Passer au contenu

Les robotaxis d’Uber débarquent à Londres, mais avec un humain au volant

2 min
0 commentaire
Partagez

Uber commence à proposer des trajets en voitures autonomes à Londres avec Wayve, une entreprise britannique spécialisée dans l’IA. Mais pour l’instant, pas question de lâcher complètement le volant : chaque robotaxi embarque encore un conducteur de sécurité.

Les robotaxis font leurs premiers tours de roue dans Londres. Uber lance au Royaume-Uni son premier service de minicab autonome, en partenariat avec Wayve. La flotte reste modeste : 15 Ford Mustang Mach-E électriques, équipées de la technologie de conduite autonome de l’entreprise britannique.

Autonome, mais pas tout seul

Côté passager, l’expérience reste très proche d’une course Uber classique. On commande un UberX, Uber Comfort ou Uber Electric, et si un véhicule autonome est disponible à proximité, l’application peut proposer cette option après la réservation. Le client est prévenu avant l’arrivée de la voiture, histoire de pouvoir choisir un véhicule traditionnel s’il préfère commencer la journée sans trop de science-fiction.

Le tarif, lui, ne change pas. Uber indique que la course coûte le même prix qu’un trajet équivalent en Uber classique, avec le montant affiché à l’avance. Autre détail amusant : même s’il y a bien un conducteur de sécurité dans la voiture, l’application ne demandera pas de pourboire. Ces véhicules ne circulent pas encore sans supervision. La licence obtenue par Uber à Londres impose la présence permanente d’un conducteur humain, prêt à reprendre la main si nécessaire. Et ce « si nécessaire » n’a rien de théorique.

Lors d’un premier trajet réalisé par une journaliste britannique, la voiture s’est plutôt bien débrouillée dans le centre de Londres. Feux, travaux, circulation dense, mini-rond-point, cycliste qui fait signe de passer : le robotaxi a suivi le mouvement. Mais dans une rue étroite, les portes arrière d’un van garé ont semblé s’ouvrir au moment du départ. La voiture a freiné, une alarme a retenti, et le conducteur de sécurité a repris le volant pendant quelques secondes.

Wayve assure que son système aurait pu gérer la situation, mais l’épisode rappelle pourquoi les autorités avancent doucement. Le gouvernement britannique travaille à un cadre pour permettre l’arrivée de voitures autonomes sur les routes en 2027, sans date précise. Transport for London dit vouloir « prendre le temps de bien faire les choses ». Uber affirme que les Londoniens sont curieux : plus de 100.000 clients interrogés via l’application ont déclaré qu’ils choisiraient un taxi autonome si l’option existait. Reste à voir combien passeront vraiment à l’acte.

La concurrence, elle, se prépare. Waymo teste déjà ses voitures à Londres, avec du personnel à bord mais sans service ouvert au public. Uber, de son côté, exploite déjà des flottes autonomes dans plusieurs villes américaines et prévoit d’étendre son partenariat avec Wayve jusqu’à Tokyo, avec des véhicules Nissan. Londres n’est donc qu’une étape, mais une étape scrutée de près.

Articles sauvegardés