« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » c’est par ces mots que le président français Jacques Chirac avait surpris l’opinion publique lors du Sommet de la Terre à Johannesburg en 2002. Vingt ans plus tard, Emmanuel Macron tirait la même sonnette d’alarme demandant au monde de « make our planet great again ».
Mais ces avertissements n’ont visiblement pas été suivis des faits. Si la couche d’ozone se referme bien, démontrant qu’une action collective a un impact direct sur le climat, les températures elles ne cessent de grimper.
L’Europe sue à grosses gouttes
La France métropolitaine et plus généralement l’Europe de l’Ouest sont aux premières loges pour assister à ce réchauffement climatique qui glace le sang des scientifiques depuis des décennies. Les conséquences de nos actions (et inactions) sont tangibles.
Le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en Europe. Dans des centaines de villes, des records historiques ont été battus, effaçant des tablettes des étés pourtant historiquement chauds comme 2003 et 1976.
Météo France résume ce mois de juin en quelques chiffres. Les températures ont été 3,8 °C supplémentaires à la normale (1990-2020) qui comptait déjà parmi les étés les plus chauds de l’histoire. Du 17 au 30 juin, la France a vécu sous un « dôme de chaleur ». Une canicule précoce et particulièrement violente à frapper le territoire.
Sécheresse et incendie, les ennemis de l’été
Les conséquences à court terme de ces canicules sont doubles : d’un côté l’absence de précipitations (en recul de 50 % sur le mois de juin 2026 par rapport aux normales) entraîne des sécheresses importantes sur une partie du territoire, notamment le centre ouest du pays.
Dans le même temps, ces sols secs et chauds sont des terrains fertiles pour la naissance d’incendies. Plusieurs régions de France ont déjà été touchées ces dernières semaines, à commencer par les Pyrénées-Orientales, victime d’un immense incendie qui a ravagé des milliers d’hectares de forêt en quelques jours.
D’autres feux ont touché le territoire métropolitain. En Savoie, un sapeur-pompier volontaire de 22 ans est décédé alors qu’il luttait contre les flammes. Face à cet été particulièrement chaud et donc très sensible aux incendies, les secours rappellent que 9 incendies sur 10 sont d’origine humaine. Adopter les bons gestes, c’est la meilleure façon de réduire les risques.
Attention aux orages et aux inondations
Une météo très instable avec de fortes chaleurs est également propice à de violents orages. Les risques d’inondations et de crues sont à surveiller localement. Pour rester informé face aux risques climatiques, le mieux est de rester informé avec le site internet de Météo France ou l’application pour smartphone.
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