On l’avoue, The Terminal List avait un peu disparu de notre radar avant que Prime Video vienne nous rappeler que la série existe toujours et que quatre ans après (soit une durée très longue quand on veut fidéliser les fans, demandez à Netflix), elle était à nouveau prête à prendre les commandes de la plateforme de streaming. Cela n’a pas manqué, puisque The Terminal List saison 2 s’est placée immédiatement dans le top 1 du service de SVoD d’Amazon. Deux bonnes raisons de s’y pencher un peu plus.

On dit deux raisons, puisque la première reste une première saison perfectible, mais plus que correcte dans ce qu’elle proposait en termes d’action. Et puis il y a le spin-off de l’année dernière : The Terminal List Dark Wolf, qui a su renouveler l’intérêt (sauf pour nous) autour de l’adaptation des écrits de Jack Carr, le romancier étant devenu lui-même scénariste de la série (y compris sur cette saison 2). À partir de là, il n’a pas fallu longtemps pour nous convaincre de nous lancer dans cette nouvelle mission, alors que nous faisons encore le deuil de Reacher (juste de la fin de saison, rassurez-vous) sur Prime Video.
Le synopsis de The Terminal List saison 2
Même si quatre ans séparent les deux saisons, l’intrigue elle-même se passe seulement quelques mois après que James Reece soit allé jusqu’au bout de sa liste en tuant son meilleur ami Ben Edwards (Taylor Kitsch). Il erre maintenant au milieu de l’océan, sans but et condamné par sa tumeur. Mais Reece n’est pas un homme qui abandonne et il décide de filer au Mozambique dans la réserve d’un vieil ami. De là, il est retrouvé par la CIA qui lui fait une offre empoisonnée : les aider à mettre la main sur un ancien allié de Reece devenu homme de main pour une nouvelle branche d’Al-Qaïda technologiquement avancée.

En parallèle, Raife Hastings (Tom Hopper), ancien SEAL devenu vendeur d’armes, et la journaliste Katie Buranek (Constance Wu) enquêtent pour découvrir comment le stock de Hastings se retrouve entre les mains de terroristes d’Al-Qaïda.
Faut-il se laisser tenter ?
Sur le papier, on pourrait penser que cette saison 2 de The Terminal List ne se justifiait pas. Après tout, que reste-t-il à raconter une fois que Reece, en mode assassin, a accompli sa mission ? En vérité, tout comme Carr a continué le récit dans True Believer, le second roman, il y a beaucoup plus à raconter sur la rédemption de Reece que sur sa vengeance. Même s’il faut trois épisodes pour remettre le personnage au cœur de l’intrigue principale.
La force de cette seconde saison réside en réalité dans ses personnages secondaires. Oui, le scénario n’est et ne sera jamais le point fort de la série qui cumule les poncifs du genre et qui souligne le patriotisme de ses hommes et femmes qui se battent pour la liberté M16 en main. Toutefois, l’importance de Hastings et de Buranek dans le récit, sans compter les nombreux autres protagonistes, permet d’équilibrer un peu mieux les différentes intrigues. Surtout que la série prend ses libertés avec le roman en ajoutant des enjeux plus contemporains avec la guerre russo-ukrainienne. Petite aparté : il est drôle de voir l’acteur russe Costa Ronin jouer habituellement des personnages russes et incarner ici un homme d’affaires ukrainien.

Autre précision importante : il est conseillé de regarder le spin-off Dark Wolf avant de lancer cette saison. Ce n’est pas indispensable à la compréhension globale, mais beaucoup de personnages, Hastings en tête, sont directement hérités de cette série qui se révèle en réalité plus une saison 2 qu’un spin-off, faisant de cette nouvelle flopée d’épisodes davantage une saison 3. Et Tom Hopper vole chaque scène par sa présence imposante et son charisme.
Et l’action dans tout ça ? On sait que c’est en réalité ce qu’on vient voir quand on se lance dans The Terminal List. Pour le coup, le rythme de cette saison 2 ne faiblit quasiment jamais avec une action renouvelée. Loin des assassinats de Reece de la saison 1, ici on a des affrontements bien plus musclés et visuellement, la série de Prime Video ne manque pas d’ambition. Plusieurs séquences n’ont rien à envier aux films sur grand écran et si on aime le genre, le show remplit toutes les cases. La violence est omniprésente tout en se refusant à la surenchère, l’idée étant de l’intégrer complètement à la diégèse de l’univers ou de ses protagonistes.
C’est peut-être ça qui fait le charme de The Terminal List, s’assumer autant que Reacher dans son domaine, sans prendre le spectateur de haut ou se compliquer inutilement la vie. Cette saison 2 parvient à se renouveler tout en restant fidèle à la direction artistique désirée et Chris Pratt réenfile la casquette de Reece avec aisance. Un brin de psychologie dans un monde de brutes, un récit qui s’attaque à la géopolitique, de quoi pardonner des dialogues moins recherchés. On espère juste ne pas devoir attendre quatre ans avant la saison 3.
On mate pour avoir sa dose de plomb et de poudre.