Le 26 juin 2026, la France est touchée par une canicule extrême. Depuis plusieurs jours le mercure ne descend pas, de jour comme de nuit. Cet enchaînement de journées à plus de 40 °C fait des ravages. Les personnes âgées, parmi les plus fragiles, sont décédées en masse à cause des fortes chaleurs. Entre le 17 juin et le 2 juillet, 21 674 décès ont été observés en France, 36,2 % de plus qu’attendu selon les chiffres de Santé publique France.
Comme le notent nos confrères du Parisien, la seule journée du 26 juin, dont nous vous parlions plus haut, a été la plus meurtrière. Elle aura causé plus de décès que n’importe quelle journée de la pandémie de Covid-19. Malgré ces chiffres alarmants, le nombre de décès en cette fin juin reste inférieur au 11,12 et 13 août 2003, avec plus de 3000 décès par jour sur la période.
Le réchauffement climatique seul responsable
Aux yeux des scientifiques et du grand public, le responsable de cette canicule est connu : il s’agit du réchauffement climatique et donc, par ricochet, de l’activité humaine. L’humanité ne reçoit que le revers de sa médaille. La révolution industrielle a amené un confort individuel sans aucun précédent dans notre histoire, mais ce confort a été acquis au prix d’une pollution immense, réchauffant l’atmosphère via l’émission en grande quantité de gaz à effet de serre.
Des théories du complot
Malgré l’évidence du réchauffement climatique et la montagne de preuves scientifiques démontrant le lien irréfutable entre activité humaine, pollution et réchauffement de l’atmosphère, certains continuent à croire en d’autres théories. Sans aucun fondement scientifique.
De nombreuses personnes suggèrent ainsi sur les réseaux sociaux que les canicules qui ont frappé la France ces dernières semaines ont été causées par les laboratoires du programme HAARP. Créé à la fin des années 90, ce programme de recherche américain étudie l’ionosphère, une couche supérieure de l’atmosphère terrestre (entre 60 et 500 kilomètres d’altitude).
Pour les défenseurs de cette théorie, le programme HAARP aurait acquis la possibilité de modifier le climat et de créer, volontairement ou non, des catastrophes naturelles telles que des ouragans, des canicules ou des inondations. Le laboratoire HAARP, installé en Alaska, est composé d’un grand champ d’antennes.

Il est capable grâce à un signal radio puissant de réchauffer, de façon controlée et très limitée, une partie de l’ionosphère. Ce réchauffement se produit naturellement lors d’événements solaires comme des aurores boréales. En recréant les conditions d’apparition de ces aurores boréales, les scientifiques peuvent étudier l’ionosphère et mieux comprendre son fonctionnement.
Unique au monde, le programme HAARP a acquis au fil des années une solide réputation et l’intérêt scientifique de cette installation n’est plus à démontrer. Les capacités de l’émetteur central, bien que puissant, ne permettent pas d’amener à un changement climatique à l’échelle mondiale.
Il est scientifiquement impossible que le laboratoire HAARP ait joué un quelconque rôle dans le réchauffement climatique de ces dernières années. Il est tout aussi impossible qu’il soit à l’origine ou en lien de quelconque manière que ce soit avec les canicules qui ont frappé la France ces dernières semaines. Les 40 milliards de tonnes de CO2 émis dans l’atmosphère chaque année depuis plus d’un siècle sont par contre le coupable idéal.
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