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Avec son nouveau modèle IA, Suno veut faire oublier ses fausses notes

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Suno a lancé v6 – rien à voir avec un moteur, c’est une nouvelle génération d’outils de « création » musicale par IA. Cette fois, l’entreprise avance main dans la main avec des acteurs de l’industrie, un changement de ton total pour une société encore visée par des plaintes autour du droit d’auteur.

Suno arrive avec une version v6 bien mieux entourée. Le générateur de musique par IA a été développé avec Warner Music Group, BMG et Believe, trois acteurs majeurs de l’industrie musicale. Ce partenariat donne à la start-up un appui crédible, au moment où l’IA musicale fait toujours polémique.

Une IA musicale qui cherche à se faire accepter

Le sujet divise. Les chansons générées par IA circulent déjà massivement sur les plateformes comme Spotify ou Deezer. Certaines arrivent même dans les classements. Mais beaucoup d’artistes, de labels et d’auditeurs restent méfiants. Les critiques accusent ces outils de produire des morceaux peu inspirés, ou de s’appuyer sur des œuvres existantes sans autorisation.

Suno connaît bien ce reproche. L’entreprise a été poursuivie par Universal Music Group, Sony Music Entertainment et Warner Music Group, qui l’accusaient, avec Udio, d’avoir utilisé des chansons protégées pour entraîner ses modèles. Warner a depuis trouvé un accord avec Suno et Udio. Sony et Universal, eux, poursuivent encore leur action contre Suno, même si Universal a réglé son dossier avec Udio.

Dans le cadre de son accord avec Warner, les artistes et auteurs-compositeurs pourront choisir de prêter leur musique et leur image à la plateforme. L’idée est simple : participation volontaire, rémunération à la clé. Suno espère ainsi montrer qu’un modèle plus encadré est possible (et puis les plaintes, ça fait mauvais genre). Avec v6, la société promet un outil plus rapide, plus « expressif » et plus précis. La gamme comprend trois modèles : v6 pour les abonnés Pro et Premier, v6-wild pour des résultats moins prévisibles, et v6-mini, une version gratuite et plus rapide.

Les nouvelles fonctions donnent surtout plus de contrôle aux utilisateurs. Ils pourront modifier seulement une partie d’un morceau, changer une ligne de paroles, créer un mashup à partir de plusieurs chansons, isoler une guitare ou bâtir un beat autour d’un extrait. Suno permettra aussi de partir d’un texte, d’une image, d’une vidéo, d’un mémo vocal ou simplement d’une ambiance.

Jack Brody, directeur produit de Suno, assure que l’entreprise paiera les labels et les éditeurs pour les droits liés aux musiques utilisées pour l’entraînement du modèle. Les labels devront ensuite répartir les revenus entre artistes et auteurs-compositeurs. Les montants ne sont pas encore connus.

Suno promet aussi avoir renforcé ses garde-fous, notamment pour détecter les usages non autorisés de fichiers audio ou de paroles importées. L’entreprise dit travailler chaque semaine avec des artistes, producteurs et auteurs pour adapter ses outils à leurs pratiques.

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