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[Impressions] Divinity Original Sin 2 : possiblement un des meilleurs RPG de 2017

Par Pierre le

Les fans de RPG occidentaux à l’ancienne vivent un nouvel âge d’or. Pillars of Eternity, Torment Tides of Numenera, Baldur’s Gate EE, Wasteland 2… et surtout Divinity Original Sin en 2014. Le jeu de Larian avait séduit les adeptes de RPG en plus d’apporter un souffle nouveau au genre. Et Original Sin 2, prévu pour 2017, veut continuer sur cette lancée en améliorant la formule sur tous les points.

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Avant de plonger dans l’aventure, il faut noter qu’Original Sin 2 n’est pas une suite directe au premier volet. Se déroulant plus de 1000 ans après le premier jeu (et donc après les Divine Divinity), il se montrera accueillant envers les nouveaux joueurs, ceux n’ayant pas un doctorat en Divinity. Neuf auteurs, contre un seul pour le premier jeu, ont travaillé pour améliorer l’univers, sa cohérence et écrire les dialogues. D’ailleurs, Larian promet plus de dialogues mais moins de pavés à lire afin de fluidifier l’expérience. Le ton se veut également plus sombre, plus dramatique, et le design suit cette logique, se montrant moins cartoon. D’ailleurs, lors de la création du jeu, Larian n’a eu qu’une idée en tête : se rapprocher le plus possible d’une expérience jeu de rôle papier.

Vamos a la playa

Me voilà aux commandes d’une magicienne humaine (préconçue) du nom de Lohse (nom prédestiné s’il en est) ; un autre journaliste incarne un homme lézard. Comme le premier jeu, l’aventure débute sur une plage. Mais pas le temps de bronzer avec le reptile puisque nos héros se rendent vite compte qu’il sont sur une île prison. Un genre d’Alcatraz pour les sourciers, élus du monde de Divinity.

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D’ailleurs, pendant que mon lézard et moi tuons nos premiers scarabées sur la plage, un développeur de Larian nous explique que le jeu permet de créer seulement un seul personnage (avec des traits de caractère poussés qui influent sur les dialogues), même en solo. Dans ce mode, un autre joueur pourra s’incarner dans un de nos compagnons (pendant le temps qu’il veut). Mais l’intérêt d’Original Sin, c’est de vivre une partie à plusieurs dès le début du périple chacun muni de son propre personnage. Cette fois, le jeu nous permettra de jouer à quatre, quatre héros prêts à joindre leurs forces… ou à se trahir si les objectifs de quêtes le veulent…

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[nextpage title= »Les sous-doués en prison »]

Lancés dans notre quête d’évasion, nous voilà abordant notre premier PNJ. Cette fois, pas de système de papier/feuille/ciseau pour prendre les décisions. Les habitants non-joueurs du monde d’Original Sin 2 parleront à celui qui les intéresse, selon leur background ou leur charisme.

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Des actions, et des conséquences

Alors que le pauvre bougre me raconte son histoire, mon ami lézard, sans doute trop impatient de tester ses capacités, décide de lui mettre un bon coup de masse entre les deux oreilles, le tuant sur le coup. Comme dans le premier jeu, il est possible de tuer tous les habitants du royaume (au risque de devenir un paria et de voir sa personnalité changer). Néanmoins, cette façon de faire n’est pas pire qu’une autre, étant donné qu’il est possible de terminer la quête principale dans ces conditions.

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Plus loin, nous tombons sur une petite hutte. Une femme se tient devant. Intriguée par notre lézard, elle lance la conversation. Votre serviteur, plutôt voleur dans l’âme, voit l’occasion unique de filouter en entrant dans sa tente pour voler deux ou trois trésors. Un bon groupe peut en effet coopérer pour occuper certains personnages pendant que les autres lui passent dans le dos. Comme dans une vraie partie de D&D. Néanmoins, l’honnête femme remarque très vite le larçin et accuse mon compagnon de vol éhonté avant de l’attaquer. Votre serviteur, trop content de son méfait, regarde la scène en prenant son bol de pop-corn. Original Sin 2 encourage les joueurs à se tirer dans les pattes. Il est parfaitement possible de faire accuser l’un de vos compagnons, voire même de le voler avec certaines compétences. De même, si le cœur m’en dit, je peux aider la pauvre victime en mettant une rouste au reptile. Mais je ne le fais pas, je commence à m’y attacher à ce lézard, mine de rien…

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Une fois la pauvre femme rossée, nous continuons à farfouiller dans le coin. A l’instar du premier épisode, moult passages cachés sont disséminés dans le monde. Des passages atteignables parfois par un seul personnage, comme un nain qui peut se faufiler dans une caverne ou un mage qui peut se téléporter dans une plateforme en hauteur.

[nextpage title= »Je vais te la jouer à la flamme bien moyenâgeuse »]

Nouveauté de cet Original Sin 2, le PVP nous permet de tester la partie combat du jeu. Me voilà dans une arène contre le journaliste/lézard. Chaque équipe dispose d’un guerrier et d’un mage. S’il est possible de faire du 1vs1 avec plusieurs personnages, Larian veut encourager le 4vs4 sur les serveurs.

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Cette fois, le journaliste lézard est contre moi et je compte bien faire briller les couleurs du Journal du Gamer. Premier constat : les combats se veulent plus fluides, plus intenses. Même à haut niveau, les joueurs disposeront de peu de points d’actions, ceci compensé par une plus large palette de sorts. De même, la verticalité est maintenant de rigueur et me voilà en train de placer mon mage sur une plateforme en hauteur pour faire pleuvoir les enfers sur mon adversaire sans me faire inquiéter.

Attentif à ce qui se passe autour de soi

Si le premier Original Sin privilégiait le contrôle des adversaires, le deuxième volet se veut plus axé sur le contrôle de l’environnement. Envoyer un sort d’eau puis électrifier la zone est par exemple conseillé pour faire baisser l’armure des adversaires, nécessaire avant de leur faire perde ne serait-ce qu’un seul PV.

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Me voilà bien embêté. Mon guerrier, chargeant dans le tas, se retrouve à proximité d’un tonneau d’huile que mon ennemi ne manque pas de faire exploser quand vient son tour. Me voilà à deux contre un. Bien décidé à me venger, je n’hésite pas à répandre le feu vers le mage adverse. Placé en hauteur, je ne crains pas son guerrier qui meurt à son tour après avoir traversé le feu comme un neuneu. Le mage adverse joue alors le tout pour le tout en bénissant les flammes, ce qui le soigne, avant d’asperger ma zone d’acide. Il ne me reste qu’un seul PV, je dois jouer mon va-tout. J’utilise alors un sort de téléportation ciblé qui amène le mage adverse à mon niveau, qui s’effondre grâce aux dégâts combinés de l’acide et de mon vieux coup de bâton. Le journaliste me lance alors un regard mauvais et je déglutis bruyamment en pensant à la possibilité de le croiser en sortant du bâtiment.

Pour gagner, Larian insiste bien sur le contrôle des zones. Ajoutant plus de sel aux traditionnels combats dégâts, buffs, soins et contrôles, cet aspect sera bien entendu utilisé au sein de la campagne et on imagine déjà les combats de boss épiques.

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Beaucoup de promesses. Seront-elles tenues ?

Original Sin 2 apporte beaucoup de promesses, aussi bien dans son gameplay que dans la tenue de l’histoire. Des promesses qu’on aurait tendance à croire, tant le premier Original Sin se montrait abouti et prenant. Il faudra juger sur pièce en 2017. Un premier aperçu sera cependant disponible le 15 septembre prochain sur Steam dans un early acess qui promet 10 à 15 heures de jeu.