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[Dossier] X-Men : Bryan Singer a-t-il changé le monde ?

Quand j's'rai grand, j's'rai un X-Men !

Dossiers / Comparatifs

Par Feel le

Depuis qu’elle existe, l’industrie du comic book a connu de nombreux hauts et tout autant de bas, et Marvel et DC ont plus d’une fois été à deux doigts de mettre la clé sous la porte. La faute à un medium trop spécifique, visant un public de niche, sans doute. Alors forcément, quand des films mettant en scène des personnages Marvel ou DC ont commencé à arriver en salle, les fans ont pu enfin partager leur passion avec leur entourage, sans avoir à leur faire lire leurs précieux TPB (trade paperback, les comics tels qu’on les achète en kiosque ou en comic shop, aux États-Unis). Mais bien que les années 70, 80 et 90 nous aient réservé leur lot de perles en matière de films de super héros, telles que le Superman de Richard Donner, Blade, les Batman de Burton ou, dans un autre registre, le cultissime Howard the Duck, il faudra survivre à une majorité de (très) mauvaises productions (comme le film Fantastic Four jamais sorti, qui est d’une médiocrité hilarante… mais toujours mieux que ceux produits et sortis plus récemment) et attendre 2000 et l’arrivée du X-Men de Bryan Singer pour que le monde entier prenne enfin les héros en slip dépareillé au sérieux.

Faculté d’adaptation

Ce qu’on va constater au fil des années, dès lors que le phénomène X-Men va envahir les salles, puis les salons des fans et amateurs de films d’action, c’est que l’adaptation ciné se met à déteindre sur les comics. Là où les comics ont presque essentiellement (et depuis leurs débuts) représenté des personnages littéralement hauts en couleur, l’émulation suite au premier opus de la saga X-Men va faire que dans les comics, les personnages vont se retrouver avec des costumes noirs, plus sobres, plus « réalistes ». Certains fans verront ça d’un très mauvais œil, d’autres n’y verront qu’une marque de fabrique comme les pochettes Liefeldiennes ou les coupes de cheveux improbables l’ont été pour les années 90. Chaque ère a ses codes graphiques, et il semble que l’ère moderne ait décidé de les puiser dans les films. Pourquoi pas.

D’ailleurs, la mode du cuir noir et des situations réalistes n’a pas touché que les X-Men, puisque Marvel a surfé sur la vague et a lancé en 2002 l’univers Ultimate, une sorte de réalité alternative, et plus spécifiquement les Ultimates, une version plus réaliste et plus sombre des Vengeurs, avec des personnages aux costumes plus proches des tenues militaires que des justaucorps de gymnastes russes.

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