Passer au contenu

Votre facture d’électricité va augmenter à partir de cet été

Le tarif réglementé repart à la hausse le 1er août. La raison est paradoxale : l’hiver trop doux de 2025 a coûté des millions à Enedis, et c’est vous qui remboursez la note.

En février dernier, la facture d’électricité avait légèrement baissé. L’accalmie aura été de courte durée. La Commission de régulation de l’énergie vient d’acter une hausse de 3,04 % du tarif d’acheminement au 1er août 2026, soit la part de la facture qui rémunère le transport et la distribution du courant depuis les sites de production jusqu’au compteur. Cette composante représente environ 30 % du montant total payé par un ménage. Les nouvelles grilles officielles seront publiées mi-juillet.

Pourquoi l’été de 2025 vous coûte de l’argent aujourd’hui

L’année 2025 a été plus chaude que prévu : les ménages ont moins consommé. Mais pour Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution, moins de consommation signifie aussi moins de recettes. Le manque à gagner s’élève à 231,6 millions d’euros. Ajoutez une inflation prévisionnelle de 0,39 % et un facteur de baisse de 0,35 % fixé par le régulateur, et vous obtenez les 3,04 % de hausse du tarif réseau. Concrètement, la note reste modeste : entre 7 et 26 € supplémentaires par an selon les profils, d’après les projections calculées par Selectra.

Pour les abonnés à l’option heures pleines/heures creuses, le bilan annuel reste favorable : le kWh en heure pleine est quasiment stable (+0,06 %) et le kWh en heure creuse a même baissé de 2,86 % depuis août 2025. Pour les ménages capables de décaler leurs gros usages la nuit, l’option reste la plus pertinente.

L’option EJP est le grand perdant de l’année. Fermée à la souscription depuis 1998 mais toujours active pour ses abonnés historiques, elle fonctionnait sur un modèle radical : un kWh très bon marché 343 jours par an, contre un tarif fortement majoré pendant 22 jours de pointe en hiver. En un an, cette logique a été mise à mal : le kWh en heures normales a bondi de 26,6 % (de 0,1418 € à 0,1796 €), tandis que le tarif de pointe s’est effondré de 68 % (de 1,0867 € à 0,3465 €). Pour l’option Base, dont relève la majorité des foyers français, le changement de prix reste minime : le kWh progresse de 0,80 % sur six mois, et reste quasiment stable sur douze mois, voire en léger recul pour les puissances supérieures à 9 kVA.

🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.

Mode