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Test d’EA Sports FC 27 : un nouveau mode pour un nouveau jeu ?

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C’est fort d’un tout nouveau mode de jeu, The Grounds, qu’EA Sports FC 27 s’apprête à envahir nos écrans, comme tous les ans. Mais est-ce que l’arrivée du monde ouvert The Grounds sera suffisant ? Est-ce que la jouabilité, elle, suit cette fois ? Réponse dans les lignes juste en dessous.

On peut critiquer ou l’aduler : EA Sports FC est comme Call of Duty. Une licence de jeu vidéo qui vend, qui plaît, qui crispe et qui consomme des milliers d’heures et pas mal de nuits de sommeil à ceux qui l’achètent. Donc la question n’est pas tant de savoir si cette mouture 2027 du jeu de foot numéro un sur le marché sera achetée et jouée. Ce sera le cas. Non, la vraie question est plutôt de savoir si le jeu en vaut la chandelle, une fois encore. 

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Et pour tenter d’appâter le chaland et de reconquérir les joueurs déçus, les développeurs ont cette année placé un tout nouveau mode de jeu dans leur contenu. Il s’agit de The Grounds, on vous en avait déjà parlé cet été et dit le plus grand bien. On a pu cette fois l’explorer de fond en comble, avec un ressenti toujours positif mais un peu plus nuancé. La très grande force du mode, c’est de proposer autre chose aux joueurs et notamment de l’expérience multi totalement différente.

The Grounds, un mode pensé avant tout pour le jeu entre potes…

L’idée ici est de se connecter à The Grounds, avec l’avatar qu’on aura choisi et ensuite d’aller jouer avec ses potes sur un des différents ateliers. Foot-basket, 2 vs 2, 3 vs 3, les challenges ne manquent pas. Même en solo, puisqu’on va pouvoir jouer à Rush dans The Grounds, à des configurations de matches qui rappellent ceux anciennement proposés par feu Volta. Surtout, on va pouvoir prendre part à des matches de 11 vs 11. Même si Clubs est intégré dans le mode et marche de pair avec lui, notamment au niveau des récompenses et de votre avatar, un joueur solo sans être affilié à une équipe et sans amis avec qui jouer pourra s’amuser sur ce type de match. Top. D’ailleurs, si vous êtes un habitué de longue date des jeux de sport et notamment des jeux de basket, vous ne serez pas dépaysé au moment de créer votre joueur pour The Grounds, puisque le mode reprend les mêmes bases que le mode Carrière de NBA 2K, avec des archétypes pour pouvoir construire votre build, inspirés des légendes du ballon rond, et un système de badges à obtenir pour personnaliser votre avatar et lui attribuer un certain nombre de caractéristiques premium.

The Grounds France
© Journal du Geek

La ville est plutôt chouette et les trois quartiers distincts qu’elle abrite sont fidèles aux pays (France, Argentine, Angleterre) qu’ils représentent. Bon, il manque bien la baguette et le saucisson, les fish and chips et le maté mais bon, là on chipote. Non, ce qui manque en réalité à The Grounds, c’est de la vie. Il faudra attendre les heures qui vont suivre la sortie mondiale du jeu, ce vendredi 25 septembre mais il n’y avait pas foule dans les rues de la ville. On a parfois attendu de longues minutes pour pouvoir faire les challenges à plusieurs, par manque de joueurs, au point de se décourager parfois. 

… beaucoup moins pour l’expérience solo

Si revoir Alex Hunter et avoir Kylian Mbappé, Paulo Dybala et Chloé Kelly en mentor est cool, leur apport, malgré quelques quêtes annexes ici ou là, n’est pas dingue sur la durée. On apprécie le fait que les vraies stars aient joué le jeu, Mbappé étant clairement le plus à l’aise dans cet exercice vocal. Mais globalement on peut s’ennuyer très vite. Le fait que The Grounds ne soit pas lié à Ultimate Team, au contraire de Rush, risque de poser un problème d’intérêt chez certains. Les développeurs ont promis des campagnes spéciales dans The Grounds, notamment lors des gros événements comme les finales de Coupes d’Europe ou autres. Mais finalement, après avoir mis tant de temps à donner ce monde ouvert réclamé par les joueurs, ce que NBA 2K fait et très bien depuis des années, les équipes d’EA Sports à Vancouver ont oublié l’essentiel : une carrière et des objectifs pour les joueurs solo. C’est là où l’usage d’Alex Hunter aurait été plus judicieux. Probablement une cartouche pour le futur. Ou pas.

Paulo Dybala The Grounds
© Journal du Geek

Parmi les modes déjà présents, deux ont particulièrement retenu notre attention pendant ce test. Le mode Carrière, retouche par retouche, tend vers toujours plus de réalisme, surtout dans la partie Manager. Dans EA Sports FC 27, c’est notamment en ce qui concerne les transferts que le jeu a gagné en authenticité. Acheter un joueur d’un club concurrent sera compliqué, les agents n’hésiteront pas à faire capoter un deal ou à tenter de le rendre plus juteux par voie de presse, les transferts suivent la tendance actuelle avec les prêts, les prêts payants, les options d’achat. Les négociations sont surtout plus poussées et plus longues désormais. Les blessures sont également plus fréquentes et demandent plus de gestion de votre part. Enfin, la road-map présentée fin juillet au Canada faisait état d’encore plus d’événements en cours de saison à gérer.

Une carrière plus dynamique à gérer

On a apprécié aussi le système de dynamiques des joueurs en cours de saison, qui va voir leur performance et leur note globale chuter drastiquement ou être boosté en cas de matches convaincants ou de blessures et de remarques désobligeantes de votre part. Il en va de même pour le potentiel des jeunes talents et leur développement sur le long terme. Un futur crack n’est plus forcément destiné à le devenir quoi qu’il arrive, cela va dépendre de votre staff, de la qualité de vos entraînements, de l’équipe et du contexte dans lequel ce dernier va évoluer, ce qui rend chaque partie plus imprévisible même si parfois, certaines trajectoires peuvent paraitre incohérentes. Tout comme un transfert peut capoter sans explications, malgré un excellent suivi de votre part sur le dossier, un joueur peut parfois ne pas voir sa moyenne de note être impactée par d’excellentes performances. Des petits couacs, qui ne nuisent pas cependant à la qualité du mode. 

Donnarumma Carrière
© Journal du Geek

Ultimate Team ne fait pas peau neuve. En revanche, l’interface générale du jeu oui et c’est encore plus flagrant dans le mode le plus populaire de la licence depuis son apparition. Les événements sont mieux classés et répertoriés, on peut facilement rejoindre un challenge ou un objectif à partir du menu. Top. D’ailleurs, le mode propose désormais des défis solo, en plus de ceux à faire en ligne. Bon, ca ressemble à du Clash d’Equipes déguisé mais l’avantage ici, c’est qu’on ne va pas attendre la fin de la semaine pour obtenir ses récompenses. Ça aussi, c’est top.

Des ajouts oui mais rien de bien transcendant pour Ultimate Team

Les défis de création d’équipe ont également été simplifiés, du point en partie. Si les SBC conservent leur façon de procéder classique, une autre alternative est désormais disponible, avec les défis simplifiés, qui demandent d’entrer une certaine valeur de cartes – chaque carte représente une unité de valeur – afin de débloquer la carte ou le pack souhaité. L’idée a plus une valeur de test grandeur nature selon nous, afin d’éprouver les retours de la communauté à ce sujet. Pour notre part, nous avons apprécié l’ajout, que l’on pensait étendu, à l’origine, à tous les types de SBC. La formule est suffisamment simple pour être intégrée de tous. L’arrivée de la Galerie, qui permet de valoriser toutes les cartes que vous avez eu et que vous aurez en votre possession tout au long de la saison est un excellent ajout. Le système de complétion transforme un peu Ultimate Team en album Panini. Certains y trouveront leur compte, surtout ceux qui veulent remplir tous les championnats, par exemple, d’autant que le jeu pousse, là aussi, à la récompense, avec des gains de packs et des accès à des cartes spéciales. D’autres y verront une façon, encore, de pousser le joueur à passer à la caisse. On leur dira juste que c’est le fonds de commerce d’Ultimate Team et ce, depuis des années.

Récompenses Ea Sports Fc 27
© Journal du Geek

Finissons cette revue, enfin, par le véritable nerf de la guerre : le gameplay. Lors de notre prise en main, cet été à Vancouver, nous avions été particulièrement impressionnés par la qualité des appels de balle, du jeu offensif dans son ensemble et par la possibilité de trouver de nouvelles passes, de contourner la défense et d’avoir plus de choix en attaque. On a pu également prendre en main le jeu suffisamment pour s’apercevoir que le comportement défensif a été repensé. Autant vous le dire tout de suite, il ne va pas plaire à tout le monde et encore moins à ceux qui se reposaient sur l’intelligence artificielle pour défendre à leur place. La défense est beaucoup moins assistée, ce qui était une forte demande de la communauté. Il va donc falloir bien anticiper les courses et les mouvements de votre adversaire. Même plus lents que leurs vis-à-vis, les défenseurs centraux font plus parler leur puissance à l’impact et le timing de vos interventions peut vous sauver dans de nombreuses occasions.

Une jouabilité moins rapide, une défense qui va demander plus de contrôle et toujours… beaucoup de buts

Cependant, si le rythme a été revu et baissé et si on a pu constater plus d’inertie chez les joueurs, globalement, la vitesse et la puissance restent les clés du succès dans le jeu.  On a constaté que les caractéristiques techniques étaient un peu plus respectées dans les mouvements du joueur et le succès de leur geste. Les gardiens ont aussi gagné en réactivité sur certaines frappes, notamment les tirs croisés. Pas de révolution pour autant, ils sont toujours aussi friables sur leur ligne, font office de cible plus que de dernier rempart et, que les choses soient claires, si les scores sont un peu moins fleuves sur le jeu (moins que sur EA Sports FC 26 en tout cas), on mettra toujours beaucoup de buts. EA Sports privilégie clairement le spectacle et le football offensif, c’est clair depuis deux ans désormais mais avec une certaine forme d’équilibre sur cet opus néanmoins. On rappellera aussi que nous sommes juste au tout début du jeu et que ce dernier va être mis à jour régulièrement. En clair, le gameplay qu’on apprécie fin septembre au lancement ne sera probablement plus le même dans un mois ou deux. En mieux ? On verra.

Transfert Carrière Ea Sports Fc 27
© EA Sports

Les puristes de la simulation pure et dure pourront toujours s’en remettre au gameplay authentique, qui gagne encore en réalisme, avec un impact plus prononcé des conditions météorologiques en cours de match, sur la qualité technique et les notes des joueurs pour ce qui est des contrôles et des passes et, enfin, de leur qualité de finition devant le but. Dommage que cette jouabilité ne soit toujours pas disponible dans tous les modes de jeu et notamment dans Ultimate Team, qui va très vite gagner en vitesse au fur et à mesure que les cartes spéciales et les campagnes promotionnelles dans le jeu vont s’enchainer. Idem, on attendra de voir si les promesses d’une saison moins chargée en termes d’événements sera tenue. Les développeurs ont assuré qu’ils souhaitaient voir les joueurs conserver leurs équipes plus longtemps et ne plus les changer presque tous les quinze jours. En clair ? EA Sports FC 27 en a sous le capot, sans tout révolutionner, loin de là mais en faisant évoluer sensiblement son contenu et son gameplay. Notre avis est posé en ce mois de septembre. Reste à voir s’il sera le même en janvier, en mars et/ou en juin.

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