suspects sont également poursuivis pour fourniture d’identité imaginaire.

Disneyland Paris n’a pas communiqué officiellement sur l’affaire ni sur les mesures prises depuis pour corriger la faille technique. Le jugement en juillet devrait apporter plus de détails sur l’ampleur exacte du réseau.

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