Passer au contenu

Alien Isolation 2 : le jeu fait peur à voir (mais c’est le but)

3 min
0 commentaire
Partagez

J’ai testé Alien Isolation 2 et c’est bien pipi culotte. Mais est-ce que ça suffira à convaincre les fans de toujours ? Pas sûre.

Dire que je suis une fan de jeux d’horreur serait un énorme mensonge. Pourtant j’étais ravie de m’inscrire à la preview d’Alien Isolation 2, présent à la Gamescom 2026. La franchise, monument du jeu d’épouvante, revient avec un deuxième opus que l’on espère tous marquera autant son époque que son prédécesseur. Mais ça revient à dire de me souhaiter d’être terrifiée. Ravie de voir que ça a été le cas.

La démo à laquelle j’ai pu jouer a duré plus ou moins une demie heure. Dans la section qu’on nous autorise à explorer, on est confrontés au crash d’un vaisseau, qu’il faut explorer à la recherche de survivants. Une mission simple, déjà teintée d’une mauvaise idée. Pendant près de 20 minutes, je découvre une série de couloirs, froids,  métalliques et sombres. Je ne peux chasser l’impression que le calme environnant n’est qu’une illusion et qu’on va me sauter dessus à tout moment.

L’art des menaces fantômes

Si vous avez déjà joué au tout premier Alien Isolation, vous ne serez pas dépaysés. Le deuxième opus reprend les poncifs de ce qui fonctionne déjà en termes de tension environnementale et de sound design. Ce dernier est particulièrement soigné et chaque seconde passée dans le vaisseau est un véritable calvaire auditif. Qu’il s’agisse du courant qui se remette en route, d’un élément qui tombe au sol, ou encore d’une porte qui s’ouvre, tout est non seulement perceptible, mais donne aussi l’impression d’être mille fois plus fort que ce qu’il devrait. Comme quand on essayait de ne pas réveiller les parents en jouant les filous la nuit.

Alien Isolation 2 (1)
© SEGA

Tout au long de la démo, j’ai surtout été bluffée de voir à quel point cette attention au son était poussée. Alors que je rampais dans des conduits pour me mettre à couvert, des bouteilles en métal à peine effleurées se sont mises à tinter. Si j’ai d’abord cru à un bruit scénarisé pour me faire peur volontairement, j’ai plus tard compris – quand je suis repassée dans ledit conduit – que je pouvais l’éviter en me collant davantage aux parois. Le sens du détail dans Alien Isolation 2 est tel qu’il a activement participé au sentiment de danger constant alors même qu’aucune menace n’était visible pendant les trois quarts de la démo.

La révélation de l’alien est quant à elle toujours spectaculaire. Elle ne m’aura pas arraché de cri contrairement aux dizaines de minutes qui ont précédé son arrivée, mais il est clair que l’aspect cinématographique du jeu n’a pas été mis de côté. Dès lors, le joueur se retrouve sans défense et sans arme, à devoir échapper à une immense créature dont l’apparence est aussi fascinante qu’elle est terrifiante.

Alien Isolation 2
© SEGA

Affaire à suivre

La section que l’on a pu voir se concentrait donc sur l’infiltration et la discrétion, appelant surtout à l’horreur psychologique plutôt qu’à la menace réelle qu’il faudrait combattre. On sent tout de suite que le studio n’en est pas à son coup d’essai et que tout est maîtrisé de bout en bout.

Pour autant, c’est un peu léger. On ne sait rien de la tension qui se profilera dans le reste du jeu, des mécaniques de gameplay qui seront mises à disposition des joueurs pour éviter le syndrome du “film interactif”, et surtout, la crainte aujourd’hui est que cet opus puisse faire redite. Il s’agissait cependant d’une très bonne première présentation du titre qui est attendu dans les prochains mois, sans précision d’une fenêtre de sortie pour le moment.

Articles sauvegardés