Dossier

[Sélection littérature] 21 bijoux de science-fiction qui gagneraient à être (plus) connus

La science-fiction est un genre très riche qui, bien qu’aujourd’hui contraint à laisser de plus en plus de place à la fantasy dans les rayons des librairies, demeure un passage obligatoire de tout lecteur au point de faire partie du programme scolaire. Comme dans les autres genres imaginaires, les œuvres célèbres (1984, Chroniques martiennes, Fondation, Dune, etc.) ne sont cependant que le haut d’un iceberg qui recèle des joyaux trop souvent méconnus. Voici donc quelques ouvrages qui méritent le détour, que vous soyez amateur ou non du genre, auxquels nous vous invitons vivement à ajouter vos propres coups de cœur en commentaires.

High-Rise, adapté de  I.G.H. de J. G. Ballard (1975)
High-Rise, adapté de I.G.H. de J. G. Ballard (1975)
[nextpage title= »L’anticipation »]
Days – James Lovegrove

Bienvenue dans le plus grand magasin du monde, où le statut de client est un privilège qui se mérite ! Tout est à vendre et tout peut s’acheter, pour peu que vous disposiez de la somme demandée sur votre compte en banque. La journée des différents personnages mis en scène au sein de ce temple dédié au dieu de la consommation se révèle aussi loufoque qu’inquiétante…
James Lovegrove nous offre un regard glaçant sur les dérives du consumérisme en poussant le concept de la grande surface à son paroxysme. Le sujet n’est peut-être pas très original mais le rythme fluide, l’humour incisif et la description du macrocosme qu’est la grande surface composent un tableau très réussi qui fait fortement penser à J.G Ballard.

Days

La zone du dehors – Alain Damasio

En 2084, la vie des habitants de Cerclon est régie par leur système démocratique. Chaque année, les individus sont en effet évalués par leurs pairs et obtiennent un classement qui leur indique leur statut pour l’année à venir. Un état de fait que n’accepte pas La Volte, mouvement protestataire qui tente tant bien que mal de changer les mentalités. L’inefficacité de leurs actions les poussera à aller toujours plus loin dans leur lutte contre le système. À la fois hommage et contre pied au classique d’Orwell, le roman d’Alain Damasio narre la lutte d’un groupe contre le système, de sa radicalisation à l’après-révolution. Un livre qui divise beaucoup en raison de ses prises de position, de son écriture riche (certains passages sont d’une intensité rarement atteinte à l’écrit) et de sa philosophie, mais qui ne vous laissera pas indifférent.

La zone du dehors

Les héros meurent aussi – Matthew Stover

Au sein d’une société de castes qui se sert du divertissement comme soupape de sécurité, Hari Michaelson bénéficie d’un statut à part : il est Caine, l’assassin légendaire dont les aventures sur le monde parallèle d’Autremonde sont suivies par le monde entier. Forcé de repartir pour une nouvelle aventure suite à la disparition de son ex-femme, il lui faudra affronter les puissants de deux mondes pour avoir une chance de s’en sortir. Si le pitch ne promet qu’un roman bas du front de plus, Matthew Stover livre en réalité un roman d’action de haute volée doublé d’une réflexion sur la violence et le divertissement. L’efficacité du roman, qui alterne les séquences haletantes sur Autremonde et la vision glaçante d’une société pas si éloignée de la nôtre sur Terre, vous fera enchaîner les chapitres les uns après les autres. Si l’histoire se suffit à elle-même, le livre est le premier volume d’une tétralogie dont seul le premier tome a été traduit en français.

Les héros meurent aussi

Demain les chiens – Clifford D. Simak

Les chiens sont l’espèce dominante sur Terre. Pourtant, certains récits parlent d’une époque où la planète était dirigée par l’Homme, espèce mystérieuse dont l’existence est aujourd’hui légende. Ce recueil rassemble les huit contes que les chiens se racontent au coin du feu, quand la nuit devient sombre, à l’heure où l’Histoire et le mythe se confondent…
Considéré comme un classique par les amateurs de SF, le roman de Simak n’est pourtant pas très connu du grand public. Un fait bien difficile à expliquer tant l’ouvrage déborde de qualités : tour à tour poétique, mélancolique, humoristique… les différentes nouvelles s’imbriquent en un tout cohérent dont la beauté n’a rien à envier aux Chroniques Martiennes de Bradbury. Si vous ne devez lire qu’un livre de cette sélection, c’est celui-là.

Demain les chiens

Malevil – Robert Merle

Suite à une catastrophe ayant ravagée la Terre, quelques paysans s’organisent pour préserver la civilisation au sein du château de Malevil, dont la cave leur a permis d’échapper à la mort. L’absence de femmes, les ressources limitées et la difficulté de la survie font de cette décision un défi quotidien qui mettra à rude épreuve l’humanité des quelques survivants.
Près de trente ans après Ravage (de Barjavel), Robert Merle signait l’autre roman post-apocalyptique français (qui, lui, n’a pas pris une ride). Raconté sous la forme du journal du personnage principal, la vie de ces quelques paysans décidés à survivre à l’anéantissement de la race humaine en conservant un système sociétal se montre d’autant plus passionnante qu’elle demeure crédible tout au long du roman.

Malevil

La Nef des Fous – Richard Paul Russo

Dans un vaisseau aux dimensions de planète entière, l’humanité erre au milieu de l’espace à la recherche d’un monde habitable, depuis des centaines d’années. Personne ne se souvient pourquoi le genre humain a quitté la Terre, mais les bonnes habitudes ne sont pas perdues. Des castes se sont formées dans la carcasse mécanique, dont les religieux et les « aristocrates » qui dirigent les opérations. A la faveur d’un soulèvement de la population, Bartolomeo Aguilera, handicapé équipé d’un exosquelette va être entraîné dans une mission de reconnaissance qui n’a rien d’anodine. Partant d’un postulat rappelant la bande dessinée Le Transperceneige, La Nef des Fous ne s’arrête pas à la description, passionnante, de la transposition des luttes sociétales humaines. Le roman de Russo plonge rapidement dans la crainte des ombres, de l’inconnu, qui cache autant d’espoir que de désillusions cruelles. Écrit avec un immense talent, ce livre agite les souvenirs angoissant d’Alien, les rêves fous de Star Trek, et la radicalité d’une SF crade et sans néon. Prix Philip K.Dick en 2001.

La nef des fous

L’Image de Pierre – Dino Buzzati

Un scientifique de renom, Ermmanno Ismani, est envoyé avec sa femme, Elisa, dans un laboratoire secret au sein de la mystérieuse zone 36. Il se murmure qu’un panel exceptionnel de chercheurs travaille sur une arme atomique qui pourrait changer le monde. Les mystères se raccordent, les parties s’assemblent au fur et à mesure des rencontres pour former une réalité dont le pouvoir est supérieur a tout ce qui a été inventé jusqu’à présent. Basé essentiellement sur son rebondissement central, L’Image de Pierre est difficile à résumer. Sous le style d’une rare élégance de Buzzati réside une réflexion brillante sur l’auto-détermination et les limites de l’aveuglement volontaire face à un projet autant technique que profondément ancré dans les valeurs humaines. Un parallèle parfait avec le Désert des Tartares dans lequel, là aussi, la solitude est source de bien des erreurs.

L'image de pierre

Le Syndrome du Scaphandrier – Serge Brussolo

L’écrivain français signe avec Le Syndrome du Scaphandrier une histoire tout à fait étonnante qui embrasse le point de vue d’un « rêveur ». Artistes d’un nouvelle époque, les rêveurs ont la capacité de plonger dans leur sommeil pour en rapporter des trésors, matérialisés dans la vie réelle sous forme d’ectoplasmes, ensuite vendus à la population plus ou moins chers selon leur taille et leur forme. Réflexion sur la vie de l’artiste, Le Syndrome du Scaphandrier est également un récit d’une poésie et d’une sensibilité rares.

Le syndrôme du scaphandrier

[nextpage title= »Aventure et action »]
L’aube de la nuit – Peter F. Hamilton

L’Humanité a parcouru la galaxie et colonisé de nombreux mondes, aux formes de vie et aux philosophies diverses. Maintenir la paix dans ces conditions s’avère impossible, et la guerre fait souvent rage entre les différentes factions existantes. Rien qui n’empêche cependant les recherches sur les Laymils, ancienne civilisation mystérieusement disparue il y a des milliers d’années et dont il ne reste que des ruines. Découvrir le secret de leur extinction deviendra une priorité quand l’humanité sera confrontée à un danger qui menace de causer sa perte.
Impossible de résumer une intrigue de près de 4000 pages en quelques mots, le bref résumé ci-dessus ne fait donc que présenter les prémices d’une intrigue tentaculaire qui met en scène des dizaines de personnages au sein d’un mélange entre Space opera et Hard SF. Une histoire et un univers riche, remplis de concepts scientifiques, de réflexion et de moments de bravoure, où l’effort de départ nécessaire est récompensé au fur et à mesure du récit. Réservez votre été ! (si vous désirez découvrir l’auteur en douceur, on vous conseille Dragon déchu, « petit » roman de moins de 700 pages).

L'aube de la nuit

Les Guerriers du Silence – Pierre Bordage

Trilogie phare mais moins connue que d’autres de ces œuvres, Les Guerriers du Silence de Pierre Bordage est un voyage initiatique d’une multitude de personnages dans un monde space opera diablement bien construit. Tout en mesure, Bordage dépeint un combat mystique et violent entre deux forces, mais un combat qui ne se déroule que dans le cerveau de ses participants. Un grand cycle qui questionne sur le contrôle des masses, et de la pensée, des régimes totalitaires.

La voix du couteau – Patrick Ness

À bientôt 13 ans, Todd Hewitt sera le dernier à atteindre l’âge d’homme, toutes les femmes de Nouveau Monde ayant succombé au virus du Bruit depuis la guerre contre les Spackles. Le Bruit, cette maladie qui permet à tous d’entendre en permanence ce que pensent les autres, qui remplit votre tête, qui ne s’arrête jamais. Jusqu’au jour où Todd découvre un endroit où le bruit se tait. Après Quelques minutes après minuit, Patrick Ness signe un nouveau chef d’œuvre qui s’adresse à un public bien plus large que les seuls adolescents. Le meilleur moyen d’apprécier le roman reste d’y plonger tête la première, l’auteur utilisant parfaitement la narration à la première personne pour faire vivre son personnage grâce à une écriture qui épouse les contours de sa pensée et nous implique comme rarement dans l’aventure. Flamboyant premier tome d’une excellente trilogie, La voix du couteau est un uppercut porté aux romans Young Adult sans âme ni originalité qui se multiplient sur les étals des magasins.

Avance rapide – Michael Marshall Smith

Stark pourrait passer pour le cliché du détective privé, si ce n’est qu’il s’habille avec goût et qu’il apprécie la compagnie des chats. Sans compter un léger, un tout petit détail : il possède un don unique, si particulier qu’il n’en parle à personne sous peine d’être pris pour un fou. Un don qui lui sera bien utile quand l’enquête de routine qu’on lui a confié se révèle bien plus compliqué que prévu. Se déroulant dans une ville futuriste fantasque dont chaque quartier permet à l’auteur de faire preuve d’une imagination débridée, Avance rapide est un roman policier qui prend peu à peu une tournure intime en distillant les informations sur le passé de son héros. L’humour omniprésent et le foisonnement d’idées s’additionnent pour nous faire passer un très bon moment qui ne donne qu’une envie : se ruer sur les autres écrits de Michael Marshall (notamment L’homme qui dessinait des chats, très bon recueil de nouvelles).

Avance rapide

Cycle de Tschaï – Jack Vance

Ecrit dans les années 60, le Cycle de Tschaï est un planet opera qui fait directement écho aux récits pulp, comme Flash Gordon. Aventure qui se dévore sans temps mort, le cycle suit Adam Reith, astronaute écrasé sur une planète étrange avec sa propre culture, ses peuples et surtout ses conflits. Un must-have injustement méconnu.

[nextpage title= »Les inclassables »]
Vurt – Jeff Noon

Manchester. La ville pluvieuse est emplie de drogués à la recherche des sensations extrêmes du Vurt, un psychotrope en forme d’une plume dont la couleur détermine le trip et sa dangerosité. Car le Vurt est une autre dimension, où les règles sont bien différentes de celles de la réalité. Scribble, lui, recherche le trip ultime, LA plume légendaire capable de lui offrir un voyage à nul autre pareil. Pour son premier roman, Jeff Noon frappe fort. Mix entre Alice au pays des merveilles et Trainspotting saupoudré d’acide onirique, le texte déploie au fil des pages un imaginaire étrange qui donne l’impression d’évoluer dans un véritable trip. On y perd pied, on se laisse entraîner par le rythme du texte et on le referme en se disant qu’il ne ressemble à rien de ce qu’on a déjà lu. Accroc, on revient alors régulièrement chercher sa dose dans les ouvrages de l’auteur (Pollen, NymphoRmation et autres Needle in the groove).

Vurt

Desolation road – Ian McDonald

Le docteur Alimantado s’installe sur Mars, dans un coin perdu qu’il nomme Desolation Road. Il y sera peu à peu rejoint par une galerie de personnages tous plus étranges les uns que les autres, qui donneront naissance à une véritable ville qui attirera encore davantage de déjantés. Ian McDonald est aujourd’hui un auteur reconnu dont on présente plus les succès (Le fleuve des dieux, Roi du matin, reine du jour, etc.). Son premier roman, discrètement sorti en 1989 chez Robert Laffont, est pourtant un petit bijou qui raconte, chapitre après chapitre, la croissance d’une ville sur le sol martien. On pense une fois encore aux Chroniques martiennes, et pourtant l’écrivain se détache rapidement du modèle pour tracer sa propre route, à mi-chemin entre le recueil de nouvelles et le roman, qui lui permet de tenter beaucoup de choses au sein d’un ensemble qui demeure cohérent.

Desolation road

Des milliards de tapis de cheveux – Andreas Eschbach

Sur une petite planète isolée, le commerce des tapis de cheveux est une tradition qui influence l’ensemble de la société. Tissés en l’honneur de l’empereur depuis des générations, ils sont ensuite expédiés dans l’espace pour aller décorer son palais. Lorsque des rumeurs sur la mort de l’empereur commencent à se répandre, c’est l’ensemble du système qui risque d’être chamboulé. Encore un recueil de nouvelles organisées de manière à former une histoire globale, l’originalité résidant cette fois dans le point de vue employé. On commence en effet par suivre un tisseur isolé, puis un marchand se rendant en ville, puis un instituteur de la ville, jusqu’à remonter à l’origine de la tradition des tapis de cheveux. La SF se mêle au conte pour donner un ouvrage d’une beauté mélancolique qui dénonce de nombreux travers de la nature humaine.

Des milliards de tapis de cheveux

Le moineau de Dieu – Mary Doria Russell

L’homme a découvert la vie extra-terrestre sur Rakhat, une planète située à quelques années-lumière de la Terre, et y a envoyé une équipe en 2019 afin de prendre contact. À son retour, le père Emilio Sandoz est mutique et refuse de se défendre des horreurs dont on l’accuse. Qu’a donc vécu le seul survivant de l’expédition ? Le nom de Mary Doria Russell ne vous dit probablement rien. Elle signe pourtant ici une des grandes pages de l’histoire de la SF grâce à ses personnages vivants, son intrigue impeccablement rythmée (qui alterne entre flash-back et confrontations de Sandoz avec ses supérieurs) et surtout la place laissée à l’émotion du lecteur. Tous les clichés qui pourraient alourdir le propos sont évités avec une habileté impressionnante pour un premier roman, le résultat final étant exempt de toute scorie. La crainte ressentie en apprenant l’existence d’une suite (Children of God, jamais traduite) à ce qui demeure un ouvrage autonome est infondée : tout aussi bien écrite, elle soulève de nouvelles questions tout en remettant son prédécesseur en perspective de manière si naturelle qu’on en oublierait presque qu’elle n’a pas été pensée en amont.

Le moineau de Dieu

Cristallisation Secrète – Yôko Ogawa

Sur une île indéfinie, à une époque floue, les habitants se réveillent un matin avec une étrange sensation. Des objets, des éléments de la faune, de la flore, ont disparu. Peu importe les efforts pour s’en souvenir, les mots se sont volatilisés en même temps que ce qu’ils définissent. L’héroïne a pourtant conservé certaines babioles appartenant à sa mère, comme traces d’un passé. Mais il faut se méfier, car la nouvelle Police du Souvenir enferme quiconque essaye de se rappeler.

Sublime histoire dystopique, Cristallisation Secrète peut être vue comme une variation plus ou moins fantastique de 1984. La question de la disparition est perçue comme un renoncement à ce qui définit la possibilité d’imaginer, de définir le monde et de se l’approprier. C’est en un sens l’ultime privation de liberté. L’effacement de soi est le premier symptôme d’une dictature, et Ogawa y mêle une tension étouffante autant qu’une beauté éclairée.

Cristallisation secrète

Darwinia – Robert-Charles Wilson

Une belle nuit de mars 1912, une partie de l’Europe disparaît soudainement, emportant avec elle ses habitants. Quelques heures plus tard, le territoire arraché est remplacé par une nouvelle terre à la faune et à la flore inconnue. Ce qui est désormais appelé Le Miracle est suffisamment étrange pour qu’un groupe d’aventuriers aillent explorer cette Terra Incognita pour en étudier les formes de vie. Mais ce bouleversement a une raison qui ne se limite pas aux plantes et aux animaux.

Structuré en deux axes, le récit de Robert-Charles Wilson est assez irrégulier dans son second. Une partie ampoulée et pleine d’un mysticisme intéressant mais assez fourre-tout, alors qu’une bonne part du roman se focalise sur l’expédition en elle-même et la plongée au cœur d’un biotope fascinant. Imaginatif, florissant, passionnant dans sa réécriture de l’Histoire avec un Londres réduit à une vieille ville-frontière de western, Darwinia vaut la découverte malgré une portion finale décevante. Tout de même prix Aurora et et Hugo en 1999.

Darwinia

Silo – Hugh Howey

Dans un futur post-apo indeterminé, l’humanité s’est réfugiée sous terre, dans un immense silo de presque 200 étages. Des écrans diffusent constamment les alentours du silo, des paysages morts et gris qui rassurent les habitants quant à leur condition d’habitants souterrains. Ceux qui demandent à sortir voient leur vœu exaucé. Mais avant de partir et de mourir des radiations, ils ont une dernière mission : nettoyer les caméras. Tout cela est-il vrai ? Les écrans retranscrivent réellement la réalité ? Silo est avant tout un livre d’ambiance qui plonge le lecteur dans un univers fermé, oppressant, mais diablement riche. Howey joue parfaitement avec sa plume et son histoire pour tenir le lecteur en haleine jusqu’à la dernière ligne. Un petit bijou encore méconnu.

Cristal qui songe – Théodore Sturgeon

Comme dans Les plus qu’humains, Théodore Sturgeon traite dans Cristal qui songe de la différence (et des difformités) dans une aventure qui marque notamment par la singularité de ses personnages. Maltraité par son père adoptif, le petit Horty Bluett décampe du cocon familial et trouve refuge dans un cirque itinérant. Là, il rencontrera des nains, des monstres en tous genre, mais également un ancien médecin appelé le Cannibale qui étudie de mystérieux cristaux vivants…

Cristal qui songe