C’est un objet que tout le monde utilise deux fois par jour, et dont la technologie n’a pas fondamentalement évolué ces dernières années. Après les aspirateurs, les ventilateurs et les sèche-cheveux, Dyson s’attaque à un nouveau marché, sur lequel personne ne l’attendait.
Une brosse à dents avec une caméra embarquée
Ce 1er septembre à Paris, James Dyson dévoilait la CameraJet, première brosse à dents de la marque et, surtout, seule brosse à dents du marché équipée d’une caméra embarquée. Plus concrètement, le fabricant a embarqué une caméra macro de 100 000 pixels, logée dans la tête de brosse, et capable de filmer l’intérieur de votre bouche pendant le brossage. Le tout est piloté par un algorithme maison, qui promet d’analyser les images en temps réel pour détecter, suivre et prédire les problèmes dentaires. Encore plus fort, l’appareil veut remplacer le fil dentaire, en projetant un jet de bain de bouche pour déloger la plaque directement pendant le brossage.
Sous le capot, les chiffres promettent une innovation à la hauteur de la réputation Dyson : 16 millions de lignes de code, un système d’apprentissage automatique entraîné sur plus de 470 000 images dentaires, une tête de brosse qui effectue près de 1 000 mouvements par seconde, un stroboscope à 257 Hz pour synchroniser l’éclairage de la caméra, et même un réservoir sous pression, qui délivre le bain de bouche quelle que soit l’inclinaison de l’appareil. Chaque tête de brosse embarque aussi une puce RFID qui compte ses cycles d’utilisation et prévient quand il est temps de la remplacer.

Un écosystème complet, et une facture qui pique
Il fallait s’y attendre, Dyson ne vend pas une brosse à dents, mais un véritable écosystème. En plus de la brosse à dents, la marque lance aussi un dentifrice spécial qui ne mousse pas (indispensable pour permettre à la caméra de voir quelque chose), un bain de bouche décliné en deux parfums (Menthe Gingembre et Menthe Verte), une station d’accueil 3-en-1 qui recharge l’appareil et remplit le réservoir d’eau, et bien sûr, une compatibilité avec l’application MyDyson, qui permet de visualiser en direct l’intérieur de sa bouche, de cartographier les zones oubliées et de corriger sa technique de brossage. En termes de sécurité, la marque jure qu’aucune image n’est stockée, ni sur l’appareil ni dans le cloud.
Côté résultats, Dyson promet 58 % de plaque en moins par rapport à une brosse manuelle, et une efficacité jusqu’à 13 fois supérieure sur la santé gingivale. Reste la question qui fâche : le prix. La CameraJet a été lancée dès aujourd’hui, au prix de 479 €. C’est dix fois le prix d’une très bonne brosse électrique classique, sans compter les consommables maison, dentifrice, bain de bouche et têtes de rechange, qui transformeront mécaniquement chaque acheteur en abonné. Pas sûr que l’estampille premium du fabricant suffise à faire avaler la pilule.
