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[Impressions] Metal Gear Solid V: Ground Zeroes – We can be zeroes ! [PS4]

Par Corentin le

J'ai joué et fini Metal Gear Solid V: Ground Zeroes. Ce prologue à Phantom Pain vaut-il son pesant de cacahuètes ? On l’a attendu, le retour...

J’ai joué et fini Metal Gear Solid V: Ground Zeroes. Ce prologue à Phantom Pain vaut-il son pesant de cacahuètes ?

Metal_Gear_Solid_Ground_Zeroes

On l’a attendu, le retour de Metal Gear Solid. Le dernier épisode marquant a été Peace Walker sur PSP et c’était il y a 4 ans. Quant au dernier vrai Metal Gear Solid, entendez le dernier épisode chiffré, c’était il y a 6 ans avec Metal Gear Solid 4.

Le risque, après cet épisode qui semblait marquer la fin de la série – en même temps, c’est ce que Kojima dit à chaque épisode – c’était de rester enfermé dans certains codes rigides des débuts. Le syndrome Resident Evil. Il était donc temps de remettre à plat le game design, sans pour autant se débarrasser complètement de la patte Metal Gear Solid. Ce qui fait, avouons-le, une grande partie de son charme.

La très bonne nouvelle, c’est qu’après le temps qu’il m’a fallu pour finir la mission principale (sous les deux heures, sans me presser), il semblerait que le pari soit plutôt réussi.

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Le monde ouvert est bien géré. Enfin, en vrai, on devrait parler de zone ouverte, car ce n’est pas non plus gigantesque. Mais c’est quand même assez grand pour qu’on puisse choisir ouvertement par où on veut passer. Le level design et le placement des ennemis est assez intelligent pour amener le joueur à établir des stratégies et à bien se préparer avant de tenter n’importe quoi. Ce que je me suis empressé de faire la première fois. Ce qui a conduit à ma mort prématurée.

Ainsi, pour ne pas réveiller toute la base, il faudra être patient et studieux. On se prendra souvent à chercher un endroit en hauteur pour scruter les patterns de déplacements des gardes avec les jumelles. Ces dernières permettent d’ailleurs de marquer les ennemis et de garder un œil sur eux, même s’ils sont derrière un mur. Pratique et malin. Cette fonctionnalité permet de réduire la frustration de certains jeux d’infiltration à la 3e personne. On ne peut pas avoir les yeux partout.

Concernant le gameplay, le jeu commence à davantage ressembler à un Splinter Cell: Blacklist qu’à un Metal Gear traditionnel. Vue à la 3e personne plus proche de l’épaule, indication oppressante à l’écran quand l’ennemi vous aperçoit, disparition de la barre de vie de Snake au profit d’une régénération classique, ce dernier est ainsi bien moins rigide qu’il ne l’a été par le passé.

Snake est d’ailleurs un peu plus accro aux QTE qu’avant, mais ils sont bien utilisés dans l’ensemble. Le plus caractéristique est très certainement la possibilité de réagir lorsque vous vous faites repérer par l’ennemi. Quand un garde vous a clairement vu, un bullet time se produit et vous aurez quelques secondes pour appuyer sur la gâchette affichée, ce qui permettra de faire directement face à celui qui vous a découvert, dégainer une arme et l’abattre avant qu’il ne donne l’alerte. La chose est encore plus tendue si vous équipez le pistolet tranquillisant, car dans ce cas précis, il n’y a pas le choix : il faut viser la tête sinon le malandrin ne s’endormira pas sur le coup.

Ce gameplay un peu plus actuel se marie très bien avec la mise en scène, toujours maîtrisée du titre. Le jeu démarre sur un plan-séquence servi par de très beaux graphismes, qui, il faut le dire donne une immersion assez bluffante. Les fans seront ravis.

Quant à Snake, ou devrais-je dire, Big Boss, il est beau. Il est fort. Il est massif. Il est poilu. Ce n’est pas le plus fringant de tous les Snake qu’on ait pu rencontrer, mais il n’en est que plus charmant. Le voice acting signé Kiefer Sutherland tranche avec celui de David Hayter, mais fonctionne très bien avec ce personnage nébuleux. Je vais même vous dire : Ground Zeroes a rendu Big Boss encore plus attachant.

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Donc voilà, je n’ai joué “que” moins de deux heures pour faire la mission principale (en réalité, faire le tour de toutes les missions et de tous les niveaux de difficulté vous en prendra une demi-douzaine, au moins, et si vous êtes très bon), mais c’était extrêmement plaisant. J’en aurais bien repris une tranche.

Ainsi, la vraie question que vous devez vous poser, c’est : « Êtes-vous prêts à claquer 30 euros pour un avant-goût de ce qui devient sérieusement une des plus belles promesses de cette new-gen » ? Mettez ces 30 euros d’un côté de la balance, mettez votre engouement pour la série de l’autre, et regardez ce qu’il se passe. En ce qui me concerne, et aussi formidable que ce prologue soit, ça penche du côté des 30 euros. Dix euros de trop, je pense. En revanche, l’attente de voir arriver Phantom Pain devient de plus en plus insoutenable.

Metal Gear Solid V: Ground Zeroes sortira le 20 mars sur Xbox 360, Xbox One, PS3 et PS4. Il coûtera environ 30 euros.

J’ai joué et fini Metal Gear Solid V: Ground Zeroes. Ce prologue à Phantom Pain vaut-il son pesant de cacahuètes ?

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On l’a attendu, le retour de Metal Gear Solid. Le dernier épisode marquant a été Peace Walker sur PSP et c’était il y a 4 ans. Quant au dernier vrai Metal Gear Solid, entendez le dernier épisode chiffré, c’était il y a 6 ans avec Metal Gear Solid 4.

Le risque, après cet épisode qui semblait marquer la fin de la série – en même temps, c’est ce que Kojima dit à chaque épisode – c’était de rester enfermé dans certains codes rigides des débuts. Le syndrome Resident Evil. Il était donc temps de remettre à plat le game design, sans pour autant se débarrasser complètement de la patte Metal Gear Solid. Ce qui fait, avouons-le, une grande partie de son charme.

La très bonne nouvelle, c’est qu’après le temps qu’il m’a fallu pour finir la mission principale (sous les deux heures, sans me presser), il semblerait que le pari soit plutôt réussi.

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Le monde ouvert est bien géré. Enfin, en vrai, on devrait parler de zone ouverte, car ce n’est pas non plus gigantesque. Mais c’est quand même assez grand pour qu’on puisse choisir ouvertement par où on veut passer. Le level design et le placement des ennemis est assez intelligent pour amener le joueur à établir des stratégies et à bien se préparer avant de tenter n’importe quoi. Ce que je me suis empressé de faire la première fois. Ce qui a conduit à ma mort prématurée.

Ainsi, pour ne pas réveiller toute la base, il faudra être patient et studieux. On se prendra souvent à chercher un endroit en hauteur pour scruter les patterns de déplacements des gardes avec les jumelles. Ces dernières permettent d’ailleurs de marquer les ennemis et de garder un œil sur eux, même s’ils sont derrière un mur. Pratique et malin. Cette fonctionnalité permet de réduire la frustration de certains jeux d’infiltration à la 3e personne. On ne peut pas avoir les yeux partout.

Concernant le gameplay, le jeu commence à davantage ressembler à un Splinter Cell: Blacklist qu’à un Metal Gear traditionnel. Vue à la 3e personne plus proche de l’épaule, indication oppressante à l’écran quand l’ennemi vous aperçoit, disparition de la barre de vie de Snake au profit d’une régénération classique, ce dernier est ainsi bien moins rigide qu’il ne l’a été par le passé.

Snake est d’ailleurs un peu plus accro aux QTE qu’avant, mais ils sont bien utilisés dans l’ensemble. Le plus caractéristique est très certainement la possibilité de réagir lorsque vous vous faites repérer par l’ennemi. Quand un garde vous a clairement vu, un bullet time se produit et vous aurez quelques secondes pour appuyer sur la gâchette affichée, ce qui permettra de faire directement face à celui qui vous a découvert, dégainer une arme et l’abattre avant qu’il ne donne l’alerte. La chose est encore plus tendue si vous équipez le pistolet tranquillisant, car dans ce cas précis, il n’y a pas le choix : il faut viser la tête sinon le malandrin ne s’endormira pas sur le coup.

Ce gameplay un peu plus actuel se marie très bien avec la mise en scène, toujours maîtrisée du titre. Le jeu démarre sur un plan-séquence servi par de très beaux graphismes, qui, il faut le dire donne une immersion assez bluffante. Les fans seront ravis.

Quant à Snake, ou devrais-je dire, Big Boss, il est beau. Il est fort. Il est massif. Il est poilu. Ce n’est pas le plus fringant de tous les Snake qu’on ait pu rencontrer, mais il n’en est que plus charmant. Le voice acting signé Kiefer Sutherland tranche avec celui de David Hayter, mais fonctionne très bien avec ce personnage nébuleux. Je vais même vous dire : Ground Zeroes a rendu Big Boss encore plus attachant.

MGSGZ2

Donc voilà, je n’ai joué “que” moins de deux heures pour faire la mission principale (en réalité, faire le tour de toutes les missions et de tous les niveaux de difficulté vous en prendra une demi-douzaine, au moins, et si vous êtes très bon), mais c’était extrêmement plaisant. J’en aurais bien repris une tranche.

Ainsi, la vraie question que vous devez vous poser, c’est : « Êtes-vous prêts à claquer 30 euros pour un avant-goût de ce qui devient sérieusement une des plus belles promesses de cette new-gen » ? Mettez ces 30 euros d’un côté de la balance, mettez votre engouement pour la série de l’autre, et regardez ce qu’il se passe. En ce qui me concerne, et aussi formidable que ce prologue soit, ça penche du côté des 30 euros. Dix euros de trop, je pense. En revanche, l’attente de voir arriver Phantom Pain devient de plus en plus insoutenable.

Metal Gear Solid V: Ground Zeroes sortira le 20 mars sur Xbox 360, Xbox One, PS3 et PS4. Il coûtera environ 30 euros.