Passer au contenu

Test du Sony Xperia 1 VIII : l’anti-iPhone pour les puristes

Le Sony Xperia 1 VIII se distingue par son design original et ses performances haut de gamme, mais son prix élevé le positionne face à des concurrents redoutables. Voici notre test.

Non, Sony n’est pas mort ! Bien que le constructeur nippon ne soit plus aussi populaire qu’auparavant auprès des fans de smartphones, le Xperia 1 VIII prouve qu’il n’a pas encore dit son dernier mot.

ADN Sony, nouveau design, puissance de pointe, et nouveau téléobjectif… le Xperia 1 VIII met toutes les chances de son côté pour nous séduire. Toutes ? Pas vraiment, car il reste un point qui risque de faire grincer des dents : son prix le positionnant face aux plus grands du moment, tels que le Galaxy S26 Ultra et l’iPhone 17 Pro.

En aura-t-il assez sous le capot pour se frotter à ces deux indétrônables titans ? La réponse dans ce test complet.

Sony Xperia 1 Viii Avant
© Manuel Castejon / Journal du Geek

Caractéristiques techniques du Sony Xperia 1 VIII

Avant tout, voici un petit rappel des caractéristiques techniques du Sony Xperia 1 VIII :

Sony Xperia 1 VIII
Écran- Ecran OLED de 6,5"
- Corning Gorilla Glass Victus 2
- Définition Full HD+ (1080 x 2340)
- Densité 397 ppp
- Format 19,5:9
- Optimisé CineAlta
- 120Hz
- Fréquence de balayage de précision tactile de 240 Hz
- HDR10+
- DCI-P3 100%
- BT.2020
- D65
- Sunlight Vision
Design- Contour en aluminium
- Dos en verre texturé Gorilla Glass Victus
- IP65/68
SoC et GPU- Snapdragon 8 Elite Gen 5
- GPU Adreno
Mémoire- 12 Go de RAM
- 256 Go stockage
- Port Mémoire MicroSD (jusqu'à 2To)
Coloris- Noir graphite
- Rouge grenat
- Argent iolite
Appareil Photo- Triple appareils photo, le principal avec un capteur Exmor T de 48 Mégapixels, l’ultra grand angle avec un capteur Exmor RS de 48 Mégapixels et le téléphoto avec un capteur Exmor RS de 48 Mégapixels
- Objectifs Zeiss T*
- Objectif grand angle de 24mm (84°) avec une ouverture de F/1.9
- Stabilisation optique et AF Dual Pixel
- Objectif ultra grand angle de 16mm (104°) avec une ouverture de F/2.0
- AF Dual Pixel
- Zoom périscopique de 70 mm avec une ouverture de F/2.8
- Stabilisation optique et AF Dual Pixel
- Capteur 3D iToF
- Processeur BIONZ X
- Plage focale de 16mm à 375mm

- Application Photography Pro
- Autofocus Real Time Eye AF sur tous les appareils photo
- Suivi des objets en temps réel
- Mode Rafale à 20fps
- Photos HDR
- Reconnaissance de Scène via Intelligence artificielle
- Zoom Super Résolution par Intelligence Artificielle
- Mode RAW

- Cinematography Pro powered by CineAlta
- Enregistrement de vidéos jusqu’en 4K(2160p)/120 quelque soit l'appareil photo utilisé
- Enregistrement de vidéos en 2K 120fps 10-bit HDR
- Enregistrement de vidéos HDR
- Enregistrement de vidéos en 21:9
- Stabilisation vidéo SteadyShot
- Technologie FlawlessEye
- S_CineTone for mobile

- Fonction Livestream depuis le smartphone ou depuis un appareil Alpha

- Appareil photo frontal avec un capteur Exmor RS de 12 Mégapixels
- Objectif grand-angle (24mm) avec une ouverture de F/2.0
- Enregistrement de vidéos jusqu'en 4K/30
- Stabilisation électronique sur 5 axes
- S_CineTone for mobile
Audio- Haut-parleurs stéréo et compatible 360 Reality Audio
- Dolby Atmos
- Prise Jack 3,5mm
- HiRes Audio LDAC
- DSEE Ultimate
- 360 Reality Audio
- Bluetooth LE Audio
- Qualcomm aptX
- Application d'enregistrement audio, Music Pro
Batterie- Batterie de 5000 mAh
- Recharge rapide 30W (50% en 30 minutes)
- Recharge sans-fil Qi 10W
Connectivités- USB-C USB 3.2
- Capteur d'empreintes digitale physique
- Bluetooth 6.0
- Google Cast
- NFC
- GPS, GLONASS, A-GPS
- WiFi 7
- 5G
- eSIM et nanoSIM
- Accéléromètre, Gyroscope, Magnétomètre, Podomètre,
- Capteur de luminosité, de pression, de proximité
Logiciel- Android 16
- Interface Sony Xperia
- 4 ans de MAJ d'OS et 6 ans de MAJ de sécurité
Taille et Poids- 162 x 74 x 8,3 mm
- 200 grammes
Prix de lancement- 1499€
Date de Disponibilité- Mai 2026

Dès la boîte, on ressent la volonté de différenciation de Sony. Le carton est brut et le volet principal s’attarde seulement sur l’épure du smartphone lui-même. Pas de nom en gros, pas de marque mise en avant, juste le téléphone. Le contenu est d’ailleurs tout aussi sobre : pas de kit mains-libres, pas de chargeur, pas même de câble, le packaging ne contient que le Xperia 1 VIII et quelques manuels d’utilisation. Une simplicité qui fait mouche à une époque où on cherche à réduire son empreinte carbone, mais qui pourrait frustrer celles et ceux qui devront repasser à la caisse pour racheter au besoin le nécessaire de charge.

Cela peut paraître frustrant au vu de son positionnement tarifaire ultra premium : 1499 euros en 256 Go, 1999 euros en 1 To. Ce n’est pas un petit budget. Quatre coloris sont proposés : noir graphite, rouge grenat, argent iolithe et or natif, ce dernier étant réservé au modèle le plus onéreux.

Design, écran et audio

L’une des particularités du Sony Xperia 1 VIII, c’est son design hors du commun ; il ne fait rien comme les autres. Vous aurez par exemple noté qu’aucun outil à tiroir SIM n’est mentionné dans le contenu de la boîte, et pour cause. Ce n’est pas un oubli, puisqu’il n’en a pas besoin : pour insérer une puce ou une carte microSD (élément disparu chez la concurrence), il suffit d’insérer son ongle dans la fente prévue à cet effet et d’en sortir le compartiment. Une aberration diront certains, arguant que cela le rend impossible à calfeutrer. Cela n’empêche pas pour autant Sony de certifier son appareil IP65/68, promettant ainsi une très bonne résistance à l’eau et à la poussière, en précisant malgré tout que « tous les ports et caches doivent être bien fermés ».

Sony Xperia 1 Viii Microsd
© Manuel Castejon / Journal du Geek

Dans un écosystème standardisé où le verre lisse règne, le Xperia 1 VIII joue le pari de l’originalité. Le dos en verre Gorilla Glass Victus comme le cadre en aluminium arborent une texture rugueuse, proche du papier de verre très fin. Ce choix pourra diviser, donnant à certains la sensation d’un plastique râpeux, mais à titre personnel, j’aime beaucoup cette excentricité qui le démarque des autres. Seul défaut : bien que résistante aux rayures, cette surface se salit rapidement. Heureusement qu’elle se nettoie tout aussi vite.

Continuons le tour du propriétaire avec la face avant, toute aussi singulière. Ici, pas d’encoche ou de bulle pour accueillir l’appareil photo frontal, mais des bordures horizontales plus épaisses. Un choix très conservateur donnant un aspect presque rétro au Xperia 1 VIII, mais lui permettant de présenter un affichage 19,5:9 complet, sans la moindre coupure.

Sony Xperia 1 Viii Bordure
© Manuel Castejon / Presse-citron

Au centre de tout, c’est une dalle Oled Full HD (1080 x 2340 pixels) de 6,5pouces et avec un taux de rafraichissement de 120 Hz qui permet d’apprécier notre contenu. Cette définition pourra frustrer les plus technophiles désirant le meilleur rapport pixels-prix, mais force est de constater que 396 PPP suffisent amplement à n’importe quel usage et que les écrans 4K des précédents modèles (avant le 1 VI) n’apportaient pas de réel bénéfice. On remarque davantage le brillant du revêtement qui reflète beaucoup la lumière, loin des avantages de la dalle antireflet du Galaxy S26 Ultra. La luminosité reste néanmoins assez bonne pour utiliser son téléphone en plein soleil, à condition de ne pas consommer du contenu en nuances de gris foncé. La gestion de la fréquence d’image se montre quant à elle efficace. Elle tire entièrement parti des 120 Hz disponibles la plupart du temps et retombe vite à 30 Hz dès que les pixels cessent de bouger. Un bon compromis pour une fluidité exemplaire sans consommer inutilement.

Sony Xperia 1 Viii Ecran
© Manuel Castejon / Journal du Geek

Ce format atypique permet également au Xperia 1 VIII de ne pas posséder de grille de haut-parleur sur sa tranche inférieure. En lieu et place, on trouve une fine fente sur la bordure inférieure de l’écran. Plus fine, mais plus longue, que celle se situant sur la bordure supérieure pour le second haut-parleur (aussi utilisé pour les appels), et logiquement orientée vers l’utilisateur et non vers ses pieds. Les deux composants sont parfaitement calibrés afin de proposer une restitution uniforme et équilibrée du son. La qualité de rendu n’en est que meilleure, avec des basses profondes à plein volume. Volume qu’il faudra justement régulièrement pousser pour bien repérer les différentes fréquences, le son étant très léger en dessous de 50 %.

Mais que les puristes se rassurent, en plus de ces amplificateurs et du Bluetooth 6.0, le Xperia 1 VIII est l’un des rares smartphones munis d’un port jack pour y brancher un casque ou des écouteurs filaires. Sony fait de la résistance !

Sony Xperia 1 Viii Jack
© Manuel Castejon / Journal du Geek

Android, performances et autonomie

La partie logicielle reste tout aussi conservatrice. Elle est assurée par Android 16 avec la promesse de quatre mises à niveau du système d’exploitation et six ans de mises à jour de sécurité. C’est un peu léger à ce prix quand on peut avoir 7 ans de mises à jour majeures chez Samsung ou Apple.

Côté interface, Sony mise sur l’efficacité plutôt que sur l’esthétique. Tout est très rapide, ergonomique, c’est bien pensé et fourni avec très peu de bloatwares (Instagram, Facebook, LinkedIn et des apps Sony). En cela, il est très agréable d’utiliser le Xperia 1 VIII au quotidien, mais pourtant l’interface semble datée. Les tuiles carrées des paramètres rapides et les icônes de certaines applications pour ne citer que cela rappellent ce à quoi ressemblait l’interface de Sony il y a une décennie de cela. On peut également critiquer certaines traductions comme “Light” dans l’app vidéo, traduit en “Léger” au lieu de “Lumière” (ou “Flash”). Un launcher alternatif et un pack d’icônes suffisent à redonner un coup de neuf à l’ensemble, mais c’est un effort que l’on aurait apprécié voir nativement.

Cette interface présente toutefois des attraits, notamment au niveau de sa barre latérale qui permet en deux clics de régler la qualité d’image et de son du téléphone. On apprécie également que Sony ne se vautre pas dans l’IA inutile à toutes les sauces et se contente juste de l’intégration de Google Gemini au système.

Sony Xperia 1 Viii Interface
© Manuel Castejon / Journal du Geek

Le matériel supporte ici à merveille le logiciel. Avec un Snapdragon 8 Elite Gen 5 et 12 Go de RAM (16 pour le modèle 1 To), les performances sont sans surprise au rendez-vous. Pour rappel, il s’agit de la puce la plus puissante actuellement disponible sur un smartphone Android, présente entre autres sur le Xiaomi 17 Ultra, le RedMagic 11 Pro et le OnePlus 15. Je ne vous surprendrai donc pas en vous disant que tous les jeux testés sur le Xperia 1 VIII tournent comme un charme.

Pour ce qui est de la batterie, elle ne change pas. Comme c’est le cas depuis plusieurs générations déjà, il s’agit d’un accu de 5000 mAh, ce qui pouvait impressionner il y a quelques années, mais plus en 2026. L’autonomie est toutefois plus que correcte, même en poussant son SoC dans ses derniers retranchements. Comptez environ deux jours sans trop stresser. Sa charge pourrait quant à elle être meilleure, ses 30 W mettant 1h30 environ pour remplir sa batterie.

Photo et vidéo

Pour justifier un prix élevé, un téléphone doit posséder une particularité absolument unique en son genre, ou assurer partout, y compris sur le volet photo, le plus difficile à maîtriser. Eh bien c’est le cas du Xperia 1 VIII qui s’en sort très bien en la matière.

Sony Xperia 1 Viii Photo
© Manuel Castejon / Journal du Geek

Sa configuration reste plus traditionnelle que celle de son prédécesseur. On retrouve à son dos trois appareils photo : un grand-angle de 48 Mpx, un téléobjectif x2,9 de 48 Mpx et un ultra grand-angle de 48 Mpx. Pas de zoom variable donc, on revient sur trois focales fixes couplées à des grossissements intermédiaires numériques. C’est plus simple et honnêtement tout aussi efficace sur des capteurs de cette taille.

En regardant les clichés du Xperia 1 VIII, on remarque immédiatement le traitement d’image assez loin des standards actuels. Les couleurs sont naturelles et la netteté n’est pas poussée artificiellement. Cela n’empêche pas pour autant le HDR d’apporter du contraste et du détail à l’image dans les zones très sombres, ou à l’inverse très lumineuses. Impossible également de passer à côté de la très bonne homogénéité des différentes optiques. Aucune n’a été délaissée ; bien que l’ultra grand-angle soit légèrement moins bon, il reste dans le haut du panier.

Si on le compare au Galaxy S26 Ultra, on pourrait reprocher à Sony son piqué un peu moins précis, mais les photos ont un véritable caractère et reproduisent avec justesse une ambiance donnée, et ce, quelles que soient les conditions lumineuses. Les photographes apprécieront.

Voici quelques exemples pour vous forger votre propre avis :

Faisons un léger aparté pour évoquer le bouton physique situé sur la tranche. Bien positionné, son utilité reste toutefois limitée en raison même de son cahier des charges. Comme sur un appareil photo traditionnel, un appui court permet de faire la mise au point tandis qu’un appui plus prononcé prend la photo. Cet appui a toutefois tendance à faire bouger tout le téléphone et risque donc de dégrader le résultat par rapport au déclencheur à l’écran. En revanche, on appuie très régulièrement dessus par inadvertance, ce qui remplira votre galerie de screenshots si vous n’avez pas modifié son comportement dans les paramètres.

Sony Xperia 1 Viii Bouton Photo
© Manuel Castejon / Journal du Geek

En vidéo, on a le choix entre Full HD et 4K, de 24 à 120 IPS dans les deux cas. La mise au point est rapide, de même que la qualité globale. En revanche le changement de focal se fait de manière progressive (c’est une bonne chose), mais a tendance à saccader lors du processus.

Galerie photos

🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.

Notre avis

Le Xperia 1 VIII ne s’adresse pas à tout le monde, ne serait-ce qu’en raison de son prix très élevé à une période où le pouvoir d’achat se contracte. On pourrait également citer son style un peu daté, notamment sur la partie logicielle.

Et pourtant, c’est un véritable coup de cœur. Il apporte une proposition différente sur un marché bien trop formaté et uniforme, et il le fait bien. Il est fluide, puissant, endurant, très bon en photo et polyvalent. Que demander de plus ? Peut-être une réduction sur son prix.
Note : 8.5  /  10

Les plus

  • Un style unique
  • De superbes photo
  • Une bonne autonomie
  • Présence de port microSD / jack
  • Puissance au top

Les moins

  • Le prix
  • L'interface vieillote
  • Le support logiciel un peu court

Mode