RG476H, RG477M, RG406V… Anbernic est en train de saturer le marché avec ses propres produits, rendant le choix d’autant plus compliqué pour les joueurs. Cette RG476H n’est d’ailleurs pas le modèle le plus récent ni le plus puissant d’Anbernic. La septième génération existe déjà avec la RG477M et la RG557 que nous avions testée ici, équipées de processeurs bien plus costauds. Mais voilà, la 476H à l’avantage de couter bien moins cher et c’est justement ce positionnement tarifaire à 160 euros qui la rend plus intéressante.
Découvrez la console Anbernic RG476H au meilleur prix ici
Un format d’écran qui change tout

Impossible de ne pas tomber sous le charme de cet écran 4,7 pouces au format 4:3, il représente exactement ce que les amateurs de rétrogaming attendaient depuis des années.
Le ratio 4:3 correspond parfaitement aux consoles de la NES jusqu’à la GameCube et la PlayStation 2. Fini les bandes noires disgracieuses sur les côtés, les jeux remplissent naturellement l’écran. La résolution de 1280 x 960 pixels apporte son lot d’avantages. Elle permet un scaling intelligent des jeux rétro, que ce soit en étirant l’image pour remplir l’écran ou en appliquant un integrer scaling pour des pixels parfaitement carrés avec de fines bordures noires.
Le taux de rafraîchissement de 120 Hz constitue un autre atout majeur. Cette fréquence améliore la fluidité perçue des mouvements, rapprochant l’expérience de celle des vieux téléviseurs cathodiques. Associé à des shaders CRT qui imitent l’aspect des anciennes télés, le rendu devient vraiment convaincant pour revivre ses souvenirs d’enfance.
La dalle tout en verre couvre les bordures de l’écran pour un rendu plus moderne. Certes, il ne s’agit pas d’un panneau OLED, mais la qualité LCD reste très correcte avec de belles couleurs et un contraste honnête. Pour du rétrogaming ou pour profiter des jeux Android modernes, ça fait amplement le job.
Des contrôles pensés pour le D-pad

La RG476H adopte une disposition asymétrique avec le D-pad en position dominante. Un choix cohérent pour une console destinée avant tout aux jeux 2D des consoles les plus anciennes. Les boutons ABXY répondent au doigt et à l’œil avec leur membrane en caoutchouc, offrant un retour tactile agréable et surtout une discrétion exemplaire. Presque silencieux, ils permettent de jouer sans déranger personne.
Le D-pad lui-même possède ce rebond caractéristique des bons contrôleurs rétro. Précis et réactif, il convient parfaitement aux jeux de baston, aux plateformers et à tous les titres d’arcade exigeants. Seul vrai reproche sur les contrôles : les boutons L et R font un clic sonore assez prononcé. Ça ne gâche pas le plaisir de jeu, mais c’est dommage après le soin apporté au silence des boutons faciaux.
L’ergonomie générale s’avère plutôt bonne malgré le profil plat de la console. Le format 4:3 offre suffisamment de hauteur pour que les doigts trouvent naturellement leur place. Pas besoin de poignées ergonomiques au dos, la prise en main reste confortable même après des sessions prolongées.
Les sticks analogiques à effet Hall (et donc non soumis aux risques de drift) fonctionnent bien pour les jeux nécessitant un seul stick, comme la Nintendo 64 ou la Dreamcast. Par contre, pour les jeux en double stick comme les FPS, la disposition devient moins naturelle. L’écartement important entre les sticks et la hauteur des gâchettes rendent l’expérience moins fluide. Cette console n’est clairement pas faite pour les FPS modernes, mais elle excelle là où elle doit briller c’est-à-dire sur les jeux rétro au D-pad.
Une console aux allures de PS Vita
Anbernic a opté pour une coque en plastique plutôt que le métal. Un choix judicieux qui allège la console. Le verre en façade est du plus bel effet en rappelant la PS Vita première du nom.
La console intègre un système de refroidissement actif avec un ventilateur dont on aperçoit les grilles d’entrée et de sortie d’air. Bonne nouvelle, il reste bien discret. Le mode automatique suffit largement, le ventilateur ne se déclenchant que rarement. La console reste fraîche la plupart du temps, avec juste un léger réchauffement perceptible lors de sessions de jeux PS2, sans jamais devenir gênant.
Une puissance mesurée et parfois insuffisante

La RG476H utilise une puce déjà vue sur quatre autres consoles Anbernic ces 18 derniers mois. La UNISOC T820 commence à dater, d’autant qu’Anbernic a déjà sorti deux modèles avec des processeurs plus récents. Cela se ressent principalement sur la GameCube et la PlayStation 2.
Sur GameCube, les résultats restent honorables tant qu’on se limite à la résolution native (1x) et aux titres les moins gourmands. L’émulateur Dolphin fait plutôt bien son travail et la majorité des jeux tournent correctement avec quelques ralentissements occasionnels. Rien de rédhibitoire pour qui n’est pas trop exigeant.
La PS2 pose plus de problèmes. Certains jeux légers passent sans souci en résolution native, mais beaucoup d’autres souffrent. On peut bidouiller avec l’underclocking ou les versions à 50 images par seconde pour grappiller quelques FPS, mais franchement, passés votre chemin si vous souhaitez jouer majoritairement à des jeux PS2. Si quelques-uns de vos jeux favoris passent, tant mieux. Sinon, tournez-vous vers un modèle plus puissant.
Heureusement, tout le reste fonctionne à merveille. Les consoles 8-bit et 16-bit (NES, SNES, Mega Drive, Game Boy, GBA) tournent sans le moindre hoquet, la console les gère les doigts dans le nez. La première génération 3D (PS1, N64, Dreamcast) passe également très bien, avec même la possibilité d’upscaler jusqu’à la résolution maximale de l’écran pour un rendu ultra-net.
Pour la PSP, tous les jeux fonctionnent en résolution 3x sans problème. Le format 16:9 crée des bandes noires en haut et en bas, mais l’image reste confortable. Évidemment, d’autres consoles seront bien plus adaptées à la PSP, mais celle-ci s’en sort dignement. La console permet aussi de jouer à des jeux Android moyennement gourmands.
Le streaming reste une option viable. Des services comme GeForce Now ou Xbox Cloud Gaming fonctionnent correctement, même si là encore, on privilégiera les jeux au D-pad.
Une autonomie de champion
La puissance modérée présente un avantage : une excellente autonomie. Les tests ont été réalisés à 50 % de luminosité et de volume. Pour les jeux rétro classiques sans 3D, on peut compter sur 14 heures d’autonomie.
Sur les jeux en 3D de la PS1 en résolution upscalée 4x ou encore la Dreamcast ou la N64, on peut compter sur 8 heures. Le pire scénario, avec un jeu PS2 en 120 Hz et résolution native, donne un peu moins de 5 heures. Honnête pour une console poussée dans ses retranchements.
Un excellent rapport qualité-prix

À 180 euros selon les promotions, la RG476H se positionne très bien.
Si elle ne suffit pas dans le but de jouer aux jeux GameCube ou PS2, il faudra dépenser au moins 250 euros pour disposer d’une console qui le permet et qui sera surement au format 16:9.
Découvrez la console Anbernic RG476H au meilleur prix ici
Le choix dépend donc vraiment de vos priorités. Si la PS2 et la GameCube ne vous intéressent pas particulièrement, et que les shaders lourds ne sont pas essentiels, alors la RG476H offre le meilleur rapport qualité-prix de sa catégorie.
🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.


