Passer au contenu

Au secours, le pendentif IA Friend revient vous parler à l’oreille

Friend, le pendentif IA qui écoute tout ce qui se passe autour de lui, revient dans une deuxième version. Il peut maintenant répondre à voix haute, coûte presque deux fois plus cher et demande un abonnement pour ne pas oublier son propriétaire au bout de 30 jours. L’amitié synthétique coûte cher.

Le fabricant Friend n’était pas mort, il préparait simplement son retour. La jeune pousse vient de présenter une nouvelle version de son pendentif connecté, un appareil circulaire conçu pour écouter son propriétaire en permanence et lui tenir compagnie quand les humains disponibles ont mieux à faire.

Une personnalité impossible à échanger

Le principe reste globalement le même. Le microphone demeure constamment activé afin que l’IA puisse suivre les conversations, analyser les états d’âme de son utilisateur et intervenir lorsqu’elle estime avoir quelque chose à ajouter. Le premier modèle envoyait ses réponses sous forme de notifications sur un téléphone. Le nouveau possède un haut-parleur et peut donc répondre directement à voix haute.

Cette nouveauté rend le pendentif plus épais, mais aussi plus difficile à ignorer. Friend espère ainsi donner davantage de présence à son « compagnon portable ». Les vidéos de présentation montrent des utilisateurs lui demandant s’ils vont se marier un jour ou si leurs créations sont réussies. L’appareil devient donc cette connaissance un peu gênante qui donne son avis sur tout, sauf qu’en plus, elle est suspendue à votre cou.

Chaque Friend est livré avec une voix, un nom et une personnalité choisis aléatoirement. Impossible de les modifier. L’acheteur peut donc dépenser 249 $ et découvrir que son nouveau confident possède le caractère d’un collègue sarcastique un lundi matin. L’IA a également été actualisée et utilise désormais des modèles plus récents d’OpenAI. Son prix a suivi la même tendance : le premier pendentif coûtait 129 $.

Un abonnement facultatif de 10 $ par mois permet en outre à Friend de conserver le souvenir des conversations pendant plus de 30 jours. Sans lui, le compagnon finit par oublier une partie de la relation. Tu parles d’un ami.

L’appareil continue évidemment de poser quelques questions de confidentialité. Son microphone peut enregistrer son utilisateur, mais aussi toutes les personnes situées à proximité. Avi Schiffmann, fondateur de Friend, envisage d’ailleurs de ne plus vendre le produit dans l’Union européenne : respecter le RGPD lui coûterait apparemment trop cher !

Friend reste surtout célèbre pour ses campagnes promotionnelles. Ses affiches, déployées aux États-Unis puis à Paris, ont été abondamment critiquées et recouvertes de graffitis. De quoi satisfaire Avi Schiffmann, qui assure avoir volontairement entretenu la polémique. « La réalité, c’est tellement terminé ; maintenant, tout est ironique », explique-t-il à Wired. Il reconnaît que Friend est à la fois un véritable produit et un objet ridicule. Voilà au moins un truc qui semble fonctionner correctement.

🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.

Source : Wired

Mode