Test

[Impressions] On a joué à Assassin’s Creed : Odyssey, qui a du mal à renier ses origines

Jeux-Video

Par Mathieu le

Un an après Origins, qui marquait le renouveau d’une saga en perte de vitesse, Assassin’s Creed revient. Cette fois, c’est la Grèce antique qui sert de décors afin de nous présenter pas un mais deux personnages jouables : Alexios et Kassandra. Le jeu, attendu pour le 5 octobre 2018 sur PS4, Xbox One et PC, s’est laissé approcher durant plus d’une heure et a présenté à la presse du monde entier un potentiel déjà vu.

Le préquel du préquel

Premier point important à clarifier : Odyssey est, une fois encore, un préquel à l’histoire de la confrérie des Assassins. Alors que l’on pensait qu’Origins contait la genèse d’une aventure débutée il y a plus de dix ans maintenant, il n’en est rien. “Origins, c’est le début de la confrérie des Assassins, c’est la première étape qui mène aux histoires qui ont été présentées auparavant. Mais il y a tant d’autres choses à raconter et qui précèdent tout ce qui a été montré jusqu’à maintenant” nous expliquait Marc-Alexis Côté, le producteur d’Odyssey.

Car oui, dans ce nouvel épisode, on ne parle pas des assassins comme cela peut-être le cas dans les autres opus parus à ce jour “Il n’y a pas de lame secrète et tout ce qui va avec” affirme Marc-Alexis, qui travaille pour Ubisoft Québec, en charge du jeu. Il faut donc voir Odyssey comme une nouvelle étape dans la saga.

Et c’est un fait, il y a quelques nouveautés intéressantes qui viennent pimenter les possibilités du titre. Tout d’abord, et c’est une bonne chose, la possibilité de choisir entre un homme, Alexios ou une femme, Kassandra, deux personnages qui partagent le sang spartiate et le goût de la trahison. Chacun présente ainsi des aptitudes particulières et une prise en main légèrement différente qui devraient donner envie aux joueurs de tester les deux options et, en toute logique, d’augmenter la durée de vie du jeu.

Cette fois, il y a aussi de véritables choix à prendre en ce qui concerne les dialogues et les actions à mener. On est loin des axes narratifs poussés comme dans Detroit : Become Human mais c’est intéressant de voir que certaines décisions auront un impact réel sur l’histoire. “Il y a plusieurs fins différentes en fonction des choix réalisés par le joueur durant l’aventure” nous promet-on. Une bonne chose qui devrait rendre l’expérience un peu plus personnelle.

Origins 1.5

Manette en main désormais, qu’est-ce que cela donne ? L’impression, pas désagréable, de jouer à Origins 1.5. Toutes les mécaniques du précédent épisode sont reprises, tout en apportant quelques nouvelles options. On pense par exemple à des compétences spéciales activables via le bouton L2 et qui permettent, au choix, de défaire un ennemi de son boulier, de rentrer dans une rage folle ou de reprendre un peu de vie. Les batailles navales sont aussi de retour ainsi que la possibilité, forcément, de naviguer sur les eaux cristallines de la Grèce et de ses environs.

Comme ce fut le cas dans le très bon, mais sous-estimé, Black Flag, il sera possible de partir à la recherche de trésors et d’îlots perdus. Une bonne chose qui s’ajoute aux nouvelles “grandes batailles” à l’instar de ce que propose, dans une autre mesure, La Terre du Milieu : L’ombre de la Guerre. En s’associant à une milice armée, il est ainsi possible de partir en guerre et, au milieu d’une foule de soldats, de tenter de venir à bout de plusieurs capitaines afin de gagner la bataille. Un mode pas transcendant, mais suffisamment rythmé pour valoir le coup.

Quant au reste, on retrouve tout ce qui a fonctionné dans l’opus précédent, que ce soit le système de déplacement, de combat (attaques faibles, puissantes, protection, esquive, flèches) ou les différentes missions principales et annexes proposées en fonction de notre niveau.

L’impression de jouer à nouveau à Origins, mais dans un nouveau lieu, prédomine, ce qui pourrait être un problème sur la durée si le jeu ne trouve pas sa propre identité. Notons tout de même que la version à laquelle nous avons pu jouer présentait des déplacements étrangement robotiques et qu’on espère que tout cela sera réglé par la suite.

Grèce de mes rêves

Notons en tout cas une nouvelle fois le travail d’orfèvre mené par les équipes d’Ubisoft pour créer un univers fidèle. La Grèce antique parait sublime et dans cette démo, qui se déroulait en grande partie à Mykonos, l’impression de voyager prédominait. Si nous n’avons pas encore retrouvé la liberté offerte par Origins et ses déserts égyptiens, force est de constater que l’architecture du monde devrait être à la hauteur.

Techniquement, nous avons joué à une version sur PC qui reprenait le moteur d’Origins avec quelques améliorations minimes, notamment en ce qui concerne les modélisations. Le titre devrait ainsi faire encore honneur à nos consoles, notamment en ce qui concerne les paysages et autres panoramas même s’il faudra surveiller de près les différents bugs inhérents à ces mondes ouverts. Si la direction artistique est aussi maîtrisée que sur ce qui a été montré jusqu’à maintenant, Odyssey devrait plaire aux puristes et aux amoureux de la Grèce antique et de ses nombreuses histoires intemporelles.

Notre avis

Odyssey reprend les qualités de son aîné et tente de ses les accaparer afin de mieux les maitriser. Voilà le sentiment qui prédomine en sortant de cette phase de test. Si le jeu est prévu pour dans quatre mois, il en reste qu'il devrait une fois encore proposer un monde ouvert cohérent associé à un gameplay savoureux. Mais, attention, à force de vouloir reprendre ce qui a fonctionné par le passé, Assassin's Creed : Odyssey pourrait finir par perdre son identité et ressembler à un mix de tous les jeux du passé. On espère que ce ne sera pas le cas. Réponse le 5 octobre prochain, sur PS4, Xbox One et PC.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *