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Test de l’Alienware 13 R3 : quand Dell fait le pari de l’écran OLED

Tests et Impressions

Par Pierre le

Alienware a toujours été synonyme de PC portables gamers aussi puissants que clinquants. La marque semble quelque peu délaisser les néons et autres effets tape-à-l’œil ces derniers temps au profit de la puissance pure. Le dernier modèle résultant de cette logique est l’Alienware 13 R 13 OLED.

Ici, Alienware veut attirer le gamer en quête de puissance avec un PC léché et fourni au niveau de la fiche technique. Comme l’indique l’intitulé de la machine, nous avons pour la première fois chez Alienware un écran OLED qui promet énormément.

Mais Alienware n’a pas que son écran à proposer, puisque le PC se veut solide et également puissant dans toutes les circonstances. Une puissance qui se paye, car il faudra compter 1500 euros pour avoir le privilège de le poser sur votre bureau.

L’Alienware propose donc un écran OLED tactile de 13,3 pouces d’une définition de 2560 x 1440 pixels. Notons qu’Alienware décline la même configuration avec des écrans IPS en 1080p. A l’intérieur, nous trouvons un processeur Intel Core i7 de dernière génération, jusqu’à 16 Go de RAM, une NVidia GeForce GTX 1060 et un disque SSD jusqu’à 1 To.

Ajoutez à cela deux ports USB 3.0, deux ports USB Type-C, un port HDMI, miniDP, secteur, Ethernet et un port spécial pour vous permettre de brancher une carte graphique externe dans un boitier Dell. Le tout pèse 2,4 kilos, tout de même, et fait 2,9 cm d’épaisseur. Un beau bébé.

L’Alienware 13 promet donc beaucoup, et reste maintenant à savoir s’il arrive à tirer son épingle du jeu en utilisation.

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Il y a quelques années, lorsqu’on ouvrait un PC Alienware, on avait l’impression d’être à Las Vegas avec tous les néons et LEDs multicolores. Si le constructeur s’est un peu assagi avec les années, il ne peut tout de même pas s’empêcher de mettre quelques petites loupiotes pour bien montrer que nous avons affaire à un PC gamer.

Plus sobre, mais toujours un peu voyant

Nous avons ici un PC qui fait des efforts de sobriété. Nous retrouvons toujours la patte d’Alienware ainsi que sa logique de design avec un capot anguleux sur lequel trône la petite tête d’alien (lumineuse) de la marque.

Un design quelque peu industriel avec son gris et son noir un peu tristes. Notons que la charnière de l’écran n’est pas au bord du PC, puisqu’elle laisse quelques centimètres à l’arrière pour l’aération. Une charnière peu esthétique, mais qui se veut efficace et solide.

Ajoutez à cela des grilles de ventilation voyantes et une épaisseur assez importante et vous avez un ordinateur peu esthétique et surtout peu transportable avec ses 2,4 kilos. De plus (nous le verrons plus tard), le PC adopte un châssis étrangement grand pour un appareil de 13,3 pouces.

C’est quand on ouvre le PC qu’on se rend compte qu’Alienware a avant tout misé sur le confort avec un revêtement doux et agréable autour d’un clavier qui laisse de la place à vos petits poignets. Un clavier rétroéclairé (la couleur se change via le logiciel inclut dans le PC), tout comme le trackpad, grande spécialité du constructeur.

Alienware ne change pas sa formule globale et propose toujours une machine peu esthétique misant tout sur le confort. Plus important encore, Alienware mise tout sur son écran.

Un écran aussi curieux qu’agréable

Ici, Alienware propose pour la première fois de son histoire un écran OLED tactile dans l’une de ses machines. Un écran OLED bizarrement placé, par ailleurs, étant donné qu’il laisse une énorme bande noire sous l’affichage. La conséquence ? Nous avons un écran de 13 pouces dans un châssis de 15 pouces, énormément de place étant sacrifiée. Cela n’enlève rien à la qualité du produit.

L’OLED fait la différence en nous offrant des couleurs et un contraste aux petits oignons. Ajoutons à cela une définition de 2560 x 1440 pixels qui rend parfaitement sur un écran de 13,3 pouces ainsi que d’une finesse assez agréable à l’œil.

Ce beau tableau est pourtant noirci par plusieurs choses : l’ajout du tactile, tout d’abord, qui rehausse le prix et qui au final ne sert pas à grand-chose. Ajoutons à cela un écran brillant qui ne se montre pas très pratique lorsqu’il y a un peu de lumière autour de vous (oubliez l’utilisation à l’extérieur) ainsi qu’un détecteur de lumière un peu aux fraises. Il n’est en effet pas rare que l’écran abaisse sa luminosité sans raison, mais le réglage auto peut très bien se retirer dans les options.

Un bilan en demi-teinte pour cet écran OLED, donc, qui est réellement agréable à l’utilisation, mais perd un peu de sa splendeur lorsqu’on gratte un peu. Dommage.

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Logiciel et puissance

N’y allons pas par quatre chemins : l’Alienware 13 R OLED ne vous trahira pas. Doté de 16 Go de RAM au maximum ainsi que d’une carte graphique NVidia GeForce GTX 1060, il fait bien évidemment tourner tous les gros jeux du moment.

The Division tourne pas exemple sans aucun souci à 60 FPS en 2K. De même pour GTA 5. Le joueur peut rouler à tombeau ouvert dans les rues de Los Santos sans jamais descendre sous la barre des 60 FPS, même sans être branché sur secteur. Aucune difficulté notable non plus à signaler sur World of Warcraft : Legion.

L’Alienware 13 R OLED est une valeur sûre pour celui qui cherche un appareil puissant à transporter partout. Comme le laisse supposer la connectique, il est même possible de brancher une carte graphique externe via un boitier Dell pour améliorer encore un peu plus les capacités graphiques de l’ensemble.

Un PC aussi puissant que le Razer Blade, par exemple, mais qui n’a pas l’avantage d’être ultra-fin comme son concurrent. Mais son épaisseur recèle un atout de taille : il est plus aisé de changer les composants.

Bruyant et chaud

Le PC n’est pourtant pas parfait. S’il dégage un certain bruit, ce n’est pas non plus de problème principal. En effet, notre bon vieil Alienware a placé ses ventilateurs derrière l’écran, ce qui masque légèrement le bruit (l’écran faisant… écran). Un bruit qui reste tout de même moins gênant que sur le Razer Blade, pour rester dans la comparaison.

Ce qui gêne le plus, en revanche, c’est bien la chaleur dégagée par la machine. Si Alienware a bien pris soin de bien aérer le PC pour ne pas que la chaleur se retrouve sous vos poignets, un détail gênant a été oublié : le clavier.

En jeu, les touches deviennent en effet de plus en plus chaudes au fur et à mesure de votre partie, ce qui est bien évidemment pénible et très désagréable en été lorsque la chaleur s’est installée dans nos vies.

Une batterie qui assure le service minimum

Côté batterie, l’Alienware 13 Oled ne surprend pas et reste dans la moyenne des PC Gamer. En jeu, nous dépassons rarement les deux heures d’autonomie, ce qui n’est pas un réel drame étant donné que l’utilisateur joue généralement près d’une prise électrique.

En bureautique le tableau s’éclaircit légèrement, puisque nous sommes à cinq à six heures d’autonomie.

Notre avis

Disposant d'autant de qualités que de défauts, cet Alienware OLED 13 saura séduire ceux cherchant la puissance et l'efficacité avant le design et la transportabilité. L'incorporation d'un écran OLED est une bonne idée qui renforce encore le côté agréable du PC en jeu, mais qui traîne d'immanquable de gros défauts, comme une dalle brillante qui en rebutera beaucoup ou un tactile pas forcément utile. Pour le reste, l'Alienware 13 tient toutes ses promesses en jeu, ce qui est bien son premier objectif, parfaitement tenu, donc.

7 / 10