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Barbie 2 : la suite abandonnée pour une histoire de gros sous ?

Alors que nous étions sans nouvelle de Barbie 2, la suite du film qui a éclaté le box-office en 2023 (1,4 milliard de dollars), on apprend qu’elle ne pourrait jamais voir le jour pour des raisons financières.

Trois ans, cela représente peut-être rien pour vous, mais à l’échelle de l’industrie hollywoodienne, c’est un temps infiniment long. Surtout lorsque l’on parle d’un blockbuster non tiré d’une franchise ayant engrangé 1,4 milliard de dollars et que la suite se fait attendre. Alors que l’on pensait que Barbie 2 serait mis en route une fois que Greta Gerwig aurait bouclé son Monde de Narnia pour Netflix, il semblerait, selon des sources du New York Times et Variety, que le projet est très, très loin d’aboutir et pourrait tout simplement être annulé si la situation ne se règle pas très vite.

Car Warner Bros et le quatuor responsable du succès du film, à savoir la réalisatrice et scénariste Greta Gerwig, son coscénariste de mari Noah Baumbach et les deux acteurs principaux Margot Robbie (Barbie) et Ryan Gosling (Ken), ne parviendraient pas à se mettre d’accord sur le montant du contrat. Car oui, vouloir se payer celle qui est désormais la réalisatrice la plus rentable du box-office, ça a un prix. D’ailleurs, certains membres du quatuor avaient prévenu à l’époque du succès du premier : si suite, il y a, il faudra avoir la bonne idée et allonger les billets.

Et c’est là que ça coince. Car pour l’idée, Gerwig et Baumbach ont déjà déclaré qu’ils avaient déjà réfléchi à quelque chose et qu’il n’y avait plus qu’à. David Zaslav, à la tête de Warner Bros au moins jusqu’au rachat officiel de Paramount, se montrerait frileux sur les exigences salariales du casting et peine à sortir le chéquier. Le studio aurait ainsi mis sur la table six offres sur ces trois dernières années, dont une dernière au printemps 2026, qui aurait été la plus grande jamais proposée de l’histoire de Warner. Une “offre qui change la vie”, selon une source du studio. Mais rien à faire.

Le prix de la poupée s’envole

Parce que du côté de l’agence représentant les quatre larrons, représentée par Bryan Lourd avec la complicité de l’avocate de Gerwig, on conteste les grandes envolées économiques de Warner et Zaslav. Déjà en soulignant que les prétentions salariales de chacun sont hautement justifiées parce que Barbie 1,4 milliard (notre critique), et que le prix de la vie, l’inflation, tout ça, tout ça. Ensuite, en précisant que certes, la dernière offre était bien historique, mais que c’était un “package” et qu’à la rémunération individuelle, on n’était pas du bon côté de l’histoire. Pour le moment, l’agence n’a fait aucune contre-offre.

Sauf que le temps presse. Parce qu’il reste quatre mois au studio pour développer un nouveau film Barbie, sans quoi les droits de l’adaptation retourneront au fabricant des poupées, Mattel. Et que si aucun contrat n’est signé, Mattel n’aura pas les autorisations pour réutiliser le moindre matériel ou acteur du premier film et devrait partir sur un reboot complet. Ce qui est loin d’arranger Mattel qui a bien compris que le succès de Barbie dépendait beaucoup du quatuor créatif.

Une sorte de cas d’école puisqu’il est courant, aujourd’hui, de faire mettre une clause “suite” dans les contrats lorsqu’on lance un projet de cette envergure. Mais cette clause n’était pas présente lors de la signature de Barbie. Sur ce point, les échos diffèrent quant à savoir le pourquoi du comment de son absence. Certains citent Greta, d’autres l’ancienne direction de Warner ou le manque de foi quant au projet… Bref, l’heure tourne et on n’a jamais été aussi près de voir Barbie 2 mort et enterré.

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