Test

Test : Castlevania : Lords of Shadow

Par Rédacteur Invité le

Depuis la nuit des temps (j'exagère à peine), il est de notoriété publique que la licence Castlevania ne sait s’accommoder correctement de la 3D. La série...

Depuis la nuit des temps (j’exagère à peine), il est de notoriété publique que la licence Castlevania ne sait s’accommoder correctement de la 3D. La série aura connu ses plus heures grâce à la 2D, et ça semblait encore exact il y a quelques temps encore. Jusqu’à ce que MercurySteam Entertainement (épaulé par Kojima sur certains points) viennent fourrer son nez dans l’affaire, et réussisse ce que personne n’avait encore accompli. Stupéfaction.

castlevania-lords-of-shadow-playstation-3-ps3-039


Inutile de vous faire languir : non seulement MercurySteam Entertainement a (enfin) réussi a faire passer la série Castlevania en 3D, mais il a aussi accompli dans le même temps l’un des plus gros jeux de cette fin d’année. Rien que ça. Déjà, lorsque j’avais pu mettre la main sur le soft à l’E3, j’avais été passablement bluffé par son côté God of War (aussi bien au niveau du gameplay -on castagne, on use des QTE, ect…- vous voyez le genre) réactif au possible, et par son design toujours aussi marquant. Dans la peau de Gabriel Belmont, un descendant de… vous aurez ainsi tout loisir de vous lancer dans une aventure haut de gamme, dont les mécanismes ont certes déjà été vus ailleurs, par exemple du côté d’Uncharted 2 pour ce qui est des phases d’escalade, ou de l’énorme Shadow of the Colossus pour ce qui est des affrontements magistraux contre des boss gigantesques et charismatiques au possible. Mais le tout a tellement bien été utilisé qu’il serait vraiment stupide d’en tenir rigueur. Ainsi, Belmont sera bien souvent confrontés à des vagues d’ennemis à éliminer à la chaîne (sans fouet cette fois, mais avec une croix “extensible”), en préférant si possible le corps à corps et en s’aidant par les possibilités d’esquives et les combos qu’il engrangera au fur et à mesure de sa progression. Frapper comme un mort, esquiver avec une classe sans pareil, puis recommencer jusqu’à ce que les monstres trépassent, ça ne vous rappelle rien ? Rassurez-vous, c’est normal. Bref, comme je vous le disais, on nage souvent dans le déjà-vu, et le soft en pâti d’ailleurs du fait qu’il peine au final à se tailler une réelle personnalité. Mais quand c’est bon… En plus de ça, le système de progression du jeu a été plutôt bien pensé : vous accumulez des points d’expérience, que vous pourrez dépenser à chaque fin de niveau, et ainsi étoffer votre gamme de combos, ou bien aiguiser votre maîtrise des armes ou de la magie. Au choix. Si les développeurs n’ont pas pris de risques, ils ont au moins eu l’intelligence de s’inspirer d’une recette qui a déjà fait 1000 fois ses preuves !

Pourtant, on pourrait presque y retrouver à redire, et si les développeurs ont réussi à modéliser des décors aussi impressionnants que variés prenant place dans un univers que les fans de la première heure ne pourront qu’admirer béatement, on sent qu’ils ont vraiment souhaité mettre la barre très haute côté graphismes, quitte à user de divers subterfuges empiétant sur la fluidité du jeu. Malgré le fait que les environnements soient bien souvent fermés au possible, et que la caméra impose des angles définis (handicapant parfois la fluidité du gameplay, c’est un fait), on se retrouve parfois spectateur de baisses de frame-rate bel et bien palpables. Rien de pénalisant pour le déroulement du jeu, mais c’est à noter… Enfin, ce serait vraiment être pessimiste que de s’arrêter sur ce point, lorsque l’on voit le travail de titan achevé par MercurySteam Entertainement, qui aura tout de même offert à son bébé une durée de vie dépassant allègrement les 15h, et ce sans jamais tomber ni dans la répétitivité, ni dans la monotonie. On se retrouve ainsi toujours devant un challenge certes corsé, mais jamais frustrant, et le fait de voir ses pouvoirs se développer lentement ne fait qu’en décupler le plaisir de les utiliser. Inutile de préciser qu’on attend déjà la supposée suite avec impatience.

Sans conteste, Castlevania : Lords of Shadow fait partie des poids lourds de cette année 2010. A classer dans le genre de reboot qu’on aimerait voir plus souvent, le jeu dispose de tous les éléments qui font d’un jeu un must-have : gameplay aux petits oignons, challenge relevé, durée de vie conséquente, et j’en passe… Seulement, le jeu pourra sans doute froisser par le peu de charisme qu’il dégage. En piochant à droite à gauche, il n’a ainsi pas réussi à se forger une identité forte. Enfin, on s’éclate une fois le pas en main, et c’est là le principal !

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Les +
Un gameplay réactif et profond
Des boss-fights impressionnants
Une durée de vie très conséquente

Les –
Le frame-rate quelquefois fébrile
Les fans pourront être déboussolés
Pas franchement charismatique

Depuis la nuit des temps (j’exagère à peine), il est de notoriété publique que la licence Castlevania ne sait s’accommoder correctement de la 3D. La série aura connu ses plus heures grâce à la 2D, et ça semblait encore exact il y a quelques temps encore. Jusqu’à ce que MercurySteam Entertainement (épaulé par Kojima sur certains points) viennent fourrer son nez dans l’affaire, et réussisse ce que personne n’avait encore accompli. Stupéfaction.

castlevania-lords-of-shadow-playstation-3-ps3-039


Inutile de vous faire languir : non seulement MercurySteam Entertainement a (enfin) réussi a faire passer la série Castlevania en 3D, mais il a aussi accompli dans le même temps l’un des plus gros jeux de cette fin d’année. Rien que ça. Déjà, lorsque j’avais pu mettre la main sur le soft à l’E3, j’avais été passablement bluffé par son côté God of War (aussi bien au niveau du gameplay -on castagne, on use des QTE, ect…- vous voyez le genre) réactif au possible, et par son design toujours aussi marquant. Dans la peau de Gabriel Belmont, un descendant de… vous aurez ainsi tout loisir de vous lancer dans une aventure haut de gamme, dont les mécanismes ont certes déjà été vus ailleurs, par exemple du côté d’Uncharted 2 pour ce qui est des phases d’escalade, ou de l’énorme Shadow of the Colossus pour ce qui est des affrontements magistraux contre des boss gigantesques et charismatiques au possible. Mais le tout a tellement bien été utilisé qu’il serait vraiment stupide d’en tenir rigueur. Ainsi, Belmont sera bien souvent confrontés à des vagues d’ennemis à éliminer à la chaîne (sans fouet cette fois, mais avec une croix “extensible”), en préférant si possible le corps à corps et en s’aidant par les possibilités d’esquives et les combos qu’il engrangera au fur et à mesure de sa progression. Frapper comme un mort, esquiver avec une classe sans pareil, puis recommencer jusqu’à ce que les monstres trépassent, ça ne vous rappelle rien ? Rassurez-vous, c’est normal. Bref, comme je vous le disais, on nage souvent dans le déjà-vu, et le soft en pâti d’ailleurs du fait qu’il peine au final à se tailler une réelle personnalité. Mais quand c’est bon… En plus de ça, le système de progression du jeu a été plutôt bien pensé : vous accumulez des points d’expérience, que vous pourrez dépenser à chaque fin de niveau, et ainsi étoffer votre gamme de combos, ou bien aiguiser votre maîtrise des armes ou de la magie. Au choix. Si les développeurs n’ont pas pris de risques, ils ont au moins eu l’intelligence de s’inspirer d’une recette qui a déjà fait 1000 fois ses preuves !

Pourtant, on pourrait presque y retrouver à redire, et si les développeurs ont réussi à modéliser des décors aussi impressionnants que variés prenant place dans un univers que les fans de la première heure ne pourront qu’admirer béatement, on sent qu’ils ont vraiment souhaité mettre la barre très haute côté graphismes, quitte à user de divers subterfuges empiétant sur la fluidité du jeu. Malgré le fait que les environnements soient bien souvent fermés au possible, et que la caméra impose des angles définis (handicapant parfois la fluidité du gameplay, c’est un fait), on se retrouve parfois spectateur de baisses de frame-rate bel et bien palpables. Rien de pénalisant pour le déroulement du jeu, mais c’est à noter… Enfin, ce serait vraiment être pessimiste que de s’arrêter sur ce point, lorsque l’on voit le travail de titan achevé par MercurySteam Entertainement, qui aura tout de même offert à son bébé une durée de vie dépassant allègrement les 15h, et ce sans jamais tomber ni dans la répétitivité, ni dans la monotonie. On se retrouve ainsi toujours devant un challenge certes corsé, mais jamais frustrant, et le fait de voir ses pouvoirs se développer lentement ne fait qu’en décupler le plaisir de les utiliser. Inutile de préciser qu’on attend déjà la supposée suite avec impatience.

Sans conteste, Castlevania : Lords of Shadow fait partie des poids lourds de cette année 2010. A classer dans le genre de reboot qu’on aimerait voir plus souvent, le jeu dispose de tous les éléments qui font d’un jeu un must-have : gameplay aux petits oignons, challenge relevé, durée de vie conséquente, et j’en passe… Seulement, le jeu pourra sans doute froisser par le peu de charisme qu’il dégage. En piochant à droite à gauche, il n’a ainsi pas réussi à se forger une identité forte. Enfin, on s’éclate une fois le pas en main, et c’est là le principal !

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Les +
Un gameplay réactif et profond
Des boss-fights impressionnants
Une durée de vie très conséquente

Les –
Le frame-rate quelquefois fébrile
Les fans pourront être déboussolés
Pas franchement charismatique