Dossier

[Notre sélection] Le génie de Philip K. Dick en cinq films

Entre robotique...

Cinéma

Par Henri le

Blade Runner

Alors que la suite est attendue pour le 4 octobre prochain, Blade Runner reste une des œuvres de science-fiction les plus marquantes du cinéma. Directement inspiré du roman “Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques”, qui reste un des travaux majeurs de l’auteur, le film de Ridley Scott impressionne encore aujourd’hui. Précurseur du style néo-noir, qui connaîtra un essor considérable dans les décennies suivantes, le long-métrage arrive à retransmettre la profonde réflexion de l’auteur sur la robotique et l’humanité. Si l’atmosphère diffère de celle du roman et se veut plus sombre, le récit conserve une fascinante ambiguïté sur la nature de Rick Deckard, incarné par un Harrison Ford au meilleur de sa forme.

Classé par l’American Film Institute dans son classement des 100 plus grands films américain de tous les temps, Blade Runner aura eu une influence énorme sur d’autres grands travaux de science-fiction, comme Dark City, Matrix, mais aussi de nombreuses bandes dessinées, séries et jeux vidéo. Culte.

Minority Report

Sorti en 2002, Minority Report se classe rapidement parmi un des meilleurs films de science-fiction de la décennie. Animé par la volonté de faire un film mature, Steven Spielberg adapte l’excellent nouvelle Rapport Minoritaire en une œuvre flamboyante. Porté par un Tom Cruise convaincant, ce thriller doté d’une mise en scène exceptionnelle ne laisse jamais le spectateur respirer. Pendant deux heures et demie, le réalisateur américain nous plonge dans un futur terrifiant, basé sur un système de prévention et de détection des crimes avant même qu’ils ne se déroulent.

Mais quand John Anderton, chef de l’unité « « Précrime », se voit désigné comme un futur meurtrier, une course contre la montre s’engage. Poursuivi par ses anciens collègues, il doit comprendre pourquoi il a été désigné comme meurtrier d’un parfait inconnu dans les 36 heures à venir. À la recherche de sa victime, Anderton comprend que quelqu’un tente de le piéger. Le long-métrage alterne les phases d’action et de réflexion, tout en réservant son lot de retournements. Spielberg ne pousse peut-être pas le désespoir aussi loin qu’on l’aurait voulu, mais son film conserve une folle intensité.