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Test de la Scuf Reflex sur PS5 : la DualSense n’a qu’à bien se tenir

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Une DualSense pro ou rien. Scuf réussit-il à nos convaincre que sa Reflex est la meilleure manette pour la PS5 de Sony ?

Connue et reconnue dans le monde du gaming, Scuf est une marque qui vous apporte un bout de la scène professionnelle directement dans votre salon. Depuis des années, elle nous a habitués à la performance et promet de renouveler sa promesse avec sa nouvelle trouvaille : la Scuf Reflex pour PS5. Cette manette aux allures familières veut s’imposer comme étant la meilleure version de la DualSense de Sony. Pari réussi pour Scuf ? La réponse dans ce test de la manette Reflex pour PS5.

Design et ergonomie

C’est un des points forts de la marque, et pour cause, c’est ce qui fait sa renommée aujourd’hui. Scuf, c’est non seulement le pro de la performance, mais aussi du design. La Reflex ne fait pas exception : basée sur un modèle DualSense classique, la manette ne change presque rien à l’expérience habituelle que l’on peut avoir sur PS5 à la prise en main. De même forme et de même taille, elle est très agréable à manipuler, la DualSense étant la plus grande réussite du passage à la nouvelle génération.

On part donc sur un matériau de base exceptionnel, que vous pouvez entièrement personnaliser. Fort de son expérience dans le domaine, Scuf vous propose de nombreux points de customisation, et chaque élément ou presque peut être modifié à votre guise. Votre manette sera donc toujours unique, à moins que vous n’optiez pour un modèle préconfiguré, une grande nouveauté pour la firme qui s’adapte aux indécis.

Les couleurs sont pimpantes, les possibilités presque infinies et le rendu, aussi bien visuel qu’au toucher, est tout simplement bluffant. Comme les goûts et les couleurs ne se discutent pas, on vous conseille de faire un tour sur le site afin de vous faire un avis, mais voici un petit aperçu de ce que vous pouvez faire :

À l’arrière, on retrouve comme d’habitude des palettes, mappables à souhait, qui épousent les courbes des poignées. De manière générale, les palettes sont extrêmement bien positionnées, et viennent intuitivement se poser sous nos doigts lorsque l’on prend la manette. Elles sont également détachables assez facilement et ne nécessitent pas de manipulations compliquées pour être reprogrammées.

Vous l’aurez compris, Scuf aurait difficilement pu faire mieux au niveau du design et de l’ergonomie, qui gagnent en pertinence d’année en année, malgré quelques défauts notables. C’est notamment le cas des joysticks qui eux auraient mérité quelques textures et/ou bordures afin de mieux garder les pouces en place. In-game, l’aspect très lisse des joysticks est un frein à la compétition ce qui est particulièrement dommage pour ce type de produit.

Performances

On ne repassera pas sur toutes les spécificités de la DualSense, qui est une des manettes constructeur les plus poussées au niveau immersion sur le marché. Entre les retours haptiques, les gâchettes adaptatives ou encore les témoins lumineux, tout reste intact avec la Scuf Reflex. Mieux encore, on ne perd presque pas au change au niveau du poids. Car malgré tout ce que Scuf peut proposer en plus, l’entreprise a contrebalancer son poids pour ne lui faire gagner que 20 petits grammes sur la balance.

Passant de 280 g pour la DualSense à 300 g pour la Reflex, la différence au niveau des sensations est à peine perceptible. C’est d’ailleurs un des points d’honneur de la marque, contrairement à certains de ses concurrents directs, qui s’inquiète de la santé de vos poignets sur le long terme. Cela implique donc également que ceux désirant une manette plus lourde (pour plus d’ancrage et donc de précision) devront se tourner vers un autre modèle, Scuf ne proposant pas de poids ajustables.

Globalement, avec les palettes et les grips (option payante), les performances en jeu ne sont pas décuplées, mais sont relativement boostées. Sur des jeux où la réactivité et l’agilité sont de mise, les palettes font extrêmement bien leur travail et augmentent notre capacité à gérer plusieurs actions en même temps sans avoir à bouger les doigts de leur position originelle. Encore une fois, l’emplacement des palettes est optimisé de façon à pouvoir les utiliser naturellement.

Autre excellent point, la Reflex permet également de configurer plusieurs profils en fonction de l’utilisateur ou encore du type de jeu auquel vous jouez. Jusqu’à 3 profils peuvent être assignés et il suffit d’une pression sur le bouton dédié pour changer de configuration. C’est encore un détail qui permet de placer Scuf au-dessus du lot, non pas en termes de performances pures, mais en termes d’accessibilité et de facilité.

À noter également que la Reflex ne change en rien l’autonomie de la batterie – un des points noirs de la DualSense – sauf pour le modèle FPS (que nous n’avons pas testé), qui permet d’enlever vibrations et d’avoir des gâchettes instantanées. Dans ce cas précis, et dans celui où vous auriez fait une personnalisation pour enlever un ou plusieurs de ces éléments, vous gagnez théoriquement en autonomie.

La Reflex pour PS5 mérite-t-elle son prix ?

C’est la question que tout le monde se pose à chaque sortie de manette professionnelle, et tout spécialement pour les produits Scuf. Notoirement connue pour ses prix “exorbitants”, la marque n’a pas transigé sur ce point avec la Reflex qui a un prix de départ à 219,99€. Si on fait les comptes, cela fait plus de 3 fois le prix d’une DualSense standard. Un tarif qui peut facilement grimper autour des 300€ si vous la personnalisez sans vous freiner. Elle passe ensuite à 239,99€ pour le modèle pro (grip en plus) et à 269,99€ pour le modèle FPS (pas de vibrations et gâchettes instantanées).

Tout le monde en conviendra, cela reste un coût. Pour autant, on retrouve rarement cette qualité de fabrication sur les autres manettes professionnelles moins chères, voire du même prix. Se baser sur une DualSense c’est avoir une qualité Sony, en plus de l’expertise de Scuf, et ce de manière assez abordable d’un point de vue technique et prise en main. Pas besoin de s’y connaitre pour avoir un petit morceau se professionnalisme chez soi, et avec classe en plus de ça.

Bien sûr, c’est une manette qui attirera simplement les gens qui la veulent vraiment, et pour ces personnes là, l’affaire est rondement menée pour se retrouver avec un bien presque unique entre les mains. On émettra tout de même une critique sur les modèles Pro et FPS qui surchargent certains aspects qui ne devraient pas l’être autant selon nous, et on aurait également apprécié pouvoir passer des gâchettes adaptatives aux gâchettes instantanées en un clin d’œil (bouton, gâchettes interchangeables, ou autre), quitte à payer un léger surcoût. Mais comme le futur est souvent synonyme d’innovation, qui sait ce que Scuf nous réserve à l’avenir ?

test dualsense pro scuf
Crédits : JDG

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