Les rumeurs étaient… bien loin de la réalité. Après des semaines de bruits de couloirs et de rumeurs, Emmanuel Macron officialise un projet de parc autour de la licence Dragon Ball. C’est lors de la visite du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman que cet accord évalué à six milliards d’euros a été annoncé. Sur X, le président français promet que cette nouvelle destination de loisir sera d’une ampleur inédite : “du jamais vu depuis Disneyland”.
Les contours du projet restent encore assez flous, et pour cause. Il ne s’agit pour l’heure que d’un protocole d’accord. Il permet au groupe saoudien Qiddiya, d’étudier le développement “d’une nouvelle destination de loisir à usage mixte en France”. Tout n’est donc pas encore joué et de nombreux défis attendent l’entreprise et Île-de-France.
Le développement commence
Dans son communiqué, Qiddiya annonce débuter “une phase de travail commun visant à définir les périmètres du projet, son modèle de développement et de son cadre contractuel”. Concrètement, l’heure est à plancher sur l’infrastructure ainsi que les moyens techniques nécessaires à sa concrétisation.
On sait déjà que Dragon Ball sera à l’épicentre d’un des trois parcs en projet, les deux autres sont auréolés de mystère. Autre univers manga, jeux vidéo ou licence iconique du petit et du grand écran ? Il reste encore de nombreuses inconnues dans cette équation.
Ce que l’on sait en revanche, c’est que le site doit s’installer sur la dépouille d’un parc français ayant mis la clé sous la porte quatre ans après sa création. C’est le site de Mirapolis, inauguré en 1987 et fermé en 1991, qui accueillera le parc Dragon Ball.
Mais les 55 hectares de friche pourraient ne pas suffire pour ce nouveau projet à portée internationale, le fonds d’investissement saoudien devrait d’abord racheter les terres agricoles environnantes afin d’agrandir la zone exploitable. À titre de comparaison, Disneyland Paris occupe 2 230 hectares sur les communes de Chessy et Coupvray.
Il y a aussi la question des transports en commun, Valérie Pécresse confirmait hier sur TF1 que la région Île-de-France travaillait sur ce projet depuis 18 mois. À terme, le parc Dragon Ball espère approcher l’échelle de Disneyland Paris qui revendique 16 millions de visiteurs annuels. Emmanuel Macron annonce la création de 22 000 emplois.
Pour 2030 ?
Le calendrier précis n’est pas encore connu, mais quelques informations ont déjà été partagées. L‘horizon 2030-2032 serait visé par les porteurs du projet. Les prochains mois devraient être une occasion pour Qiddiya de présenter plus en détail cette destination, et sans doute de nouer des partenariats avec d’autres géants du divertissement pour agrémenter sa destination de licences emblématiques.