Dès la séquence d’introduction, LEGO City Undercover donne le ton. Pendant que résonnent les notes de Walking on Sunshine de Katrina and the Waves, le joueur découvre, sur le bateau qui le ramène à bon port, Chase McCain, un officier de police muté deux ans auparavant dans une autre ville. Ce dernier revient à la maison sur demande express de la maire Gleeson. LEGO oblige, les quelques secondes d’intro suffisent à nous faire esquisser un sourire. Pendant que le capitaine du navire se tape la discute avec Chase, son embarcation est à deux doigts de sombrer, et la séquence rejoue la scène de Jack et Rose dans Titanic, version parodique. LEGO City Undercover ne trompe pas sur la marchandise. GTA de poche, il offre un monde ouvert dans l’univers des briques danoises et reste encore à ce jour l’un des meilleurs épisodes de la saga.
Comme dans un GTA, autrement dit un Grand Theft Auto de Rockstar Games, LEGO City Undercover alterne en permanence deux façons de jouer. D’un côté, l’histoire principale, découpée en une quinzaine de chapitres. De l’autre, une ville ouverte que l’on parcourt librement entre deux missions et que l’on peut fouiller de fond en comble pour débusquer toutes sortes d’objets à collectionner et de missions annexes. À la manière des jeux LEGO classiques, le titre propose un mélange d’action, d’exploration, d’énigmes et bien sûr de construction. Les briques et autres pièces que l’on récupère servent en effet à bâtir, sur des emplacements dédiés, toutes sortes de structures et de véhicules. Outre ces phases de jeu, l’aventure n’oublie pas d’intégrer quelques séquences de plateforme ainsi que des affrontements contre les différents gangs de la ville. Le corps-à-corps est plutôt bien amené, avec toutes sortes de projections et de bourre-pifs.
Avec ses 450 briques dorées à débusquer, dont trois à décrocher dans chaque mission spéciale, et sa quarantaine de briques rouges qui débloquent des bonus, LEGO City Undercover est vraiment un titre passionnant, bien que reposant sur une structure classique. Le monde ouvert fonctionne à merveille et il y a même des super briques pour bâtir des héliports, se faire livrer des véhicules ou fabriquer des tremplins pour passer d’une zone à une autre. En parallèle, la ville regorge d’activités secondaires comme des courses contre la montre, des défis de parkour, des voleurs de voitures à arrêter, des extraterrestres à capturer et même des cochons à ramener à la ferme. Oui, c’est tout ça, LEGO City Undercover.
Comment jouer à LEGO City Undercover ?
Bourré d’humour, LEGO City Undercover est un jeu qui se joue à la troisième personne, c’est-à-dire avec une caméra placée dans le dos du personnage. Le joueur contrôle Chase McCain, officier de police qui revient au bercail après deux ans d’exil. À pied ou au volant d’un véhicule, il est possible de parcourir librement la ville de LEGO City en participant à toutes sortes de missions. Jeu pour enfants (et grands enfants) oblige, LEGO City Undercover ne prône absolument pas la violence. Chase se contente de désarmer ses adversaires. Il les plaque, enchaîne les prises et les projette avant de leur passer les menottes. Le ton est volontairement amusant et les répliques sont parfois à hurler de rire.
Le cœur du gameplay, ce sont les déguisements. Chaque tenue appartient à une classe dotée de capacités propres. Dans sa tenue de base, Chase est un policier qui peut utiliser un grappin pour grimper sur des zones surélevées ou tirer des objets. Il dispose aussi du scanner pour suivre des empreintes, repérer des criminels ou écouter des conversations. Au fil de l’aventure, notre brave officier peut se grimer en voleur pour forcer des portes au pied-de-biche et crocheter des coffres-forts, en mineur pour briser des rochers à la pioche ou à la dynamite, en astronaute pour se téléporter d’une plateforme à une autre et utiliser un jetpack, en fermier pour faire pousser des plantes grimpantes et atteindre des zones jusque-là inaccessibles, en pompier pour éteindre des incendies ou encore en ouvrier pour percer des sols au marteau-piqueur. Touche-à-tout, Chase McCain est un personnage dans la veine d’un inspecteur Harry que l’on aurait transposé dans un univers LEGO à la GTA.
Bien évidemment, pour permettre aux joueurs de se déplacer librement, les développeurs ont intégré de très nombreux véhicules. On en dénombre plus d’une centaine, des voitures aux motos, en passant par les camions, les bateaux et même les hélicoptères. Il est possible de réquisitionner n’importe quel véhicule croisé dans la rue en montrant son insigne – ici, pas question de vol –, et même de sauter d’un véhicule en mouvement à un autre. Les véhicules débloqués s’achètent ensuite avec les pièces LEGO que l’on débusque en ville.
LEGO City Undercover ne réinvente pas la formule des jeux en monde ouvert et ses missions sont plutôt classiques, mais il apporte une bonne humeur constante et des environnements vraiment variés. On reconnaît chaque quartier à ses bâtiments et à ses coutumes locales, et il n’est pas rare de rester quelques secondes à contempler le panorama, à la manière d’un GTA. Chose importante à savoir, la version Wii U ne possédait pas de mode en écran partagé, à l’inverse de la version de 2017, qui propose de la coopération locale avec un écran partagé dynamique qui se scinde quand les joueurs s’éloignent l’un de l’autre. À deux, le jeu devient vraiment passionnant.
Si LEGO City Undercover est aussi accrocheur, c’est également grâce à son ambiance. Le jeu baigne dans un esprit de série policière des années 70, revu et corrigé par l’humour LEGO. Les clins d’œil au cinéma et à la télévision sont omniprésents et le jeu reste toujours bon enfant, sans jamais devenir niais, malgré un Frank qui a tout du parfait boulet.
Les doublages y sont pour beaucoup, et le jeu a eu droit à une version française exceptionnelle. Chaque personnage a sa voix, son débit et ses tics : Chase McCain en super-flic trop sûr de lui, Frank Honey en recrue dépassée par les événements, le commissaire Dunby en chef bougon… Les dialogues sont écrits avec un vrai sens du rythme. La raison ? Le scénariste du jeu, Graham Goring, est un ancien humoriste de stand-up. Il a ainsi signé des dialogues succulents, avec de vraies punchlines. La bande-son, elle, puise allègrement dans les génériques des séries policières des années 70, avec des rythmiques funky qui rappellent les épisodes de Starsky et Hutch. Seul bémol, on aurait aimé des thèmes un peu plus nombreux, car ils ont tendance à revenir en boucle. Cela n’empêche pas LEGO City Undercover d’être l’un des meilleurs épisodes de la saga, rien que ça.
Sur quels appareils peut-on installer LEGO City Undercover ?
Initialement sorti sur Wii U en mars 2013, LEGO City Undercover a d’abord eu droit à une préquelle sur Nintendo 3DS, LEGO City Undercover : The Chase Begins, avant d’être remastérisé en 2017 sur PC Windows, PlayStation 4, Xbox One et Nintendo Switch. Aujourd’hui, il fonctionne parfaitement grâce à la rétrocompatibilité sur PlayStation 5, Xbox Series X, Xbox Series S et Nintendo Switch 2.
LEGO City Undercover est-il payant ?
LEGO City Undercover est un jeu payant, mais comme il est sorti il y a maintenant près de dix ans, on le trouve régulièrement d’occasion dans les bacs des magasins spécialisés. De la même manière, il fait souvent l’objet de réductions sur les différents stores, du PlayStation Store au Microsoft Store, en passant par l’eShop de Nintendo ou Steam.
Quels sont les jeux équivalents à LEGO City Undercover ?
La galaxie LEGO propose de nombreux jeux vidéo. En voici trois qui se rapprochent de la philosophie de LEGO City Undercover.
Quatrième volet canonique de la série LEGO Batman, LEGO Batman : L'Héritage du Chevalier Noir est sans doute le cousin le plus proche de LEGO City Undercover. Ce titre en monde ouvert retrace le parcours de Bruce Wayne, de son entraînement auprès de la Ligue des Ombres jusqu’à sa légende de protecteur de Gotham City. Totalement ouverte, la ville s’explore au volant de la Batmobile ou de toit en toit avec le célèbre grappin. Au fil de l’aventure, notre Chevalier noir est rejoint par de nombreux alliés comme Jim Gordon, Catwoman, Robin, Nightwing ou encore Batgirl. Bien évidemment, toute la crème des méchants de Gotham est présente, du Joker au Pingouin en passant par Mister Freeze. Bourré d’humour et très bien réalisé, LEGO Batman : Legacy of the Dark Knight est vraiment un jeu à faire si vous avez aimé LEGO City Undercover.
On change d’univers avec LEGO Jurassic World, qui retrace les quatre premiers films de la saga Jurassic Park. Aux côtés d’Alan Grant, Ellie Sattler et Ian Malcolm, mais aussi d’Owen Grady et Claire Dearing, vous revivez Jurassic Park, Le Monde perdu, Jurassic Park III et Jurassic World, chacun avec son propre scénario et ses propres événements. Le jeu propose également de prendre le contrôle d’une vingtaine de dinosaures, du tricératops au T. rex. Isla Nublar et Isla Sorna s’explorent librement et vous pouvez participer à tout un ensemble de missions en revivant les scènes cultes des longs métrages. Bourré de clins d’œil et de gags, LEGO Jurassic World est un excellent jeu que vous pouvez découvrir sans crainte si vous avez aimé LEGO City Undercover.
Autre saga cinématographique d’envergure, autre jeu LEGO. LEGO Le Seigneur des Anneaux a beau prendre de l’âge, il n’en demeure pas moins un excellent jeu de Traveller’s Tales. Adaptant la trilogie de Peter Jackson, de La Communauté de l’Anneau au Retour du roi, le jeu invite le joueur à prendre le contrôle de Frodon, Sam, Gandalf, Aragorn, Legolas et bien d’autres pour mener l’Anneau jusqu’à la Montagne du Destin. Au total, on dénombre plus de 80 personnages jouables et un monde ouvert permettant de visiter librement la Terre du Milieu, truffé de quêtes annexes et de secrets. Le titre est à l’image des autres jeux LEGO : bourré d’humour, avec des répliques qui font mouche. On y retrouve d’ailleurs des scènes cultes des films parodiées et de nombreuses références à la pop culture. Un vrai bonheur.