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[Impressions] Furi – L’art du Boucher-do [PS4]

Par Kocobe le

Pas besoin de chercher bien loin pour saisir les inspirations déglinguées de Furi. Des couleurs foudroyantes, un héros qui l’est tout autant, les lames qui côtoient les pétoires, des boss au look barjo futuriste, mais toujours avec ce petit côté japonisant traditionnel. Oui, on est bien dans du Afro Samurai. Et ce n’est pas un hasard, puisque le chara designer du jeu n’est autre que Takashi Okazaki, le créateur de la série.

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Il ne faudra donc pas s’étonner de croiser des personnages aux multiples visages d’oni ou des combattants se dissimulant sous d’immenses masques représentant des animaux en peluche. En jouant à Furi, on signe pour ce que Emeric Thoa, son créateur Montpelliérain, définit comme de la cyber-fantasy. Non sans un sourire d’ailleurs, lui-même trouvant un peu ridicule ce besoin irrépressible du marketing de mettre les univers dans des cases. En attendant, case ou pas, on est devant un univers assez unique, qui est là pour servir des personnages hauts en couleur.

Le personnage principal est un prisonnier. Torturé jour après jour, il fomente sa vengeance jusqu’à ce que le destin vienne lui filer un petit coup de pouce. Un coup de pouce qui prend la forme d’un guerrier à tête de lapin qui lui rendra sa liberté et son sabre. Le geôlier devient alors le premier ennemi du jeu, le premier d’une longue série d’un contre un. Furi, à l’instar d’un No More Heroes ou d’un Titan Souls est un long boss rush dans lequel il faudra jouer de ses attaques, de ses esquives, de son flingue et de ses parades.