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[Test] Battleborn : Gearbox a ouvert le bal, mais de quelle manière ?

Notre avis
6 / 10

Par firoste le

Alors que la guerre de l’arena shooter reprend de plus belle, c’est à Battleborn d’ouvrir le bal. Après le règne de Team Fortress 2, l’abandon de Battlecry, avant la déferlante d’Overwatch, en attendant les hauts faits des outsiders comme LawBreakers ou la résurrection d’Unreal Tournament, le poulain de 2K n’avait que peu de temps devant lui pour s’imposer. Où se situe-t-il par rapport à ses principaux concurrents ? Éléments de réponse.

Battleborn 1

Pour survivre, Battleborn met (et il a raison) son caractère déviant en façade. Comme un moyen de se rappeler au bon souvenir du studio Gearbox Software, et sa réussite à imposer, avec Borderlands, un ton unique, entre hystérie criarde et stackanovisme de la vanne. Car Battleborn peut (et doit) se considérer, par la parenté de ses graphismes en cel-shading et l’humour de ses situations, comme un parent proche de Borderlands, dont il reprend pas mal d’éléments de gameplay aussi.

Dès son prologue, sous forme de cartoon vintage, Gearbox confirme son inclinaison éditoriale à exceller dans l’art de faire des jeux de grands films d’animation interactifs, qui se réclame autant de l’esprit de Tex Avery que des frères Coen pour cette ironie féroce à railler les tropes de la culture geek. Tropes qui sont ici ceux de la SF et du space opera, que le jeu singe derrière son portait collectif de mercenaires de l’espace, aussi héroïques que parfaitement sociopathes (un parallèle avec les Gardiens de la Galaxie est tout à fait plausible ici).

Battleborn 2

Et pourtant, Battleborn se veut autre chose que Borderlands. Là où son aîné gardait une certaine linéarité narrative comme horizon, lui préfère militer pour la polyvalence multijoueur et la complémentarité de concept. Pensé pour la coop comme pour le compétitif, le jeu propose aussi bien du PvE scénarisé à la Destiny que du multi classique avec capture de zone ou du MOBA, avec défense mobile de horde de creeps, et un roster de combattants typés (tanks, DPS…) mais individualisés par leur triplette de pouvoirs uniques.