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Après l’arrivée de TF1+, votre Netflix pourrait devenir un gros b*rdel

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La plateforme américaine explorer l’idée d’inviter ses concurrents dans son interface. Vous voyez Prime Video ?

La guerre de l’attention fait rage et Netflix veut ajouter une nouvelle corde à son arc. Selon les informations du New York Times, l’entreprise américaine étudie l’idée de devenir un agrégateur d’offre.  Une stratégie qui a plutôt profité à sa rivale Prime Video. Le N rouge a déjà fait un pas dans ce sens avec l’intégration de TF1+ en juin. Selon trois personnes proches du dossier, interrogées par le quotidien américain, de sérieuses discussions auraient déjà eu lieu avec des entités concurrentes.

Peacock and Fox One pourraient être les premiers services de streaming proposés en suppléments aux utilisateurs. Rien n’est encore fait, mais cette stratégie pourrait permettre à Netflix de consolider sa position de leader du secteur. Selon les informations d’Antenna, au cours des trois dernières années, le nombre d’abonnements effectués via un site tiers a bondi de près de 60%. Prime Video avait, en juin, 49 millions d’abonnements à des offres tierces, comme HBO Max ou encore Paramount+.

Écraser la concurrence

Netflix semble avoir atteint un plafond de verre avec ses 325 millions d’abonnés payants. Sa domination sur le secteur est indéniable, mais la concurrence ne baisse pas les bras. Prime Video a fait de sa position de carrefour du divertissement de salon un argument de taille.

Pour le N rouge, il est donc moins question d’attirer de nouveaux abonnés que de les convaincre de passer des heures sur son interface. En proposant les catalogues d’autres plateformes, Netflix augmente mécaniquement son nombre d’heures de contenus… et le temps passé sur ses services. Le temps, c’est de l’argent et un solide argument pour vendre de la publicité.

On ne sait en revanche pas si l’idée est de les intégrer sans surcoût comme TF1+ ou de créer des bundles comme Canal+. De la même manière, Netflix pourrait faire le choix de proposer d’autres plateformes en option, à la manière de Prime Video cette fois-ci. À noter que les sources du New York Times précisent qu’aucun accord ne devrait être conclu dans l’immédiat.

Un gros défi logistique

Si cette évolution de Netflix est encore en réflexion, elle pose plusieurs questions quant à la manière dont l’application pourra intégrer toutes ces nouveautés. Prime Video peine encore à faire vivre son interface, elle continue d’être contrintuitive. Netflix pourrait se confronter aux mêmes difficultés de mutation de l’expérience utilisateur. 

L’arrivée de TF1+ a déjà parasité sa page d’accueil, tous les utilisateurs n’adhèrent pas à la proposition, Netflix doit prendre gare à ne pas transformer son interface autrefois louée pour sa simplicité… en immense b*rdel. Dans tous les cas, ces nouveaux éclairages confirment que la mutation du streaming par abonnement n’est pas terminée.

Au final, les entreprises du secteur n’auront plus que deux choix qui s’offriront à elles : être distribuée par la concurrence ou devenir distributeur. Reste à voir qui sortira gagnant. Peut-être pas les utilisateurs qui peuvent s’attendre à voir les prix grimper… encore.

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