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[Dossier] 7 films fantastiques, de science-fiction ou d’horreur à voir sur Netflix pour changer des classiques

Cinéma

Par Felix Gouty le

Pour éviter les classiques du genre de l’imaginaire comme Matrix, Interstellar ou Jurassic Park, nous vous proposons une sélection de sept films à découvrir en ce moment sur Netflix !

Pour beaucoup, le confinement généralisé a été l’occasion de se plonger enfin dans ces listes Netflix à rallonge que la procrastination et la vie quotidienne habituelle repoussaient. Après plus de trois semaines d’isolement forcé, il se peut que ces listes finissent par se tarir. Ainsi, une question d’importance capitale se pose : quoi regarder après avoir vu, revu et re-revu les trilogies Matrix et Retour vers le futur, les Jurassic Park et Jurassic World, Interstellar, Inception et les différents films Star Trek ou encore les derniers long-métrages originaux comme Annihilation ? Pour y répondre, le Journal du Geek vous propose une sélection sept films du genre de l’imaginaire (science-fiction, fantastique, fantasy ou horreur) loin des classiques, à découvrir sur Netflix.

Avril et le monde truqué

Quoi de mieux qu’un film d’animation franco-belgo-canadien pour débuter cette sélection de pépites méconnues ? Surtout que dans Avril et le monde truqué, il y a un peu tout pour plaire : du steampunk, en veux-tu-en-voilà, une histoire alternative sans guerres mondiales, des lézards mutants, un chat qui parle, un manoir ambulant, un thème écologique, etc. En plus de proposer une uchronie très originale et riche, le film regorge de bonnes idées science-fictionnelles sans s’emmêler les pinceaux. Sorti à l’origine au cinéma en 2015, année durant laquelle il a remporté le prestigieux Cristal du long-métrage au Festival d’Annecy, Avril et le monde truqué est adaptés de l’œuvre et de l’univers imaginé par Tardi, célèbre auteur de bande dessinée, notamment Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec.

Colossal

Si, au premier abord, ce film ressemble juste à un autre drame romantique, il n’en est pas un. Dans Colossal, Anne Hathaway incarne une jeune femme en pleine séparation avec son conjoint. En faute, un alcoolisme insoupçonné qu’elle va devoir combattre en revenant dans sa ville natale. Elle y retrouve rapidement un ami d’enfance qui va l’aider. En parallèle, un monstre gigantesque puis un méka dévastent la ville de Séoul, en Corée du Sud, de l’autre côté de la planète. Un monstre qui, curieusement, agit comme elle. Si sa narration possède quelques faux pas, Colossal reste remarquable dans sa manière d’aborder l’alcoolisme, la dépression, la rancune, le harcèlement ou encore la toxicité d’une relation à l’aide d’analogies avec des kaijus.

The Wandering Earth

D’aucuns diraient qu’en quelque sorte, il s’agit de l’Armageddon chinois. D’autres pourraient même comparer l’intrigue de ce film à l’ambition sans borne de la Chine. Adaptation filmique du roman éponyme du très prisé Liu Cixin, The Wandering Earth est, à sa sortie dans les salles chinoises, le deuxième plus gros succès historique de son box-office. Il faut dire que les moyens et les enjeux sont d’une ampleur sans précédent : dans ce film, le Soleil sur le déclin pousse la population humaine à déplacer la Terre vers une nouvelle étoile à l’aide de réacteurs géants. Si une telle prémisse dépasse l’entendement, le déroulement de l’intrigue remet assez facilement les pieds du spectateur sur terre, grâce à la force de la relation familiale qu’entretiennent les personnages principaux entre eux.

Jessie

Les meilleurs films d’horreur sont-ils les plus crédibles ? Peut-être. Jessie (alias Gerald’s Game dans sa version originale), adaptation d’un roman du roi de l’horreur, Stephen King, réalisée par Mike Flanagan (Docteur Sleep), se base sur une prémisse aussi simple qu’angoissante. Lors d’un week-end en amoureux dans une maison isolée et sans smartphone, Jessie et Gerald tentent de pimenter leur couple en utilisant des menottes. Sauf que voilà : Gerald est cardiaque et succombe sans que Jessie, attachée au lit, ne puisse faire quoi que ce soit pour le sauver. Jessie va donc devoir survivre pendant des jours, luttant contre la soif, les charognards et surtout sa propre psyché. Le film exploite parfaitement sa prémisse et réussit, par le biais de la réactivation du traumatisme de Jessie, à intriguer jusqu’au bout.

Arès

Si, comme nous, vous n’en pouvez plus d’attendre Cyberpunk 2077 et que vous connaissez déjà Blade Runner, dans toutes ses “cuts”, par cœur, un film français pourrait bien vous faire patienter encore un peu. Plutôt que de déambuler entre les néons des rues de Néo Tokyo ou d’un Los Angeles futur, Arès vous emmène dans un Paris dystopique où la seule source de divertissement est une ligue de “free fight” peuplée d’athlètes transhumains. Son personnage principal éponyme s’embourbe dans une affaire mêlant les classiques du genre cyberpunk : corruption, manipulation et insurrection. Un bon combo pour les amateurs de cyberpunk et de films de combat !

Godzilla (trilogie d’animation)

Crédits : Toho / Polygon / Netflix.

L’originalité et les ré-interprétations de grands piliers pop culturels ne sont pas toujours bienvenus, mais certains regorgent de bonnes idées. La récente trilogie de films d’animation japonaise Godzilla – qui réunit Planet of the monsters, City on the edge of battle et Planet eater – fait partie de ses œuvres moins conventionnelles à l’origine de vrais débats auprès des fans. Dans cette trilogie, un Godzilla sur-dimensionné (et c’est dire) et indestructible pousse l’humanité à quitter la Terre à bord d’un gigantesque vaisseau pour errer dans l’espace à la recherche d’un nouveau foyer. Après des milliers d’années d’errance, elle finit par revenir sur Terre pour prendre sa revanche. Pris ensemble, les trois films parviennent à retravailler certaines fondations de l’univers Godzilla sans quitter des yeux ses thèmes fondateurs.

I am mother

Ne vous laissez pas méprendre par la bande-annonce de I am mother. Si celle-ci lui donne l’ère d’un énième film de science-fiction sensationnaliste, il n’en est en réalité presque rien. Il s’agit en réalité davantage d’un thriller psychologique plongé dans un univers science-fictionnel et le rapproche presque d’un Solaris d’Andreï Tarkovski. Lorsque l’on a vécu toute sa vie à huis clos, élevé à croire une conception du monde, qui croire lorsque celle-ci s’écroule face à la réalité du monde extérieur ? Peut-on faire confiance à la mère adoptive, d’une autre espèce, qui nous a élevés ? Telles sont les questions que pose l’Australien Grant Sputore dans un premier film qui n’en a pas l’air.

Jessie
  • 411 Pages - 06/13/2001 (Publication Date) - Le Livre de Poche (Publisher)