Passer au contenu

Les 10 films de fantasy qu’il faut absolument voir

Quand on pense fantasy, on pense quasi systématiquement à un certain Seigneur des Anneaux. Pourtant, les longs-métrages touchant au genre sont nombreux et pour vous aider à faire un choix, voici 10 films de fantasy immanquables.

La fantasy est un genre littéraire en apparence pas si souvent exploité sur grand écran. En apparence seulement. Car bien avant que Stranger Things ne popularise à nouveau Donjons & Dragons et sans même parler d’un certain Tolkien, le cinéma nous a abreuvé et nous abreuve toujours de films fantasy, bien que cela ne soit pas toujours mis en évidence pour le spectateur. En effet, cette forme d’expression touche au merveilleux, à un monde où la magie est chose naturelle par exemple, se distinguant ainsi du fantastique ou encore de la science-fiction. Dans cet ordre d’idée, le conte de fées peut être considéré comme un sous-genre. Dit autrement, Blanche-Neige est un film de fantasy, Harry Potter non. Et pour vous aider, le Journal du Geek vous a fait une sélection de 10 films de fantasy à avoir vu dans sa vie.

Profitez du Seigneur des Anneaux, version longue

La trilogie Le Seigneur des Anneaux (2001)

Ne jouez pas les étonnés, on ne pouvait pas faire une liste de 10 films de fantasy sans y intégrer l’adaptation de Peter Jackson. Et comme on ne voulait pas occuper 3 places pour une seule histoire, on regroupe toute la trilogie Le Seigneur des Anneaux. On est des fous. Alors que le genre commençait à sombrer dans la désuétude et que les écrits de Tolkien étaient considérés comme difficilement adaptables malgré un premier essai en animation, le réalisateur néo-zélandais est venu, a vu, a vaincu, signant l’une des trilogies les plus majeures du cinéma. Un succès critique, commercial et académique, signant, en quelque sorte, une révolution pour la fantasy. Et puis la musique de Howard Shore.

Willow (1988)

Avant d’accoucher d’une série aujourd’hui disparue (littéralement), Willow nous embarque dans un voyage en compagnie d’un roublard au nom le plus cool du monde (Madmartigan, incarné par le regretté Val Kilmer) et d’un Nelwyn (Warwick Davis, bien connu des fans de Star Wars et de Harry Potter). Willow est une véritable féerie où les effets pratiques donnent vie à un monde empli de merveilles, non sans son lot de violence et quelques créatures cauchemardesques. Casting, rythme, bande-son, Willow est encore l’une des plus grandes réussites dans le genre fantasy, malgré son âge.

L’Histoire sans fin (1984)

L’Histoire sans fin (pour le coup, on restera sur le premier film) est un traumatisme. Celles et ceux qui l’ont vu, surtout enfants, se souviendront toujours d’une scène iconique, la larme à l’oeil. Du reste, toute la promesse de L’Histoire sans fin est dans le titre. Un conte qui ne finit jamais, car seul compte l’imagination du lecteur, rendant ainsi l’hommage le plus pur à la fantasy et au livre qu’il adapte. S’il a un peu mal vieilli, son histoire, son ambiance assez sombre et ses créatures fantastiques marquent l’esprit. Une œuvre poétique, dure parfois, touchante souvent.

Conan le barbare (1982)

Comment ne pas citer le film qui a propulsé un certain Arnold Schwarzenegger sur le devant de la scène ? Le chêne autrichien est né pour être l’incarnation de chair et d’os du héros littéraire de Robert E. Howard (Jason Momoa l’a appris à ses dépens) devant la caméra de John Milius. La bande originale, la carrure de l’acteur, tout ici est volontairement disproportionné pour donner des accents épiques à Conan le barbare. Épique, mais aussi lyrique. La caméra de Milius filme les grands espaces avec une certaine poésie, rendant chaque plan esthétiquement beau. Combats féroces, créatures magiques et acier trempé, bref, un pur film d’héroïc-fantasy.

Dark Crystal (1982)

En partant de rien (chose rare pour un film de fantasy), Jim Henson, créateur des Muppets, et Frank Oz signent une œuvre iconoclaste, audacieuse où les acteurs laissent place à des marionnettes et où l’effet pratique devient non pas un outil, mais une partie intégrante de l’histoire. Loin du côté parfois enfantin du genre, Dark Crystal baigne au contraire dans une ambiance sombre, mature, et le film deviendra une référence pour beaucoup de projets de pop culture, y compris dans le jeu vidéo. Un long-métrage unique qui a accouché des années plus tard d’une série préquelle sur Netflix qui n’a pas connu le succès qu’elle méritait. Tout comme Dark Crystal à sa sortie au final. On espère alors que le temps saura s’en souvenir.

Peau d’âne (1970)

On l’avoue, nous ne sommes pas les plus grands fans de Peau d’âne, aussi bien pour son aspect comédie musicale que pour le récit incestueux rapporté du conte de Charles Perrault. Néanmoins, il est indéniable que le film de Jacques Demy est un incontournable et fait partie du patrimoine culturel français. Loin du côté épique de ses cousins étrangers, Peau d’âne est une œuvre poétique assumant le second degré et le côté flamboyant du conte de fées, sous-genre de la fantasy. Un film volontairement grandiloquent, ridicule, avec une touche de mélancolie. Une ode à un cinéma hybride, qui se refuse à rentrer dans une case.

Excalibur (1981)

On ne pouvait faire un top des 10 films de fantasy immanquables sans plonger dans la légende arthurienne. Excalibur de John Boorman est un modèle d’ambition visuelle, exigeant, qui n’a pas peur de perdre parfois le spectateur par son récit assez gourmand, pas toujours croquant. Le long-métrage ne cherche pas la « réalité historique », mais épouse la légende, le mythe, pour nous raconter la tragédie du roi Arthur. C’est autant un film grand spectacle qu’une œuvre finalement assez intimiste, qui n’a pas peur de montrer les aspects les moins reluisants de l’histoire des personnages. De la fantasy médiévale pur jus.

Princesse Mononoké (1997)

Si on a vu avec Dark Crystal que la fantasy n’avait pas besoin d’acteurs de chair et d’os, elle n’a pas plus besoin d’imagerie réelle. Princesse Mononoké est sans aucun doute l’un des plus grands chefs-d’œuvre du maître Hayao Miyazaki, le temps ayant fait du film l’un des plus importants de l’histoire de l’animation. Rien que ça. Un long-métrage centré sur la mythologie japonaise d’une complexité rare, dont la profondeur narrative est tout aussi importante que la générosité visuelle. Une œuvre mature, grave, qui a contribué à ce que l’animation soit considérée également comme un terreau à des récits adultes.

Donjons & Dragons : l’honneur des voleurs (2023)

Après quelques adaptations ayant bien sali la réputation de la marque iconique de jeux de rôles, il fallait bien Jonathan Goldstein et John Francis Daley pour nous redonner envie de lancer les dés. Donjons & Dragons : l’honneur des voleurs n’a pas la grandeur de beaucoup de films de cette liste, mais il en a le cœur et le respect du genre. Boudé en salles suite à une campagne promotionnelle manquée, le long-métrage est un excellent divertissement qui sait ce qu’il adapte tout en n’hésitant pas à s’en moquer entre les lignes. Une aventure qui respecte le joueur et le simple spectateur.

Shrek (2001)

Après avoir enchaîné les films de fantasy matures, un peu de légèreté ne fait pas de mal. Shrek est une autre pierre angulaire du cinéma d’animation et du genre en général pour son ton irrévérencieux, son esprit parodique des contes de fées et ses blagues à double lecture destinées aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Dans un sens, le film a contribué à rendre à nouveau la fantasy populaire grâce à son humour et son détournement des codes. On ne compte plus les longs-métrages s’étant inspirés de l’esprit Shrek dans les années qui ont suivi, alors qu’un cinquième opus de la saga va voir le jour.

Profitez du Seigneur des Anneaux, version longue

🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.

Mode