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[Dossier] Féminisme et super pouvoirs : quand les femmes prennent (enfin) le pouvoir

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Par Feel le

L’univers des comics de super héros a toujours été relativement sexiste. Mais les habitudes sont faites pour être cassées et tout ça est en train de changer depuis peu.
Alors, out les tenues sexy et inappropriées, dehors les clichés et bonjour l’équité. Quand le féminisme s’incruste (enfin) chez les super héros, ça fait du bien.

super women

Bien sûr, l’idée d’une version féminine d’un super héros n’est pas nouvelle, le monde a eu son lot de Batgirl, Batwoman, Spiderwoman et autres, mais le concept des héroïnes émancipées, femmes fortes et pas cruches, était jusqu’ici aussi rare qu’un point d’eau en plein désert. Depuis le début des comics de super héros, les personnages féminins ont presque toujours été écrits par des hommes, pour un public masculin. Même la très iconique Wonder Woman a d’abord été une pin-up avant d’être la guerrière féministe que l’on connaît aujourd’hui. Et puis sa tenue, même si on nous a vendu des vertus combatives et une plus grande liberté de mouvement, nous savons tous qu’elle représente avant tout un fantasme masculin. Va sauter sur place avec la tenue classique de Wonder Woman et son tour de poitrine, et on va bien voir si tu peux encore défoncer des bad guys après ça.

Les femmes sont hypersexualisées dans les comics de super héros, c’est un fait. Au-delà des corps toujours “parfaits” (aucune héroïne n’a de cellulite, ou un peu de ventre), ce sont surtout les postures qu’elles prennent, sur les couvertures mais aussi durant les histoires, qui sont abusées. Bien entendu, on parle d’un medium majoritairement masculin, et censé vendre du rêve. Mais quand le rêve est biaisé et déformé, quelle image de notre société renvoie-t-on aux lecteurs ? Les femmes seraient donc des objets sexuels, à peine vêtues, aux formes suggestives et aux poses lascives ? Et surtout condamnées à rester dans l’ombre des Supermen stéroïdés ?

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Alors après, et pour être totalement honnête, l’image des hommes aussi est complètement déformée dans les comics de super héros. Si toutes les nanas sont des bombes atomiques aux proportions improbables et aux crinières flottant majestueusement au vent, tous les mâles sont des Alpha qui feraient passer des statues grecques pour des biafrais. Globalement, l’idée est de nous faire oublier la réalité et de bien marquer ce côté surréaliste et exagéré du comic book de super héros. Du coup, effectivement, rien de choquant en soi à voir le physique de Steve Rogers ou la plastique irréprochable de Power Girl. Non, ce qui peut déranger, c’est que dans les comics, dans cet univers où tout est possible, les femmes sont encore vues comme inférieures aux hommes.

[nextpage title=”Tentatives ratées”]

Alors bien entendu, les comics de super héros, c’est majoritairement un truc de mecs. Mais pas que. Et il était temps que Marvel et DC s’en rendent compte. Si les années 60 et 70 ont traité de problèmes tels que la violence conjugale ou la drogue chez les jeunes, et que les années 90 et 2000 ont vu certains personnages faire leur coming-out, il semblait toujours manquer quelque chose à cet univers de corps parfaits en spandex : une forme d’égalité hommes/femmes.

Parce que même quand on avait un personnage fort comme Carol Danvers (la première Miss Marvel), les scénaristes réussissaient quand même à nous pondre une histoire sordide dans laquelle elle était kidnappée par son fils venu du futur, qui la violait et l’enfantait, pour donner naissance à… lui-même. Sans déconner, c’est un vrai scénario de chez Marvel. Pendant ce temps-là, Tony Stark enchaîne les conquêtes et se sert des femmes comme de vulgaires Kleenex. Normal.

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Et rien n’aurait pu évoluer, si des associations féministes n’avaient pas commencé à s’intéresser au phénomène des comics. Du coup, Marvel et DC, histoire de ne pas avoir à envoyer des avocats bégayer des excuses navrantes devant un public assez peu convaincu par l’intérêt des comics, ont décidé de redresser le tir. Pas toujours bien comme il fallait, pas en deux minutes, et pas forcément pour les bonnes raisons, mais l’important c’est pas la route, c’est la destination. Ou un truc dans le genre.

On peut prendre l’exemple le plus évident, celui de Wonder Woman. Tour à tour symbole d’un féminisme affirmé et gentille amoureuse soumise et littéralement impuissante, guerrière féroce et petite enfant apeurée se pointant au combat avec un ours en peluche sous le bras, Diana est un parfait exemple de l’inconstance avec laquelle sont vues les femmes dans les comics de super héros. Alors ignorance totale de la part des éditeurs ou au contraire désir totalement assumé de donner une place bien définie à « la » femme ? Il ne faut pas oublier qu’une super héroïne n’est pas féministe par définition, mais que c’est en fait entièrement dû à la vision du scénariste qui est en charge de l’histoire.

[nextpage title=”Équilibre dans le déséquilibre ?”]

Lorsqu’on connaît le principe d’offre et de demande, on peut comprendre (à défaut d’adhérer) pourquoi pendant de nombreuses années, les femmes n’étaient que des trophées, ou des faire-valoir. Pendant très longtemps, les comics ont été presque essentiellement lus par des hommes. Et si l’on reste dans les clichés, il est évident que la bombe sexuelle en bikini moulant va plaire au nerd en manque de confiance en lui. Calme-toi, j’ai dit que c’était un cliché. Ceci dit, de tous temps, les comics ont su s’adapter au monde réel, et évoluer plus ou moins en même temps. Et aujourd’hui, on trouve de plus en plus de lectrices de comics, comme en témoignent les affluences des nombreux comic-con de par le monde. Et certaines de ces lectrices (ainsi que quelques-uns des lecteurs, d’ailleurs) se sont avérées être de fervent(e)s défenseurs/seuses du féminisme.

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Marvel et DC n’avaient donc plus le choix ces dernières années, il leur fallait revoir leur copie s’ils voulaient éviter la mauvaise presse… et vendre encore plus de containers de comics. Et dans cette bataille, c’est clairement Marvel qui s’en est le mieux sorti. DC fait un peu figure du vieil oncle qui peste toujours contre les mêmes choses, enfoncé dans son fauteuil, à chaque réunion de famille. Et ce n’est pas le récent reboot New 52 qui a réellement changé la donne. Hormis une Barbara Gordon (Batgirl), remise de sa paralysie, et qui botte des culs en Doc Martens, et la superbe Batwoman (une héroïne rousse, juive, féministe et lesbienne – mais ce n’est pas un cliché -), le casting est un peu pauvre. Et ce n’est pas non plus du côté de la JLA et de ses sept membres, dont une seule femme (Wonder Woman), que l’on peut espérer trouver un semblant d’égalité ou d’avancée de la cause. Fort heureusement, DC n’est pas le seul éditeur dans la course, et oui, c’est mieux ailleurs.

[nextpage title=”Madame Marvel ?”]

Marvel, de son côté, semble avoir tout compris. Première candidate au rôle de porte-parole potentiel des femmes et du mouvement féministe : Jennifer Walters, plus connue sous le nom de She-Hulk. Alors s’il ne s’agit au départ qu’une version « fille » de son cousin Hulk, elle a su rapidement tirer son épingle du jeu, notamment au tout début des années 90, sous la plume de John Byrne. Femme libre et libérée, elle avait même parfois conscience d’être un personnage de comic book, un trait qui deviendra par la suite un des éléments clé de Deadpool. La She-Hulk de Byrne s’assume, n’a peur de rien ni de personne, et sait botter des culs tout en étant sexy. Et elle, vous n’allez pas lui dire qu’elle n’est qu’une image hypersexualisée de « la » femme. Sauf si vous ne tenez pas à vos dents. Il faudra toutefois attendre près d’un quart de siècle, pour voir déferler quelques héroïnes avec un background poussé, un costume portable en société et des postures moins suggestives.

Ce n’est que très récemment, lorsque Carol Danvers (encore elle) troque son identité de Miss Marvel pour devenir le nouveau Captain Marvel (un des titres les plus prestigieux de l’univers Marvel, tout de même), que les plus attentifs peuvent sentir qu’il est en train de se produire quelque chose. Les femmes commencent enfin à s’affirmer dans ce monde hyper macho qu’est celui des super héros. Le cas de Captain Marvel est d’ailleurs particulier, car après tout ce que ce personnage a vécu, la voir s’émanciper de la sorte, avoir sa propre série qui fonctionne très bien, et découvrir qu’elle a même une énorme fanbase partout dans le monde (les fameux Carol Corps), est assez inédit. Elle est donc passée du stade de femme violée par son propre fils mais qui part quand même vivre avec lui dans l’espace à celui d’icône kickass féministe. Et dans un monde tel que l’univers Marvel, ça n’est pas une mince affaire.

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Car même si des personnages comme Storm ou Jean Grey ont eu leurs moments de gloire, aucune n’a JAMAIS approché la popularité d’un Spiderman ou d’un Wolverine. Mais Captain Marvel est en train de changer ça, au point qu’un film Marvel est prévu pour 2018 la mettant en vedette. Elle n’est d’ailleurs pas la seule pilote de cette locomotive du changement, puisqu’on pourrait aussi parler de Spider Woman (Jessica Drew), qui a décidé de quitter les Vengeurs pour élever l’enfant qu’elle a eu par insémination artificielle. Notons d’ailleurs qu’elle a continué à fracasser du super vilain alors qu’elle était enceinte, une grande première dans l’univers des comics mainstream. Et en parlant de Spider Woman, il est est une autre, celle de la Terre 65, qui pourrait même être en phase de devenir une des Araignées les plus populaires de l’univers Marvel. Oui, presque autant que Peter Parker.

[nextpage title=”L’araignée, l’araignée… elle va bien vous faire kiffer”]

Transition parfaite (et je ne dis pas ça parce que c’est moi qui l’ai écrite) pour aborder le sujet des dernières créations féminines Marvel. Nous passerons très vite sur les versions féminisées des personnages célèbres, tels que Thor ou Miss America récemment ou Iron Man très prochainement, pour nous concentrer spécifiquement sur trois nouveaux personnages de l’univers Marvel, et trois icônes féministes comme on n’aurait jamais cru en voir il y a encore dix ans.

Tout d’abord, nous avons la Spider Woman de la Terre 65, qui n’est autre que Gwen Stacy ! Si dans le monde Marvel que l’on connaît, Spiderman tuait Gwen par accident en tentant de la rattraper après que le Bouffon Vert l’ait jetée dans le vide, celle de la Terre 65 est bien vivante, et c’est elle qui s’est faite piquer par une araignée radioactive, et non Peter Parker. Présentée aux lecteurs comme une sorte de clin d’œil dans l’event Spider Verse, sa popularité est immédiate et si énorme que Marvel décide de lui donner sa propre série, Spider Gwen, par Jason Latour et Robbi Rodriguez. Rien que le design de son costume fait exploser sa côte de popularité, avant même qu’elle ne soit apparue en action.

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Décriée par certains et adorée par d’autres, Spider Gwen apporte un vent de fraîcheur certain à un univers qui a généralement bien du mal à se réinventer dans la durée. Ici, Gwen Stacy est une ado qui joue de la batterie dans le groupe de rock des Mary Janes (dirigé par Mary Jane Watson), son père est toujours en vie et toujours dans la police, et sa vie est principalement celle d’une ado américaine. À ceci près qu’elle est recherchée par toute la police pour le meurtre de Peter Parker, qu’elle tue accidentellement alors que ce dernier s’est transformé en Lézard et a ravagé une bonne partie du lycée où ils étudient.

Très loin de n’être qu’une redite féminisée des premiers épisodes de Spiderman, Spider Gwen nous dépeint la vie crédible d’une petite nana avec des pouvoirs qu’elle n’a pas demandé, mais qui lui plaisent bien quand même. Et le fait que l’histoire se produise dans une réalité parallèle fait qu’on y retrouve de nombreux personnages connus, mais dans des situations totalement différentes. Sans vous spoiler, attendez-vous à croiser Frank Castle ou Matt Murdock.

Tête en l’air, avec des problèmes que peut avoir une jeune femme de son âge (rentrer à l’heure, ne pas perdre son téléphone, ne pas décevoir les copines, botter les fesses de ses ennemis…), Gwen vit des aventures intenses sous un trait incisif, qui ferait presque penser à du comic book indé. Les puristes qui se flagellent au martinet quand les yeux du costume de Spiderman changent ou que Tony Stark abandonne le jaune dans son armure crient évidemment au scandale, mais à part quelques posts énervés sur Internet, les rageux ne font plus grand bruit, et Spider Gwen peut continuer sa tranquille domination mondiale.

Elle n’a pas non plus le physique d’une culturiste survitaminée, ni un costume sexualisé. Non, c’est une nana toute simple, et c’est ce qui la rend irrésistible. Parce que pour la première fois depuis… Kitty Pryde sans doute, une héroïne est une girl next door. Et contrairement à Kitty Pryde, Gwen a sa propre série, qui cartonne. Et elle n’est pas la seule.

[nextpage title=”J’la connaissais, mais avec un rabbin…”]

Ça ressemblerait presque à une histoire drôle, du genre « une femelle écureuil et une musulmane sont sur un helicarrier du S.H.I.E.L.D. Les Skrulls attaquent, qui tombe à l’eau ? », mais les deux autres super héroïnes dont nous allons parler n’ont rien d’une blague. Bon, Squirrel Girl, un peu quand même. Mais pas la nouvelle Miss Marvel. Avant de parler de celle qui est en train de révolutionner le monde du comic book mainstream de super héros, quelques mots sur Squirrel Girl. Voici donc une jeune étudiante dotée de la force proportionnelle d’un écureuil (ne riez pas), d’une énorme queue (ne riez pas) d’écureuil, de dents d’écureuil (ne riez pas), et qui peut parler aux écureuils (ne riez pas). Et dans sa checklist d’ennemis vaincus, on trouve quand même Dr Doom, Thanos, ou encore Galactus (allez-y, riez, pour voir). Squirrel Girl est une vraie nerd qui aime faire des selfies avec ses copines dotées (ou non) de super pouvoirs, et est toute excitée à l’idée de combattre le crime. Là encore, nous sommes plus proches d’un personnage qui serait issu de Scott Pilgrim que d’une égérie d’Adam Hughes, et les jeunes femmes qui aiment se taper des saisons entières de séries sur leur canapé, avec un pot de glace posé sur le ventre, ont enfin un personnage qui leur ressemble. Une héroïne un peu fofolle, contemporaine, au comportement pas toujours socialement très adapté, et capable de se défendre toute seule. Et en plus, elle a sa propre série, tout comme la nouvelle Ms Marvel, sans qui un tel dossier n’aurait peut-être même pas été réalisé.

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Kamala Khan est une jeune femme de seize ans. Jusqu’ici, rien d’original ou de surprenant. Mais si l’on vous dit qu’elle est pakistanaise ET musulmane ? En effet, pour un esprit sensible et éveillé, il n’y a rien de particulier, et pas de quoi fouetter un chat. Sauf que si vous connaissez bien l’univers des comics, vous savez que c’est complètement nouveau, et une prise de risque énorme de la part d’une compagnie située dans un des pays les plus racistes de la galaxie, à savoir les États-Unis d’Amérique Blanche (j’anticipe pour le dernier mot, il devrait être ajouté au lendemain des prochaines élections). Créer un personnage de confession musulmane, et en plus une jeune femme, ET EN PLUS en faire un fer de lance de la nouvelle garde des personnages Marvel, dans le climat actuel, fallait oser. Et celles et ceux qui ont voulu croire à un coup de pub’, et qui pensaient que Ms Marvel n’allait tenir que trois ou quatre épisodes, le temps de faire du buzz et de rapporter quelques millions de dollars dans les caisses, se sont complètement trompés. Le phénomène a été tel qu’on a parlé de Kamala sur CNN, dans le New York Times, et un peu partout à la télé.

Mais le comic book, dans tout ça, il vaut quoi ?

[nextpage title=”KHAAAAAN !”]

Le personnage de Kamala Khan apparaît pour la première fois brièvement en août 2013 dans Captain Marvel N°14, avant d’avoir sa propre série en février 2014. Et cette série, disons-le tout de suite, est excellente. Excellente déjà parce qu’elle adresse de nombreux tabous présents dans notre société. Les parents de Kamala sont tous deux très conservateurs, sa meilleure amie, musulmane également, porte le voile, et son frère est un fervent religieux, affublé de la tenue traditionnelle et d’une barbe. Et pourtant, Miss Marvel parvient à passer outre les clichés évidents et à proposer une critique sociétale sous-jacente, à peine masquée par un univers par moments presque toriyamesque (de l’auteur Akira Toriyama, et son univers délirant, révélé dans Dr Slump et le début de Dragon Ball).

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Kamala, vit dans le New Jersey (c’est un peu le Lille des Américains), écrit des fanfics sur ses super héros préférés, va au lycée et n’a jamais remarqué que son meilleur ami est fou amoureux d’elle. Une ado comme les autres… jusqu’au jour où un étrange nuage révèle ses pouvoirs. Devenue polymorphe (c’est à dire la capacité de modifier la taille, la forme et la masse des parties de son corps), Kamala décide immédiatement de faire usage de ses pouvoirs pour le bien. Über fan des Vengeurs, et plus spécifiquement de Carol Danvers (décidément), elle décide de reprendre le nom de Miss Marvel, puisque cette dernière est désormais devenue Captain Marvel. Pour son costume, Kamala n’a qu’à piocher dans les valises de fringues de fan de super héros, qu’elle mélange avec une tenue plus traditionnelle, rendant ainsi hommage à ses racines. Et c’est parti pour des aventures farfelues, mais captivantes. On sent que la nouvelle génération d’auteurs et d’illustrateurs chez Marvel s’éclate, et ça fait du bien.

Pour conclure, je dirais que si l’égalité dans la kickasserie a encore du chemin à faire, et que le ratio homme/femme est en train de s’équilibrer, notamment grâce à une toute nouvelle équipe de vengeurs composée uniquement de nanas, La A-Force (j’ose pas imaginer le chaos pendant les briefings pré-missions…), une chose est certaine, toutes et tous sont égaux dans le ridicule de leurs costumes.

D’un côté, nous avons certains super héros qui mettent encore leur slip par dessus leurs collants, d’autres qui pensent qu’ils pourraient vraiment faire peur à des mafieux albanais en se déguisant en chauve-souris ou d’autres encore qui sont affublés de dizaines de petites poches en cuir dans lesquelles il n’y a jamais rien… De l’autre, nous avons une super héroïne à forte poitrine avec un trou rond dans son costume juste au niveau des seins, d’autres qui semblent avoir décrété que le bikini échancré et brésilien était une tenue de combat adaptée, et toutes celles qui se battent avec des talons de douze centimètres… Du coup, c’est clair qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Des deux côtés.

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Mais le monde change, et Marvel et DC semblent enfin décidés à s’adapter.