Test

Test : casque JVC ésnsy HA-SR75S

Notre avis
7 / 10
Audio

Par Rédacteur Invité le

JVC a une place importante dans le paysage de l’audio depuis de nombreuses années, surtout dans la catégorie inférieure à 100€. Tous les jours, nous pouvons voir de nombreux possesseurs de casques JVC dans la rue.

Une nouvelle gamme de casques vient d’être lancée par JVC : la gamme ésnsy. Elle se veut élégante tout en offrant une bonne qualité de son et de construction. Le modèle que le Journal du geek m’a procuré est le casque supra de la gamme HA-SR75S qui vient se proposer à un tarif en dessous des cadors de la scène nomade comme le Sennheiser HD25 ou encore le Philips Fidelio M1 qui sont d’excellents produits ! Nous allons donc voir comment se place ce nouveau challenger dans un marché du casque audio nomade de plus en plus concurrentiel.

Comme à mon habitude le casque sera cuisiné à toutes les sauces sonores (plus ou moins épicées) à l’aide de mes boites à saveur : le Studio V 3rd Anniversary , mon iBasso DX50 saupoudré de fichiers audio lossless encodés en flac.

534u

Packaging

Le JVC se présente dans une boite en carton des plus classiques avec la possibilité d’entrevoir le casque.

u8f3

Le packaging est des plus sommaire, vous avez le droit au casque et à rien d’autre à part une lingette de nettoyage pour les cups.

Pour un casque de ce prix et au vu de la concurrence c’est clairement un point noir même si ce n’est pas obligatoire, c’est quand même un grand plus quand on voit que la plupart des concurrents offrent au moins une pochette.

Fabrication/design

Niveau design, je suis assez mitigé maintenant que j’ai le casque en main !
Les premiers visuels de la gamme ésnsy s’avéraient très alléchants, mais en réalité les parties chrome font très plastique.

khyo

Alors qu’un HD25 assume complètement son plastique et que le M1 offre un arceau en métal et un bel aspect général. L’ésnsy tente de s’imposer sans marquer les esprits et c’est bien dommage.
Le design est assez surprenant tout en restant classe en jouant avec les courbes du casque.

L’arceau en simili cuir, ainsi que les pads sont de très bonne qualité et la couleur ne jure pas avec l’ensemble comme avec le Philips Uptown. On retrouve des cups en plastique transparent comme sur le skullcandy aviator qui permet d’entrevoir le driver de 40mm du casque.

Sans être discret, le casque est globalement classieux et son design peut convenir à tout âge.

Côtés solidité de construction, le casque donne globalement confiance par rapport au Spirit One que j’aurais du mal à ranger dans mon sac. C’est un casque qui va faire facilement face à la vie nomadienne sans pour autant sembler indestructible comme le HD25.

Le système de rotation des oreillettes permet de ranger facilement le casque, mais ce système est malheureusement en plastique! À voir comment le casque dure dans le temps même si l’axe paraît solide.

Ici, comme sur beaucoup de produits audio nomades récents, on retrouve les fameux câbles plats. Pas toujours convaincu par le fait qu’il s’enroule moins, il parait solide, léger et ne se fait pas remarquer. Un petit plus pour le guide de câble au niveau des cups, qui, tout en suivant les courbes du casque, permet de limiter l’effort sur celui-ci, garant d’une durée de vie accrue. Le jack est quant à lui massif et semble solide, il devrait bien durer dans le temps.

bfqb

Le produit possède bien évidemment une commande/micro qui permet uniquement de décrocher/raccrocher les appels. Mais pour une fois elle est très bien pensée, en effet le bouton pour réceptionner les appels, ainsi que le micro se situe sur la cup du casque. Cela permet d’utiliser cette fonction de manière beaucoup plus facile et intuitive, évitant aussi les bruits de frottement du micro sur les vêtements.

Confort

Ce casque est extrêmement confortable ! En plus d’être léger, le casque n’applique pas une force trop importante sur le crâne. Les mousses des pads sont confortables et ne sont responsables d’aucun inconfort même après une après-midi entière d’utilisation.

prw7

Pour moi, ce casque est clairement aussi confortable que le M1. Attention tout de même aux oreillettes qui peuvent garder la chaleur au bout d’un certain moment, un plus en hiver qui peut se révéler un désagrément en été !

Isolation

Le JVC esnsy offre une très bonne isolation, certes pas à la hauteur du HD25 ou du Spirit One mais d’un niveau similaire au M1. Vous ne serez aucunement gênés par les bruits ambiants urbains même s’ils sont légèrement perceptibles.

Le son

gbl

En musique

The Damned Things – A Great Reckoning

Une grosse caisse bien claquante et tendue, c’est dynamique sans être poussif ni rond, la caisse claire s’exprime clairement, l’assise rythmique du morceau est bien là solide et dynamique même si les cymbales manquent d’extension et de clarté pour parfaitement s’exprimer.

Des guitares avec du corps, dans l’esprit du Fidelio M1, mais tout en étant moins sombre. L’ensemble sonne avec une bonne assise. La voix du chanteur est bien soutenue par l’ensemble même si les guitares mériteraient plus de clarté !

La séparation de l’instrument n’est pas excellente et l’ensemble est frontal, ce qui colle parfaitement à ce style.

Le JVC se donne très bien sur le rock!

Sybreed – Bioactive

http://www.youtube.com/watch?v=XWqUjPDL0m8

On enchaine tout de suite avec un style beaucoup plus chargé et exigeant sur la restitution.
Toujours avec un kick bien présent, la batterie ne souffre pas de perte de rapidité même si elle se retrouve plus en avant que la caisse claire et les cymbales. La basse est difficile à discerner dans l’ensemble, comme précédemment. La première place est clairement prise par la guitare, puissante et charnue avec une énergie à faire pâlir un mur d’ampli. La voix se retrouve en retrait et un peu noyée par la guitare, malheureusement.

Les parties électroniques du morceau et effet sont très bien retranscrites avec nuance et profondeur alors que le groupe offre une prestation très frontale.

Le soundstage et la séparation ne sont pas le point fort de ce casque, manquent de largeur et de profondeur, à l’image d’un HD25.

On sent clairement que le casque en veut, de l’énergie, de la dynamique, ça avance, mais au détriment de la lisibilité sonore du morceau.

The Glitch Mob – Animus Vox

Avec les musiques électroniques, le casque est clairement dans son milieu et The Glitch Mod lui va à ravir!

De l’espace et de la séparation, encore un casque qui a besoin de volume et d’air pour clairement s’exprimer. Ça tape fort dans le bas du spectre, mais dans le bon sens du terme, claquant, ça descend. Les médiums charnus découverts avec les guitares prennent ici tous leurs ampleurs en donnant beaucoup de matière au son utilisant de la distorsion. Les mélodies aiguës se détachent très bien de l’ensemble.

Même si le soundstage manquait encore une fois de profondeur et de largeur, la séparation est bien présente. Ce point est clairement la faiblesse de la plupart des casques supra auriculaires du marché.

La musique est vraiment immersive et le casque est dans son registre, à l’image du M1 qui s’en sortait très bien avec légèrement moins de matière, mais une clarté et un dynamisme accrue.

The XX – Chaine

The XX est un groupe intéressant, car c’est un groupe qui joue vraiment sur l’immersion pour pouvoir être apprécié à sa juste valeur.

La section rythmique sait se rendre subtile sans être mise en avant comme dans certaines autres écoutes sauf pour le kick, que je trouve un poil trop présent. La basse et les synthétiseurs qui jouent dans les mêmes gammes de fréquences s’articulent très bien, on arrive à les distinguer les uns des autres. Les voix s’entremêlent d’une belle façon même si la voix masculine est un peu plus mise en avant que la voix féminine, on ressent facilement l’émotion et la légèreté entrainante de The XX.

La stéréo et les effets d’enregistrement sont bien reproduits.

De plus, cette musique est riche de détails, bruit de vinyle, jeu sur le cercle de la caisse claire,etc. tout y est et on le distingue aisément.

Le JVC s’épanouit très bien sur de la musique dans le style de The XX, même si certaines restitutions méritaient un peu plus de subtilité. C’est immersif, doux, enivrant.

The Roots – The OtherSide

The Roots est clairement une référence quand il s’agit de rap/Hip hop/soul.

La section rythmique est clairement bien reproduite et entrainante, un kick ferme et rond, une caisse claire sèche et articulée et des cymbales très douces (elles manquent d’une pointe de richesse due à un manque d’extension dans ce registre). On sent que la rythmique est clairement l’assise de la musique et du rendu du casque. Le piano vient se poser avec légèreté sur la section rythmique, le contraste est bien reproduit et l’instrument sonne légèrement voilé, mais rien de rédhibitoire. L’orgue vient combler le trou entre la section rythmique et mélodique en prenant bien sa place dans le bas medium/medium clairement envoûtant.

Et que dire des voix, la voix masculine est parfaitement reproduite (pas de sensation de voile), avec un excellent détachement par rapport au reste des instruments. La voix féminine du refrain est à l’image de la restitution du piano.

Sur de la musique articulée où on peut trouver de l’espace, le JVC s’en sort vraiment bien et j’ai pris mon pied sur cet album grâce à lui.

La signature

Spectre

Le JVC ésnsy partage une approche similaire de la musique avec le M1, un peu sombre, une signature descendante sans pour autant forcément sacrifier les aigus. Les bas mediums sont plus présents et charnus que sur un HD25 ou un Spirit One.

Détails

Le JVC restitue de nombreux détails de la musique sans pour autant avoir un son détaillé, le casque aurait gagné à être plus détaillé comme par exemple l’offre le HD25 ou le Spirit One grâce notamment à des mediums plus clairs.

Le manque d’extension dans les aigus n’aide pas non plus le JVC dans ce domaine où le manque de richesse est flagrant sur les cymbales.

Scène sonore/aération

Le point faible de ce casque, comme beaucoup de casques supra auriculaires fermés, est son soundstage. Le manque de profondeur et largeur est flagrant, ce qui lui fait perdre en immersion.

Tant que la musique n’est pas chargée et sur les petits ensembles, le casque s’en sort honorablement, mais il ne faut pas lui en demander plus. Le soundstage reste très proche de l’oreille, mais la restitution stéréo reste bonne.

Dynamique

Difficile d’aller chercher un HD25/Amperior, il restera la référence pour longtemps sur ce point. Le JVC n’est pas pour autant pas dynamique, mais ce petit embonpoint dans le bas médiums ne l’aide pas.

JVC a fait le choix de troquer la vitesse et le dynamisme contre un peu de rondeur.

Conclusion

Même si le JVC ésnsy ne va pas révolutionner le marché, avec sa restitution dans l’esprit du M1 et son prix attractif (autour de 60-70€), ce casque mérite d’être écouté. Il trouvera clairement son public.

Si vous voulez un casque légèrement sombre, pas un brin fatiguant, c’est un client sérieux.

Points positifs
– La finition
– Le confort
– La polyvalence générale
– Le son globalement équilibré avec un côté sombre
– Excellent sur du rock, électro, hip hop, jazz

Points négatifs
– Construction et visuel « plastique »
– Bas médiums parfois envahissants
– Scène sonore qui manque de largeur
– Des aigus pas assez riches
– Pas ce qui ce fait de mieux sur le métal et le classique
– Manque de vitesse
– Moins bon sur des musiques chargées et les grands ensembles

Test réalisé pour le Journal du Geek, par Hugo B. du site tellementnomade.

Si un terme ou une expression vous semble obscur le Lexique de test de Tellement Nomade est là !

JVC a une place importante dans le paysage de l’audio depuis de nombreuses années, surtout dans la catégorie inférieure à 100€. Tous les jours, nous pouvons voir de nombreux possesseurs de casques JVC dans la rue.

Une nouvelle gamme de casques vient d’être lancée par JVC : la gamme ésnsy. Elle se veut élégante tout en offrant une bonne qualité de son et de construction. Le modèle que le Journal du geek m’a procuré est le casque supra de la gamme HA-SR75S qui vient se proposer à un tarif en dessous des cadors de la scène nomade comme le Sennheiser HD25 ou encore le Philips Fidelio M1 qui sont d’excellents produits ! Nous allons donc voir comment se place ce nouveau challenger dans un marché du casque audio nomade de plus en plus concurrentiel.

Comme à mon habitude le casque sera cuisiné à toutes les sauces sonores (plus ou moins épicées) à l’aide de mes boites à saveur : le Studio V 3rd Anniversary , mon iBasso DX50 saupoudré de fichiers audio lossless encodés en flac.

534u

Packaging

Le JVC se présente dans une boite en carton des plus classiques avec la possibilité d’entrevoir le casque.

u8f3

Le packaging est des plus sommaire, vous avez le droit au casque et à rien d’autre à part une lingette de nettoyage pour les cups.

Pour un casque de ce prix et au vu de la concurrence c’est clairement un point noir même si ce n’est pas obligatoire, c’est quand même un grand plus quand on voit que la plupart des concurrents offrent au moins une pochette.

Fabrication/design

Niveau design, je suis assez mitigé maintenant que j’ai le casque en main !
Les premiers visuels de la gamme ésnsy s’avéraient très alléchants, mais en réalité les parties chrome font très plastique.

khyo

Alors qu’un HD25 assume complètement son plastique et que le M1 offre un arceau en métal et un bel aspect général. L’ésnsy tente de s’imposer sans marquer les esprits et c’est bien dommage.
Le design est assez surprenant tout en restant classe en jouant avec les courbes du casque.

L’arceau en simili cuir, ainsi que les pads sont de très bonne qualité et la couleur ne jure pas avec l’ensemble comme avec le Philips Uptown. On retrouve des cups en plastique transparent comme sur le skullcandy aviator qui permet d’entrevoir le driver de 40mm du casque.

Sans être discret, le casque est globalement classieux et son design peut convenir à tout âge.

Côtés solidité de construction, le casque donne globalement confiance par rapport au Spirit One que j’aurais du mal à ranger dans mon sac. C’est un casque qui va faire facilement face à la vie nomadienne sans pour autant sembler indestructible comme le HD25.

Le système de rotation des oreillettes permet de ranger facilement le casque, mais ce système est malheureusement en plastique! À voir comment le casque dure dans le temps même si l’axe paraît solide.

Ici, comme sur beaucoup de produits audio nomades récents, on retrouve les fameux câbles plats. Pas toujours convaincu par le fait qu’il s’enroule moins, il parait solide, léger et ne se fait pas remarquer. Un petit plus pour le guide de câble au niveau des cups, qui, tout en suivant les courbes du casque, permet de limiter l’effort sur celui-ci, garant d’une durée de vie accrue. Le jack est quant à lui massif et semble solide, il devrait bien durer dans le temps.

bfqb

Le produit possède bien évidemment une commande/micro qui permet uniquement de décrocher/raccrocher les appels. Mais pour une fois elle est très bien pensée, en effet le bouton pour réceptionner les appels, ainsi que le micro se situe sur la cup du casque. Cela permet d’utiliser cette fonction de manière beaucoup plus facile et intuitive, évitant aussi les bruits de frottement du micro sur les vêtements.

Confort

Ce casque est extrêmement confortable ! En plus d’être léger, le casque n’applique pas une force trop importante sur le crâne. Les mousses des pads sont confortables et ne sont responsables d’aucun inconfort même après une après-midi entière d’utilisation.

prw7

Pour moi, ce casque est clairement aussi confortable que le M1. Attention tout de même aux oreillettes qui peuvent garder la chaleur au bout d’un certain moment, un plus en hiver qui peut se révéler un désagrément en été !

Isolation

Le JVC esnsy offre une très bonne isolation, certes pas à la hauteur du HD25 ou du Spirit One mais d’un niveau similaire au M1. Vous ne serez aucunement gênés par les bruits ambiants urbains même s’ils sont légèrement perceptibles.

Le son

gbl

En musique

The Damned Things – A Great Reckoning

Une grosse caisse bien claquante et tendue, c’est dynamique sans être poussif ni rond, la caisse claire s’exprime clairement, l’assise rythmique du morceau est bien là solide et dynamique même si les cymbales manquent d’extension et de clarté pour parfaitement s’exprimer.

Des guitares avec du corps, dans l’esprit du Fidelio M1, mais tout en étant moins sombre. L’ensemble sonne avec une bonne assise. La voix du chanteur est bien soutenue par l’ensemble même si les guitares mériteraient plus de clarté !

La séparation de l’instrument n’est pas excellente et l’ensemble est frontal, ce qui colle parfaitement à ce style.

Le JVC se donne très bien sur le rock!

Sybreed – Bioactive

http://www.youtube.com/watch?v=XWqUjPDL0m8

On enchaine tout de suite avec un style beaucoup plus chargé et exigeant sur la restitution.
Toujours avec un kick bien présent, la batterie ne souffre pas de perte de rapidité même si elle se retrouve plus en avant que la caisse claire et les cymbales. La basse est difficile à discerner dans l’ensemble, comme précédemment. La première place est clairement prise par la guitare, puissante et charnue avec une énergie à faire pâlir un mur d’ampli. La voix se retrouve en retrait et un peu noyée par la guitare, malheureusement.

Les parties électroniques du morceau et effet sont très bien retranscrites avec nuance et profondeur alors que le groupe offre une prestation très frontale.

Le soundstage et la séparation ne sont pas le point fort de ce casque, manquent de largeur et de profondeur, à l’image d’un HD25.

On sent clairement que le casque en veut, de l’énergie, de la dynamique, ça avance, mais au détriment de la lisibilité sonore du morceau.

The Glitch Mob – Animus Vox

Avec les musiques électroniques, le casque est clairement dans son milieu et The Glitch Mod lui va à ravir!

De l’espace et de la séparation, encore un casque qui a besoin de volume et d’air pour clairement s’exprimer. Ça tape fort dans le bas du spectre, mais dans le bon sens du terme, claquant, ça descend. Les médiums charnus découverts avec les guitares prennent ici tous leurs ampleurs en donnant beaucoup de matière au son utilisant de la distorsion. Les mélodies aiguës se détachent très bien de l’ensemble.

Même si le soundstage manquait encore une fois de profondeur et de largeur, la séparation est bien présente. Ce point est clairement la faiblesse de la plupart des casques supra auriculaires du marché.

La musique est vraiment immersive et le casque est dans son registre, à l’image du M1 qui s’en sortait très bien avec légèrement moins de matière, mais une clarté et un dynamisme accrue.

The XX – Chaine

The XX est un groupe intéressant, car c’est un groupe qui joue vraiment sur l’immersion pour pouvoir être apprécié à sa juste valeur.

La section rythmique sait se rendre subtile sans être mise en avant comme dans certaines autres écoutes sauf pour le kick, que je trouve un poil trop présent. La basse et les synthétiseurs qui jouent dans les mêmes gammes de fréquences s’articulent très bien, on arrive à les distinguer les uns des autres. Les voix s’entremêlent d’une belle façon même si la voix masculine est un peu plus mise en avant que la voix féminine, on ressent facilement l’émotion et la légèreté entrainante de The XX.

La stéréo et les effets d’enregistrement sont bien reproduits.

De plus, cette musique est riche de détails, bruit de vinyle, jeu sur le cercle de la caisse claire,etc. tout y est et on le distingue aisément.

Le JVC s’épanouit très bien sur de la musique dans le style de The XX, même si certaines restitutions méritaient un peu plus de subtilité. C’est immersif, doux, enivrant.

The Roots – The OtherSide

The Roots est clairement une référence quand il s’agit de rap/Hip hop/soul.

La section rythmique est clairement bien reproduite et entrainante, un kick ferme et rond, une caisse claire sèche et articulée et des cymbales très douces (elles manquent d’une pointe de richesse due à un manque d’extension dans ce registre). On sent que la rythmique est clairement l’assise de la musique et du rendu du casque. Le piano vient se poser avec légèreté sur la section rythmique, le contraste est bien reproduit et l’instrument sonne légèrement voilé, mais rien de rédhibitoire. L’orgue vient combler le trou entre la section rythmique et mélodique en prenant bien sa place dans le bas medium/medium clairement envoûtant.

Et que dire des voix, la voix masculine est parfaitement reproduite (pas de sensation de voile), avec un excellent détachement par rapport au reste des instruments. La voix féminine du refrain est à l’image de la restitution du piano.

Sur de la musique articulée où on peut trouver de l’espace, le JVC s’en sort vraiment bien et j’ai pris mon pied sur cet album grâce à lui.

La signature

Spectre

Le JVC ésnsy partage une approche similaire de la musique avec le M1, un peu sombre, une signature descendante sans pour autant forcément sacrifier les aigus. Les bas mediums sont plus présents et charnus que sur un HD25 ou un Spirit One.

Détails

Le JVC restitue de nombreux détails de la musique sans pour autant avoir un son détaillé, le casque aurait gagné à être plus détaillé comme par exemple l’offre le HD25 ou le Spirit One grâce notamment à des mediums plus clairs.

Le manque d’extension dans les aigus n’aide pas non plus le JVC dans ce domaine où le manque de richesse est flagrant sur les cymbales.

Scène sonore/aération

Le point faible de ce casque, comme beaucoup de casques supra auriculaires fermés, est son soundstage. Le manque de profondeur et largeur est flagrant, ce qui lui fait perdre en immersion.

Tant que la musique n’est pas chargée et sur les petits ensembles, le casque s’en sort honorablement, mais il ne faut pas lui en demander plus. Le soundstage reste très proche de l’oreille, mais la restitution stéréo reste bonne.

Dynamique

Difficile d’aller chercher un HD25/Amperior, il restera la référence pour longtemps sur ce point. Le JVC n’est pas pour autant pas dynamique, mais ce petit embonpoint dans le bas médiums ne l’aide pas.

JVC a fait le choix de troquer la vitesse et le dynamisme contre un peu de rondeur.

Conclusion

Même si le JVC ésnsy ne va pas révolutionner le marché, avec sa restitution dans l’esprit du M1 et son prix attractif (autour de 60-70€), ce casque mérite d’être écouté. Il trouvera clairement son public.

Si vous voulez un casque légèrement sombre, pas un brin fatiguant, c’est un client sérieux.

Points positifs
– La finition
– Le confort
– La polyvalence générale
– Le son globalement équilibré avec un côté sombre
– Excellent sur du rock, électro, hip hop, jazz

Points négatifs
– Construction et visuel « plastique »
– Bas médiums parfois envahissants
– Scène sonore qui manque de largeur
– Des aigus pas assez riches
– Pas ce qui ce fait de mieux sur le métal et le classique
– Manque de vitesse
– Moins bon sur des musiques chargées et les grands ensembles

Test réalisé pour le Journal du Geek, par Hugo B. du site tellementnomade.

Si un terme ou une expression vous semble obscur le Lexique de test de Tellement Nomade est là !

Notre avis

Intéressant

7 / 10