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Resident Evil : explications de la fin et scène post-générique (spoilers)

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Le Resident Evil de Zach Cregger est enfin dans nos salles et on revient sur le dernier acte du film et sa place dans l’histoire du jeu vidéo. Attention, spoilers.

Vous qui rentrez ici, abandonnez tout espoir… de ne pas être spoilé ! On entend revenir sur la nouvelle adaptation de Resident Evil au cinéma, cette fois signée par le réalisateur Zach Cregger (retrouvez notre critique) et, surtout, sur la fin de ce dernier afin d’étudier en détail ce qu’elle implique pour la suite. Quant à savoir si vous devez rester après le générique pour un ultime œuf de Pâques, on est là aussi pour ça.

Bref, dans le dernier acte de Resident Evil, Bryan parvient jusqu’à l’hôpital où l’attend l’équipe d’Umbrella pour fabriquer un antidote. Bloqué au sous-sol, il pense être fichu, d’autant que le virus se propage dangereusement dans son corps. Mais les survivants l’ont vu et lui indiquent de les rejoindre au dernier étage. Quelques monstres plus tard, notre anti-héros parvient au laboratoire, mais le temps presse : la transformation a commencé. Pendant que l’antidote est en train d’être fabriqué, il mute sous les yeux des laborantins et commence à les supprimer violemment tandis qu’une part de lui résiste et implore qu’on lui administre le sérum. Alors qu’il ne reste qu’un survivant, Bryan obtient l’antidote, mais une seconde trop tard. Le “monstre” prend le dessus et supprime sa victime, l’antidote tombant dans le vide en même temps que Bryan n’est plus qu’un “mutant” comme un autre (en plus horrifique, certes). C’est là qu’un hélico arrive, braquant son projecteur sur lui, non sans rappeler une scène de King Kong. Fin.

Un prélude officiel du jeu ?

Oui, le Resident Evil de Cregger se refuse à la conclusion et préfère assumer son statut d’histoire au sein de l’Histoire, comme si nous venions de vivre un récit parallèle au sein de Resident Evil 2 (l’une des références assumées) et qu’il fallait désormais jouer au jeu pour comprendre la suite. D’ailleurs, ce que devient Bryan n’est pas sans rappeler la transformation de William Birkin dans ce même jeu puisqu’on retrouve cet œil géant et cette bouche géante au niveau du torse. Une ultime référence de la part d’un amoureux de la franchise. Cette absence de véritable fin peut être frustrante sur bien des points, tant on a le sentiment que le film Resident Evil commence réellement là et que le reste n’était qu’un prélude. Cregger semble vouloir laisser le reste à l’imagination des fans : est-ce que Birkin modifie le virus qui le transformera en expérimentant sur le corps de Bryan, tué puis récupéré par Umbrella ? Un récit annexe au jeu vidéo ?

Un Resident Evil 2 ?

Cregger maintient le flou à ce sujet. Le message peut également être, tout simplement, de nous montrer que tout mutant ou zombie avait une vie avant sa métamorphose et que toutes les histoires ne finissent pas avec des héros sauvant le monde. Ici, on peut simplement supposer que l’antidote est détruit dans la chute, tout comme le laboratoire, et qu’il n’y aura pas de fin heureuse. La tragédie de Raccoon City. À moins que le long-métrage soit un succès et que le réalisateur signe pour une suite, ce que cette fin ouverte peut suggérer. Là encore, il souffle le chaud et le froid, se disant tantôt peu intéressé et tantôt déjà avec des idées.

Faut-il rester après le générique de Resident Evil ?

Pour le coup, les fans vont être déçus. S’ils s’attendaient à voir une ultime apparition d’un Wesker après le générique (ou tout autre personnage en lien avec la saga), il n’en est rien. Cregger se différencie de ses prédécesseurs en refusant cet ultime clin d’œil capable de savonner son dernier plan. Peut-être était-ce également une volonté du studio, au cas où le film serait un échec au box-office. C’est vrai qu’on a connu bien des productions qui faisaient le pari de cette scène post-générique pour amener les gens en salles et dont on ne verra jamais la finalité. On peut notamment penser à tout le Spiderless de Sony ou même à la fameuse confrontation Superman/Black Adam dans le film avec Dwayne Johnson. Et puis le long-métrage est assez frustrant en l’état pour se payer le luxe d’en rajouter une couche. Circulez, il n’y aura rien d’autre à voir.

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