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[Test] Blaze Evercade, la console rétro à emporter partout

Jeux Vidéo

Par Anh Phan le

Blaze, une société anglaise, propose l’Evercade, une petite console portable dédiée aux jeux rétro sous forme de cartouche qui a su réveiller en nous le gamer des années 70 et 80 !

Le marché du jeu vidéo rétro a toujours le vent en poupe. Que cela soit dans le style pour les jeux les plus récents ou dans la réédition pour les anciens titres, les joueurs de jeux vidéo répondent toujours présents. Et il faut l’avouer, il n’est pas très difficile d’accéder à des jeux rétro, il suffit de récupérer d’anciennes consoles par exemple ou encore profiter des rééditions d’anciennes consoles en version mini ou encore de passer par des émulateurs, officiels ou non. Dans tous les cas, il y a de quoi faire.

Se présentant comme une console portable, Evercade se différencie de beaucoup de solutions qu’on trouve sur le marché. En effet, la société anglaise, Blaze, a choisi de ne pas permettre à l’utilisateur de charger ce qu’il veut dans une mémoire interne via téléchargement ou autres. En revanche, on passera par un système de cartouches à l’ancienne. Chaque cartouche contient ainsi entre six et vingt jeux en fonction du thème de la cartouche.

L’Evercade est donc une petite console portable tout ce qu’il y a de plus classique avec un écran de 4,3 pouces (480×272), 4 boutons principaux, 2 boutons L et R ainsi que 2 boutons Start et Select et une croix directionnelle. À cela s’ajoutent un bouton de mise sous tension, un port mini-HDMI pour brancher l’Evercade sur une TV, deux boutons de volume, une prise jack et un port Micro-USB pour la recharge et aussi d’éventuelles mises à jour de firmware futures. En parlant d’autonomie, on tourne autour de 4h d’autonomie, les deux haut-parleurs sont plus que suffisants pour les jeux de l’Evercade. Le design général est rétro en soi, ce qui est le but recherché par Blaze.

La prise en main n’est pas sans rappeler celle de la Nintendo Switch Lite mais en plus petit. La console en elle-même est légère. La croix directionnelle, bien qu’imposante, répond parfaitement aux différentes sollicitations. Les boutons sont assez classiques en soi avec une course assez courte, ce qui permet une bonne réactivité dans les jeux. On notera que les Boutons L et R sont bien des boutons et non des gâchettes. Comme on peut le voir sur les photos, il y a un bouton Menu qui permettra de gérer les sauvegardes et le ratio d’affichage. L’écran, suffisamment lumineux affichera les jeux dans le format d’origine soit le 4:3 comme à l’époque. Maintenant, si vous voulez profiter de l’écran 16:9, vous pourrez forcer l’affichage qui aura pour conséquence d’écraser l’image. Pas d’autres réglages, dommage, on aurait peut-être aimé un mode zoom par exemple pour utiliser la totalité de l’écran sans pour autant écraser l’image.

Enfin, au dos se trouve l’espace pour les cartouches, comme dans le temps. Les cartouches s’y insèrent sans trop de soucis. En vrai, c’est un peu serré donc les cartouches sont un peu difficiles à retirer, mais cela est peut-être dû au fait que la console est encore toute neuve. Comme on l’a dit plus haut, on ne peut pas télécharger ou charger nous-mêmes les jeux, il faut passer par le système de cartouches mis en place par Blaze et en toute honnêteté, on aime le principe. Une des choses qu’on a toujours vécut avec les émulateurs, c’est qu’avec la multitude de jeux chargés, on ne savait plus trop à quoi jouer au final. Ici, avec une limite de six à vingt jeux max par cartouche, on se sent plus à l’aise pour choisir un jeu parmi la petite liste.

Dans les cartouches, on retrouvera bien évidemment certains classiques de Namco (Pac-Man, Galaxian, Dig Dug), Atari (Centipede, Yar’s Revenge) ou encore Interplay (Earthworm Jim, ClayFighter) mais aussi des nouveautés comme les jeux de Mega Cat Studios qui se sont spécialisés dans la réalisation de jeux en 8-bit, on adore. Chaque cartouche est vendue 20 euros en France, ce qui n’est pas excessif et la proposition de choix est plutôt équilibrée avec des jeux connus, à côté d’autres, plus inconnus du grand public. Dans tous les cas, on aime la présentation des cartouches avec des vraies boîtes et même des livrets tout en couleur. Pour les jeux en eux-mêmes, pas de différences avec vos souvenirs, on retrouve les versions originales (console ou arcade) sans aucune optimisation particulière si ce n’est que c’est nettement plus digeste visuellement grâce au petit écran. C’est une autre histoire sur une TV mais bon, on reste dans le rétro et on sait pour quoi on signe. Après, cela reste des jeux d’une autre époque et clairement, il s’adresse aux plus nostalgiques.

Où l’acheter ?

L’Evercade de Blaze est disponible au prix officiel (hors taxes) de 69.99 euros pour la console et 17.99 euros pour les cartouches à l’unité.

 

 

Notre avis

En conclusion, l’Evercade est une bonne façon de découvrir ou de re-découvrir des titres rétro, et ce, n’importe où. Le système de cartouches est plaisant et permet d’éviter à l’utilisateur de se disperser.

Bien évidemment, il ne s’adresse pas à tout le monde, mais pour ceux qui savent pourquoi ils achètent l’Evercade, ils ne seront pas déçus, surtout avec un prix accessible de 69,99 euros pour la console (avec une cartouche) et 17,99 euros par cartouche.

Il y a une dizaine de cartouches disponibles et un pack premium avec 3 cartouches au prix de 89,99 euros.

8 / 10
Les plus
Les moins
  • Finition
  • Système de cartouche
  • Sortie HDMI
  • Prix
  • Autonomie
  • Pas d'optimisation pour l'affichage
  • Pas assez d'options de réglages
  • Pas toujours la meilleure version d'un jeu disponible