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[Dossier] Mad Max : le point sur l’avant et l’après Fury Road

Mad Max en jeu vidéo ?

Cinéma

Par Gaylord le

Mad Max en jeu vidéo ?

Une des composantes essentielles de Mad Max est sa propension à inventer des bolides de plus en plus fous. De l’Interceptor au V8 en passant par une ribambelle de tous-terrains, la saga Mad Max s’en est toujours fait une spécialité, voire un enjeu majeur dans un univers qui mise une grosse partie de son désespoir et de sa sauvagerie sur l’absence de carburant, et par extension sur la fin d’une civilisation. C’est à se demander du coup comment un jeu vidéo Mad Max digne de ce nom n’a pas vu le jour plus tôt ?

Pour accompagner la renaissance de la saga en salle, Fury Road s’accompagne d’un jeu qui reprend les composantes de son univers. « Un jeu à licence » vous diraient les lecteurs du Journal du Gamer en tentant de réfréner une légère grimace, tradition dans le monde du divertissement qui vise à accompagner à tout prix un film de son pendant vidéoludique. Même s’il est mauvais, surtout s’il est mauvais tant les contre-exemples sont légion et continuent de sortir au même rythme depuis des années. Et pourtant, Mad Max (sans aucun sous-titre) débarque avec de belles promesses : celles de fournir aux PlayStation 4 et Xbox One un peu chiches en grosses sensations un vrai bac à sable nouvelle génération. Sans oublier le PC supérieur, bien évidemment.

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Quoi de plus normal que le jeu vidéo Mad Max mise tout sur l’exploration d’un gigantesque désert et l’acquisition de bolides de plus en plus puissants ? Challenge accepted par Avalanche Studios (célèbre pour son délirant Just Cause) qui nous prépare une sorte de condensé de tout ce que Mad Max peut nous offrir de mieux en terme de survie en milieu hostile. Le jeu se pose en parfait complément à Fury Road, il se déroule avant, mais reste plus proche de l’héritage des premières versions à en juger par la dégaine de son héros (qui fait tout de suite penser à Mel Gibson) et aux décors visités. On y aperçoit en effet quelques clins d’oeil amusants, de la V8 d’origine (et modifiable) aux lieux traversés comme le dôme du tonnerre du troisième film dont le rôle exact reste encore à définir. Autre élément de taille dans le jeu : la physique du véhicule qui tient une place prépondérante dans nos traversées suivant que l’on décide d’ajouter plus ou moins d’éléments pour l’améliorer — du blindage au moteur décuplé en passant par l’acquisition d’un bélier pour défoncer tout ce qui bouge. Entre autres.

Ah, et entre deux virées sablonneuses, ne soyez pas étonnés de vous faire régulièrement assaillir par de nombreux ennemis et de devoir les calmer au prix d’hectolitres de sang déversés sur votre carrosserie. N’oubliez pas qu’on reste dans un univers malsain, quelque chose de nettement plus proche de l’ambiance des premiers films.

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