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Toy Story 5 cartonne, mais Disney licencie chez Pixar

C’est un comble pour les studios Disney Pixar qui voient leurs employés congédiés après le succès de Toy Story 5.

Chez Disney, les bons résultats ne semblent plus être une garantie contre les licenciements. Alors que Toy Story 5 se rapproche progressivement du milliard de dollars de recettes au box-office mondial, le géant américain poursuit sa restructuration en interne. Après une première vague de suppressions de postes au printemps et une autre début juin, c’est désormais Pixar qui subit un nouveau plan social.

Selon The Hollywood Reporter, Disney procède à une nouvelle série de suppressions de postes touchant une centaine de salariés. Le gros des départs concernerait Pixar, même si les fonctions précisément impactées n’ont pas encore été détaillées.

Il s’agit déjà de la troisième vague de licenciements depuis le début de l’année. Près de 1 000 employés avaient déjà été concernés dans l’ensemble du groupe, quelques semaines seulement après l’arrivée de Josh D’Amaro au poste de directeur général de Disney. Marvel Studios avait alors payé un lourd tribut, notamment avec le démantèlement d’une grande partie de son département de développement visuel, chargé des concepts artistiques, des environnements et du character design. Depuis, Disney poursuit sa stratégie dans le prolongement du projet “One Disney”, qui vise à mutualiser plusieurs services du groupe, notamment les équipes marketing.

Pixar va mieux, mais pas suffisamment

Le timing de cette annonce est un peu curieux. Contrairement à Marvel, dont plusieurs productions de ces dernières années ont connu des résultats décevants, Pixar semblait justement sortir la tête de l’eau. Certes, le studio a enchaîné plusieurs échecs depuis la pandémie avec Buzz l’Éclair ou un peu plus récemment Elio, mais il a également signé deux succès majeurs.

En 2024, Vice-Versa 2 est devenu un phénomène mondial avec près de 1,7 milliard de dollars de recettes. Cette année, Toy Story 5 suit une trajectoire tout aussi impressionnante et se rapproche lui aussi du milliard de dollars, tout en enregistrant déjà plus de 430 millions de dollars sur le seul marché nord-américain. Pixar n’est donc plus vraiment dans la situation critique qu’il connaissait il y a encore quelques années.

Ces licenciements montrent surtout que la stratégie actuelle de Disney dépasse les simples performances d’un studio ou d’un film en particulier. Sous la bannière de Josh D’Amaro, le groupe cherche avant tout à réduire ses coûts et à simplifier son organisation. Les déclarations de l’homme d’affaires démontrent surtout une volonté d’améliorer la rentabilité du groupe, alors que l’intelligence artificielle et l’automatisation prennent une place croissante dans certains métiers créatifs.

Au-delà de Pixar, d’autres divisions comme Disney Entertainment Television, National Geographic ou encore ESPN sont également concernées par ces restructurations. Voir un studio supprimer des emplois au moment même où l’une de ses plus grandes franchises connaît un immense succès est une triste illustration de la nouvelle réalité de l’industrie du divertissement.

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