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Votre panier de courses va flamber dès la rentrée de septembre

Après deux ans de galère inflationniste, les prix alimentaires semblaient enfin se stabiliser. C’était sans compter sur un cocktail de mauvaises nouvelles qui s’accumulent depuis le printemps.

Un an à peine après une légère accalmie sur les prix alimentaires, les voyants recommencent à virer au rouge. Derrière la stabilité apparente des rayons, un cycle de négociations commerciales vient de se rouvrir entre industriels et distributeurs, et les prix pourraient être impactés dès la rentrée de septembre.

Attendez-vous à voir la facture grimper

La mécanique est rodée. Chaque année, entre décembre et mars, industriels et grandes surfaces négocient les tarifs de milliers de références. Pour 2026, les négociations s’étaient conclues sur une hausse moyenne d’environ 1 %. Sauf que ces accords ont été finalisés avant que plusieurs facteurs ne viennent remettre ces décisions en perspective. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont ravivé la volatilité sur les prix de l’énergie et du transport. Résultat : plusieurs acteurs majeurs du secteur réclament désormais une révision des tarifs à la hausse avant la fin de l’année.

Une mécanique inévitable ?

La situation n’est pas nouvelle, et régulièrement critiquée par les acteurs même de l’industrie. Le gouvernement, de son côté, a joué la carte de la modération. Sa porte-parole, Maud Bregeon, a indiqué qu’elle ne souhaitait pas « rouvrir l’ensemble des négociations commerciales », appelant les industriels à être « raisonnables » dans leurs demandes de hausse. Pas de résolution en perspective donc, au moins pour le moment.

L’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) table finalement sur une inflation à 1,8 % en 2026, supérieure à sa prévision initiale de 1,2 %, avec des effets qui pourraient s’étaler jusqu’en 2028. Sur les cinq produits les plus touchés depuis le début de l’année, le café affiche déjà +25 % en rayon, conséquence de l’envolée des cours de l’arabica et du robusta liée à des aléas climatiques au Brésil, au Vietnam et en Colombie. La viande hachée, le chocolat et certains poissons (le maquereau, dont les quotas de pêche européens ont été réduits de 70 % suite à l’effondrement des stocks dans l’Atlantique) ont également connu des hausses à deux chiffres début 2026.

Dès la rentrée prochaine donc, les consommateurs devraient ressentir les contrecoups de ces négociations dans leur panier de course. Le montant exact de ces hausses dépendra du rapport de force entre des industriels qui réclament des hausses, des distributeurs qui veulent préserver leurs marges et un gouvernement qui veut éviter un nouveau séisme sur le pouvoir d’achat. Le tout dans un cadre législatif que tout le monde juge insuffisant mais que personne ne semble pressé de réformer en profondeur, faute de moyens. En attendant, ce sont les consommateurs et les consommatrices qui vont voir rouge.

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