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Twitter revient par la fenêtre, mais sous le nom Tweet.app

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Operation Bluebird voulait ressusciter Twitter avec son nom, son bleu et son oiseau. La justice américaine a freiné ce bel élan : le nom Twitter reste interdit pour l’instant. En revanche, le mot « tweet » et le logo d’oiseau peuvent être utilisés. Résultat, Twitter.now devient Tweet.app.

Le retour de Twitter se complique. La startup Operation Bluebird, menée notamment par Stephen Coates, ancien conseiller juridique du Twitter original, avait lancé un nouveau réseau social sous l’adresse Twitter.now. L’idée était de reprendre une partie de l’identité laissée derrière par Elon Musk lorsqu’il a transformé Twitter en X après son rachat en 2022.

Pas de Twitter pour le nouveau Twitter

Mais X n’a pas apprécié. L’entreprise a saisi la justice pour atteinte à ses marques, et la justice a rendu une première décision. Il se trouve qu’utiliser le nom « Twitter » risquerait de semer la confusion chez les internautes. Operation Bluebird doit donc ranger Twitter.now et avancer sous un autre nom : Tweet.app.

La décision n’est pas pour autant une victoire totale pour X. Le tribunal estime que le réseau social a abandonné le mot « tweet » et le logo de l’oiseau. Tweet.app peut donc, pour le moment, garder ces éléments. Sur sa FAQ, la plateforme explique qu’un tribunal a refusé d’interdire son usage de la marque Tweet et du logo d’oiseau, car elle est en mesure de prouver que X les a abandonnés.

C’est précisément l’argument d’Operation Bluebird depuis le départ : si Twitter est devenu X, alors une partie de l’ancienne identité a été laissée de côté. Stephen Coates l’a formulé plus directement auprès d’Ars Technica : « Nous avons attendu des mois et des mois pour lancer, et nous n’allons plus attendre. »

Tweet.app est déjà en ligne, mais il faut encore patienter avant de publier ses premiers tweets. Le service accepte seulement les inscriptions sur liste d’attente. Plus de 170.000 personnes se seraient déjà inscrites et auraient demandé un nom d’utilisateur. Une opération qui a un coût, puisque la réservation d’un pseudo coûte 20 $.

Il existe aussi une formule Fighter à 40 $, avec les avantages des premiers soutiens : numéro et badge de fondateur, ainsi qu’un badge exclusif en forme de lance-pierre. Le site présente cette option comme destinée à ceux qui « ne font pas qu’arriver, ils se lèvent ». Peu importe ce que ça peut bien signifier.

La plateforme justifie ce ticket d’entrée par la lutte contre les bots et le besoin de rester indépendante. En clair, payer serait une façon de prouver qu’un vrai humain se trouve derrière le compte. Le réseau veut également corriger ce qu’il reproche aux plateformes actuelles : trop d’algorithmes, trop d’indignation, trop de faux consensus, avec l’aide de Vera, une IA censé vérifier les publications en temps réel.

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