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Atlas : le robot qui change automatiquement de batterie… et menace des millions d’emplois !

Atlas change sa batterie tout seul et repart au travail : Boston Dynamics vient de franchir le cap qui transforme un robot impressionnant en remplaçant crédible de l’ouvrier d’usine. Et Hyundai est déjà client.

Le futur de l’industrie se dessine-t-il de plus en plus avec les robots ? C’est en tout cas ce qu’ambitionne l’entreprise américaine Boston Dynamics. Spécialisée dans la robotique à usage militaire et industriel, la firme du Massachusetts s’est notamment distinguée en 2013 avec la présentation de son robot anthropomorphe Atlas, capable de réaliser des tâches jusqu’ici réservées à un humain.

Mais depuis 2013, Atlas n’a cessé de gagner en souplesse et en capacités, allant même jusqu’à reproduire les mêmes mouvements que l’Homme. En 2021, il réalisait des saltos arrière à la perfection, et voilà qu’une nouvelle vidéo publiée par Boston Dynamics dévoile un tout nouveau modèle 100 % autonome : il change sa batterie tout seul et se remet instantanément au travail !

Concrètement, le robot détecte lui-même sa baisse de charge. Comme on peut le voir dans la vidéo, Atlas rejoint sa station de rechargement, éjecte sa batterie épuisée et la remplace par une nouvelle pleinement chargée. Là où le robot devait autrefois s’immobiliser plus d’une heure et demie pour se recharger, l’opération ne lui prend aujourd’hui qu’une poignée de minutes.

Cette nouvelle capacité a de quoi faire peur bon nombre d’ouvriers de chaînes de production. Le robot peut en effet être considéré comme plus rentable qu’un être humain, puisqu’il peut travailler 24 heures sur 24, sans temps de pause et sans devoir être rémunéré. Hyundai Motor Group, propriétaire de Boston Dynamics, a d’ailleurs annoncé qu’elle prévoyait d’intégrer des flottes d’Atlas dans son Robotics Metaplant Application Center de l’état de Géorgie, une “école” où on entraîne, on teste et on valide l’intelligence des robots humanoïdes pour les préparer au travail en usine. A terme, Atlas pourrait donc bel et bien remplacer les ouvriers, de chez Hyundai notamment.

Une carrure semblable à celle de l’homme

Du haut de son mètre quatre-vingt-dix, Atlas est pensé pour évoluer dans des espaces initialement conçus pour des travailleurs humains, sans infrastructure supplémentaire à installer ni recâblage électrique particulier. N’est nécessaire qu’une station de charge pour batterie pour le faire fonctionner.

Il peut soulever 30 kg en continu avec des pointes ponctuelles allant jusqu’à 50 kg. Côté maintenant, chaque membre d’Atlas pourra être remplacé sur site en moins de cinq minutes. Boston Dynamics proposera enfin des formations aux techniciens d’usine pour qu’ils réparent eux-mêmes Atlas.

Sans surprise, Atlas est dopé à l’intelligence artificielle, et c’est Google qui a l’honneur d’être derrière le cerveau de ce robot. Le partenariat, annoncé au CES 2026, repose sur l’intégration de Google DeepMind au sein d’Atlas, lui permettant notamment d’accélérer son apprentissage et de l’aider à comprendre le contexte de son poste de travail. D’ailleurs, Google annonce qu’une fois qu’Atlas maîtrise un nouveau geste, l’ensemble de la flotte pourra en profiter grâce à une simple mise à jour logicielle.

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