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Le nouveau Resident Evil cartonne tellement au cinéma que les anciens jeux explosent

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Capcom doit être ravi de la popularité du nouveau film Resident Evil car ses ventes de jeux atteignent des sommets inattendus.

Contre toute attente, le nouveau film Resident Evil de Zach Cregger est un succès au cinéma, mais aussi auprès des critiques. Il réussit là où les précédentes adaptations de la franchise avaient échoué. Pour la première fois de l’histoire, le réalisateur semble comprendre ce qui rend les jeux aussi efficaces.

Il aura fallu attendre 2026 pour que la malédiction des adaptations Resident Evil semble enfin brisée. Le nouveau film connaît un succès commercial et critique spectaculaire, avec déjà 108 millions de dollars récoltés dans le monde et un score de 96 % sur Rotten Tomatoes. Il s’agit du meilleur accueil critique jamais enregistré pour un film Resident Evil en prises de vues réelles, après des années de productions souvent très éloignées de l’esprit des jeux.

Le phénomène ne se limite pas aux salles de cinéma. En effet, depuis la sortie du film, les anciens jeux de la franchise connaissent eux aussi un regain d’intérêt impressionnant. D’après les données d’Alinea Analytics rapportées par IGN, les ventes de Resident Evil 2 Remake ont augmenté de 64 % sur PS5, tandis que celles de Resident Evil 4 ont progressé de 54 %. Le nombre de joueurs actifs de Resident Evil 2 Remake a également bondi de 48 %, passant d’environ 78 000 à 116 000 joueurs quotidiens.

Une adaptation libre qui fonctionne

La grande particularité du film de Zach Cregger est qu’il ne s’agit absolument pas d’une adaptation fidèle d’un épisode précis. Pas de Leon Kennedy ou de Claire Redfield au centre de l’histoire. Le film suit Bryan, un coursier médical incarné par Austin Abrams, plongé dans une nuit de chaos à Raccoon City.

Cregger a fait le choix de raconter une histoire originale dans l’univers de Resident Evil, plutôt que de reproduire scène par scène l’un des jeux. Et c’est peut-être précisément ce qui permet au film d’aussi bien fonctionner. Le réalisateur cherche davantage à reproduire ce que l’on ressent en jouant à Resident Evil qu’à adapter son scénario. On retrouve certains ingrédients typiques du survival horror tels que les ressources limitées, l’exploration, les ennemis qui surgissent au mauvais moment et une tension quasi permanente.

Cela ne signifie évidemment pas que Cregger a complètement ignoré les jeux. Bien au contraire, le réalisateur est particulièrement fan de Resident Evil 2, tandis que la structure et certaines idées du film puisent également dans Resident Evil 4. Il n’est pas si étonnant que ces deux jeux regagnent de la popularité à la sortie du long-métrage.

La malédiction Resident Evil est-elle enfin terminée ?

Pendant longtemps, les films Resident Evil ont surtout été connus pour leur succès commercial malgré un accueil critique très mitigé. Aucun des précédents films en prises de vues réelles n’avait dépassé les 40 % sur Rotten Tomatoes, le précédent meilleur score étant seulement de 37 % pour Resident Evil : The Final Chapter.

Avec 96 % au Tomatometer et 91 % auprès du public, le film de Cregger change complètement la donne. Il ne s’agit plus seulement d’une adaptation qui fonctionne financièrement. Resident Evil semble enfin avoir trouvé au cinéma une formule capable de respecter l’ADN des jeux sans les transformer en copie conforme. Reste à savoir si une suite est prévue

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