Le Chrome Web Store va faire un peu de ménage dans ses rayons. Google a annoncé une mise à jour de ses règles pour les développeurs d’extensions Chrome, avec plusieurs changements qui visent surtout la collecte de données, la transparence et quelques nouvelles catégories de services qui commencent à prendre un peu trop leurs aises.
Moins de données dans le panier
Le principe est simple : une extension Chrome ne devra collecter que les données « strictement nécessaires » à son objectif principal déclaré. Plus question, donc, de demander des accès en prévision d’une fonction future, d’un usage secondaire ou d’une idée qui pourrait toujours servir un jour. Si l’extension promet de faire une chose, les données récoltées devront correspondre à cette chose, et pas à trois autres au passage.
Google durcit ainsi sa politique dite de « Limited Use ». Les développeurs devront limiter la collecte à ce qui est indispensable au fonctionnement de leur extension. La collecte pour d’autres finalités sera interdite, même si elle est présentée comme utile ou pratique. La transparence passe aussi un cran au-dessus. Toutes les données collectées devront être indiquées clairement à l’utilisateur, y compris celles qui sont directement liées à la fonction principale de l’extension. Google ne veut plus laisser de place à l’interprétation : si une donnée est collectée, l’utilisateur doit le savoir.
Autre précision importante : si les pratiques de traitement des données changent après l’installation, les développeurs devront prévenir les utilisateurs de manière proactive. Une petite modification discrète dans une politique de confidentialité ne suffira donc pas. L’utilisateur devra être informé lorsque les règles changent en cours de route.
Google met également à jour sa politique sur les biens et services réglementés. Les marchés prédictifs de type Polymarket y sont désormais explicitement mentionnés. Les extensions qui permettent ou facilitent des transactions en argent réel liées à des prédictions — par exemple sur l’issue d’événements — ne seront pas autorisées dans le Chrome Web Store.
L’entreprise ajoute aussi une règle taillée pour notre époque : les extensions conçues pour contourner les protections, restrictions d’usage ou garde-fous de services propulsés par l’IA seront interdites. Les outils dont la promesse consiste à passer outre les limites fixées par une plateforme d’IA n’auront donc plus leur place dans la boutique de Chrome.
Google présente ces changements comme un moyen de maintenir un écosystème « honnête, utile et sécurisé ». Les développeurs sont invités à vérifier rapidement leurs extensions. L’application des nouvelles règles commencera le 1er août 2026. Après cette date, les extensions non conformes pourront être sanctionnées, jusqu’au retrait du Chrome Web Store.
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