Dossier

[Dossier] Moon Knight ou le culte de la (multiple) personnalité

De l'art sur papier

Ces nouvelles aventures de Moon Knight commencent fort, très fort. On y découvre Marc Spector enfermé dans un asile de fous, dans lequel il serait en fait enfermé depuis de nombreuses années. Moon Knight, Lockley, son passage chez les Vengeurs… tout ça ne se serait donc produit que dans sa tête et il ne s’agirait que d’un pensionnaire schizophrène paranoïaque à tendance hyperviolente. Persuadé que tout ceci n’est qu’un coup monté pour le rendre plus fou qu’il ne l’est, Spector tente de s’enfuir… et tombe successivement sur toutes les personnes qui ont compté dans sa vie. Tantôt c’est une assistante médicale qui possède les traits de sa bien-aimée, tantôt un maton est son pire ennemi, tantôt un autre pensionnaire ressemble trait pour trait à l’un de ses associés. L’angoisse est palpable et parfaitement ressentie, et on a presque les mains moites en tournant les pages. Jeff Lemire, l’auteur, maîtrise complètement son sujet et le résultat est époustouflant. On a le souffle haletant et on s’accroche à son comic book. Pour ne rien vous gâcher, je ne vous spoilerai pas et vous conseille plutôt vivement de découvrir ça par vous même. Conseil de lecture avant de passer à la conclusion : offrez-vous les deux premières reliures de Moon Knight Vol.5 (la troisième est très dispensable) et passez à Moon Knight Vol.6.