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[Dossier] Iron Fist : portrait du héros et décryptage du comic book

Alliance ethnique

Il serait en effet réducteur de n’imaginer Iron Fist que comme une ballerine en collants, un opportuniste poussant des petits cris stridents, envoyant des coups de poing au plexus solaire de gangsters. Non, Daniel Rand est avant tout au centre d’un des premiers couples interraciaux de l’histoire des comics, et ça, vu comme l’Amérique est conservatrice, ça vaut le coup d’être précisé.

Mais avant toute chose, revenons aux origines du personnage. Daniel Rand est un peu comme Batman. Non, ce n’est pas un schizophrène qui se déguise en chauve-souris pour péter de la racaille, mais tout comme ce dernier, Danny a perdu ses parents et les a vus mourir sous ses yeux.

Recueilli par un maître en arts martiaux, il apprend à défoncer des mannequins de bois en leur collant des revers de la main à la vitesse de l’éclair, tel un Bruce Lee sur papier mal imprimé. Il ira même défoncer un dragon à mains nues, ce qui lui vaudra quand même de se retrouver avec un joli tatouage de dragon sur le torse. Heureusement qu’il n’a pas affronté une poule ou un dauphin… Bref. Plongeant ses mains dans un brasier contenant le cœur fondu du dragon (c’est du sérieux, attention), Danny ressort de là doté du pouvoir du poing de fer (Iron Fist). La rédaction insiste toutefois sur l’importance de ne pas retenter l’expérience chez vous. Déjà parce que c’est dur de trouver du cœur de dragon fondu, même chez Super U, et parce que c’est plus difficile de scroller pour lire nos articles avec des moignons.

Avance rapide jusqu’à son alliance avec Luke Cage et sa relation avec Misty Knight, deux icônes de la Blaxploitation, ce mouvement social et culturel né dans les années 70, et qui a pas mal apporté positivement à l’image des populations afro-américaines aux États-Unis.